D.N.I resident permanent

17 03 2011

Le ciel était ordinairement bleu, l’air étonnamment frisquet pour une fin Mars. Je pressentais déjà que ce jour allait être un jour spécial: Je me rendais, pour la Nième fois, aux services migratoires pour vérifier si ma demande de radiation permanente dans le pays est aboutie. Après 4 ans de couperet sous la gorge, de visa temporaire de 365 jours et au vu des vertigineux dossiers, photocopies, signatures et autres traductions officielles qu’il m’a fallu fournir en temps et en heure à leur satanés bureaux afin de tenter de me sortir de l’illégalité sur le territoire (on m’avait même interdit de passer les frontières durant la procédure!!), je m’y rendais un peu à reculons dans la peur qu’un coup de tampon illisible me fasse tout capoter ou qu’un responsable zélé ai épluché toutes les feuilles à la loupe… Bon, un grand bol d’air et je rentre dans les locaux. Je me présente à l’accueil, j’attends sagement en salle d’attente, on m’appelle, je m’assoie, mon dossier est ouvert juste là, silence, bruit de page, on me sourit, je souris, on me donne une feuille, je la lis, je souris encore plus, on me parle, je n’écoute plus, je saute de joie. Ca y est, je n’y crois toujours pas: je suis citoyen argentin!

Des années de lutte administratives!

Cette résidence permanente, au deçà de sa portée symbolique, m’ouvre les portes du travail légal, de la joie de payer des impôts, me permettra aussi une circulation sans visa entre Argentine et Europe, une libre circulation intra-Mercosur, et surtout, oui surtout, la fin des longues files d’attentes cauchemardesques aux services migratoires pour finalement se faire refouler en 2 secondes avec un « suivant » crié dans les oreilles…

Je suis résidant permanent en Argentine.

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Montevideo

22 10 2007

Dimanche, et pour la deuxieme fois en l’espace d’un an, j’ai quitté l’Argentine pour l’Uruguay dans le but d’offrir à mon passeport son joli coup de tampon trimestriel. Oui, car je suis en plein dossier de « residencia  temporaria » pour changer un peu du visa étudiant, devenu trop banal je trouve… Connaissant dejà Colonia, nous avons poussé cette fois ci jusqu’à Montevideo ( Buquebus d’une heure +Bus 2h30). Faites votre change en dollar ou pesos uruguayens à la station Buquebus juste avant d’embarquer puisque les bureaux de changes sont fermés en ville les week-ends, c’est legerement plus pratique. Bon, il est 8h du mat’: Montée limite endormi dans le bateau, petit dodo puis prise en charge par la dame à Colonia pour savoir quel bus est le nôtre, puis deuxieme petit somme d’une heure et arrivée frais comme un gardon au terminal  de bus « tres cruzes » de Montevideo. Si vous prevoyez une prochaine escapade à Montevideo, sachez que le quartier historique n’est pas si loin que ça, et accessible par 3 bus passant devant la gare routière: 180, 188 et 330 (demander le terminus: Cuidad Vieja) . Le metro? cherchez pas, il n’y en a pas et il manque cruellement à cette grande ville. Ah oui! un detail qui a son importance si vous etes comme moi un grand coutumier des bus de Buenos Aires:  la grande difference à Montevideo est que vous pouvez payer le ticket dans le bus (13 pesos urug. le voyage) et avec n’importe quel grosse coupure de billet: le poinconneur preposé au ticket vous rendra l’appoint, et avec le sourire s’il vous plait. C’est le paradis! Je rêve! Sinon, si vous avez des bonnes chaussures, vous pouvez vous y rendre par l’avenue 18 de Julio: une vingtaine de cuadras tout au plus. Tout est magnifique donc, meme un super soleil d’été! Vamos.

Montevideo est egalement la capitale du Mercosur, la « Bruxelles » de l’amerique latine pour vulgariser. Elle fut créee en 1726 par les colons espagnols afin de contrer la propagation des installations portugaises en amont de Colonia et compte aujourd’hui presque 2 millions d’habitants (la moitié de la population du pays) et autant de buveurs de maté avec un thermos sous le bras (dans la rue, dans les magasins, au volant!!)! Elle ressemble etrangement au microcentro de Buenos Aires par sa concentration des grandes maisons mères de banques internationales ( j’ai y vu le Credit Lyonnais!)…. Ca sent les privilèges fiscaux tout ça…. Le vieux quartier offre encore quelques jolies facades coloniales, mais les deux tiers de la ville ressemblent plus à un delire architectural assez Gaudiesque qu’au doux et harmonieux melange colonial portugais-espagnol rencontré à Colonia. Et pour finir, je vous deconseille fortement de buller dans les petites rues par le port car il nous est arrivé une perite peripeçie qui demontre que le coin n’est…pas tres safe. Vous voilà  prevenus.

Voici les photos, passez la souris sur l’image pour avoir une explication:

Ne me dites pas que vous ne saviez pas ou c'etait! Du change (il manque le billet de 20, sorry), passeport et billet allé retour Buquebus ( comptez 250 pesos le billet, soit 60 euros) et multipliez votre peso argentin par 6,5 pour avoir les pesos uruguayens A deux cuadras de la vieille ville, des belles demeures. Ici c'est l'escuela nacional de Arte. Calme et elegante. Des quartiers semblent à l'abandon et les maisons sont en ruines ou tres delabrée. Temoignage d'une periode faste passée... Un parc tout propre, avec de l'herbe bien verte et des fontaines en eaux! ça faisait longtemps que je n'avais pas vu une place aussi fleurie et entretenue. Un certain respect des infrastructures publiques. Chivito=viande de Bouc. C'es la specialité culinaire de Montevideo. On fait aussi du bon fromage de chevre dans le pays ( un peu comme notre Sainte Maure de Touraine bien qu'il soit inegalable La place principale de la ville avec une tour mastodonte assez delirante, un peu comme la tour Barrolo sur l'avenue de Mai à Buenos Aires. Je reste d'ailleurs intimement convaincu qu'il fut un des architectes de ce gros lego. Sinon, vous trouvez pas que j'ai pris des joues? Londres-Paris 1908 photographié en 2007 à Montevideo, Uruguay Le porche de l'ancienne ville de Montevideo. d'un coté, la rue pietonne de la vieille ville. De l'autre la place principale et l'avenue 18 de julio. Elle semble avoir eté reconstruite ou bien deplacée, non? En tout cas elle semble factice La statue à l'efigie del senor Artigas, le San Martin des Uruguayens. Sa figure est sur toutes les pièces de monnaies avec pour devise: Que sean tan valientes como ilustrados. Il a donné l'independance au pays avec une armée de 33 hommes. D'ailleurs, il existe une place qui se nomme place des 33

 Il faisait si beau en ce dimanche que nous avons fait une pause sur la costanera. Les deux gamins prennent la pose de ce qu'on apelle ici les milanesas (= faire le poisson pané)  Une autre pose assez ardue realisée en exlusivité rien que pour vous par une personne dont je prefère taire le nom








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