l’Argentine et le risque pays 2015

4 05 2015

Silencce, on vole!Même si au niveau sécuritaire, la France n’a rien a envier a sa grande cousine argentine (visionnez cette carte de risque pays) , certaines recommandations aux voyageurs avides d’exotisme parues cette semaine sur le site du quai d’Orsay  nous dévoilent une Argentine aux rues incertaines, livrée à de gros problèmes sociétaux, montrant une recrudescence des drogues et des violences urbaines… « Pas très ragoutant tout ça! » me direz-vous. Et bien non, lisez bien le titre de ce blog et vous comprendrez que je ne suis pas la pour vous vendre que du rêve. Soyons réalistes et surtout logiques: En tant que touriste, il est important d’être informé lors de la préparation de son voyage et de savoir que venir en Argentine, ce n’est pas partir au pays de Candy.  En effet, sachez que la plupart des procédés bien connus des loubards sans scrupules en France sont utilisés de façon encore plus violentes et sauvages de l’autre cote de l’Atlantique: du vol à la tire aux filouteries bien perverses en passant par des tarifs au faciès, vous vous verrez certainement confrontés à l’une des situations listées dans la liste lors de votre séjour au pays du tango.

Pour ma part, en 10 ans d’argentinisation dans ce beau pays fougueux, j’ai uniquement (sic) été victime d’une seule usurpation de carte bleue lors de mes premiers mois sur le territoire… encore naïf et incrédule à l’époque, mais sachez que bon nombre de mes amis et famille, lors de leur visite, ont subi des vols de sac en pleine rue commerçante, des prix excessivement chers, des « visites » de chambre d’hôtel avec disparition d’argent et d’effets personnels. Bref, sans tomber dans la paranoïa, on ne vous le répétera jamais assez: Prenez vos précautions,  camouflez le mieux possible vos signes extérieurs de richesse touriste, fondez vous dans le décor.

Et tout se passera bien.





Mon solde est crediteur!

11 04 2008

Bon sang de bonsoir, mais comment doit-on faire pour inserer de la musique dans les posts, hein?!! Je vous le demande. C’est pas que ça m’enerve mais ce post ci meritait vraiment sa petite marche militaire. Bon, tant pis pour moi et ma balourdise informatique. C’est donc dans un silence pragmatique que je vous l’annonce:

Ma banque vient de tout me rembourser!!!

Sans discussions ni lourdeurs speciale de sa part, ma banque a traité mon dossier comme une lettre à la poste (française et non argentine) en moins d’un mois. Je perd au passage une franchise de 150 euro mais etant donné l’ampleur du sinistre, c’est vraiment de moindre importance.

C’est un gros Ouf, et re-Ouf que je viens de faire.  Banque Populaire, I love you  😉

C’est reparti mon kiki…Un master à Buenos Aires sur les chapeaux de roues ( et un an de vie supplementaire à ce blogounet du coup!) et, même si je sais qu’ils ne lisent pas mon blog, je tiens particulierement à remercier mon papa et ma maman pour leur soutien et leur aide dans cette sale affaire traitée à distance et qui dorenavant se conjuguera au passé.

abracadabra….on oublie tout ça.

…ouf…





Lueur et lucidité

28 03 2008

Mon depôt de plainte et  la lettre de contestation sont déjà sur le bureau du service litige et contentieux du siège de ma banque à Paris. Un document interne me fut envoyé par fax et rajouté au dossier afin de chiffrer le sinistre en insistant sur toutes les transactions contestées avec les lieux et noms des commerçants concernés par l’usurpation et l’usage de ma carte Visa. Ma conseillère de Chinon m’avouant que je devrais patienter environ trois mois pour obtenir une reponse, je trouve le delai assez raisonnable pour ma « survie » ici. Voilà pour la partie Française.

Maintenant–et c’est là que je me dis que dans mon malheur j’ai de la chance–le gerant du Panamericano ou j’ai le simple statut de stagiaire en ce moment, m’a incroyablement proposé d’user les compétences du service juridique de l’hotel et à l’heure ou j’ecrit ce post, un bureau d’avocat contracté à l’année par ce grand hotel est en train d’elaborer une action en justice en ouvrant un dossier à mon nom dans l’objectif de plaider pour un remboursement integral et un dedommagement pour prejudice moral. Si un responsable il y a dans cette affaire, ce sera certainement l’agence de banque Supervielle ou la carte fut avalée et soit-disant « recrachée » sans aucune surveillance de la banque  (pour vous donner le ton: la camera de surveillance est une fausse!). Mais egalement le centre Banelco , responsable de l’entretien et du bon fonctionnement de ses machines. Aussi l’operateur qui m’a repondu au telephone devrait egalement venir se justifier à la barre pour justifier son incompétence et ses consignes plus qu’evasives, enregistrées sous un numero de transaction que je garde precieusement au cas ou la conversation aurait été enregistrée…

Voilà donc les news. Apres l’abattement, la hargne. Ca va chier, je vous le dit.

 Je tiens bien sûr à vous remercier pour votre gentil soutien et vos mots d’espoirs. Chacun, à sa manière a su me remonter le moral. Merci

Je vous tiens informé.





A poil Clément

20 03 2008

Je suis traumatisé…Mon compte bancaire a eté litteralement pillé en moins de deux jours par un sale pourri certainement genie d’informatique juste avant l’opposition sur ma carte. Des sommes inimaginables, des milliers d’euros dans les poches d’un inconnu que j’ai actuellement envie de tuer. Tuer car cela remet profondement en cause mes prochains mois en Argentine. Tuer car je n’ai aucun recours legal possible. Tuer car cet argent representait le financement de mes etudes avec de l’argent gagné à la sueur de mon front. Mon stage actuel etant payé 400 pesos par mois ( 100 euros), la vie m’est déjà impossible. En l’espace de quelques heures, une vie bascule: je me retrouve sans ressources, sans rien. Je me sens nu, traumatisé et impuissant. Rentrer en France? je sais pas, ce serais bête car mon diplome est pour decembre. Tout est flou, je ne sais vraiment pas quoi faire. Tout s’effondre.





Un vol presque parfait

17 03 2008

La folle usurpation d’une carte bleue française en Argentine un samedi apres midi ensoleillé. Non, ce n’est pas le resumé du prochain polar de Jim Thompson mais bel et bien ce qui m’est arrivé ce week-end à Villa Urquiza, quartier ouest de Buenos Aires. Decidemment, j’en rate pas une en ce moment… Ma seule et unique carte bleue s’est faite cruellement avaler par le guichet automatique d’une banque fermée le week-end. Pas gloop donc. « Su tarjeta no fue bien leida, cajero fuera de servicio », un clavier numerique bloqué et c’est la fin du monde. Ca m’apprendra à vouloir retirer des pesos quand l’euro est fort pour gagner quelques centavos. Un peu paniqué, effaré et impuissant, j’appelle le centre du reseau « Banelco » et on me demande le numero de la transaction sur le ticket alors que je n’avais même pas eu le temps de taper mon code sur la maudite machine gloutonne! Le type au bout du telephone portable, m’ecoutant avec difficultés dans cette rue tres bruyante, s’enerve  de mon incompetence linguistique. J’essaie de rester stoic. Une gentille jeune dame derrière moi me vient en aide et le type finit par me donner un numero d’operation que je devrais montrer au guichetier de la-dite banque lundi matin des 10h avec un document d’identité pour me faire restituer la carte… Bon, je tache d’oublier cette mesaventure et de profiter tant bien que mal de mon Dimanche…Pas evident. Lundi matin, 9h56, Luis et moi trepignons devant la porte de la banque. Nous rentrons et Luis explique les faits, le type va ouvrir le dos de la machine pour fouiller et constate que la carte bleue n’est pas là. Il revient nous dire qu’il est probable que le distributeur l’ai recraché un peu plus tard et que quelqu’un l’ai usurpée. Portez plainte, et faites opposition. Au revoir.

Apres, je ne me souviens plus…mes jambes ont flageollé…brouillard…rien que de penser que  ma carte a pu être impunement utilisée tout le week-end durant pour regler des transactions frauduleuses, piller tous mes comptes, decouvert faramineux, ect…bref, la totale. Quand je délire, je ne fais pas semblant. J’appelle illico ma banque à Chinon pour faire opposition, qui est bien entendu fermée le lundi. Je tente la centrale nationale et l’operatrice me reconforte un peu en m’assurant que ma requête est immediatement prise en compte et me confirme qu’aucune transaction n’a eté passée entre samedi et lundi sous reserve d’operations non comptabilisées. Ouf, je respire un peu mieux.

Voilà, un week-end bien agité. Une carte bleue à mon nom court en ce moment en Argentine, je consulte mes comptes toutes les 5 minutes afin de constater une eventuelle filouterie. Car en Argentine, on fait rarement les choses à moitié. 

Touchons du bois.








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