Le « día del amigo »

20 07 2011

C’est aujourd’hui! Youpiiiii! Le 20 Juillet est un jour auquel les Argentins attachent beaucoup d’importance, car « on fête les amis ». Je met l’expression entre guillemets car le concept parait louche pour un français lambda. Faut que je vous explique un peu de quoi il en retourne. Bien que ce jour ne soit pas férié, il en prend les mêmes allures festives, et à l’Argentine (=cqfd: avec sa dose d’élans liriques!) Le principe du Día del Amigo, jolie tradition qui déboule tout droit des States, en hommage à l’effet unificateur et à la fougue collective générée par les premiers pas de l’homme sur la lune, a été adopté sans hésitation dans ce pays ou la solidarité et la chaleur humaine m’ont toujours abasourdi, moi, petit européen individualiste et obtus que je suis. Il s’agit donc, en ce jour du 20 Juillet, de simplement manifester de l’affection et de l’attention à ses amis. « Ni mas, ni menos » on vous répondra ici. On envoie un SMS « Te quierooooooooo amigooooooooo », on passe boire un maté pendant 3 heures (sic!), mais la tendance du moment est de se réunir entre amis au resto le soir du 20 Juillet…. Et c’est pire que la Saint Valentin: Tous les restos sont pris d’assaut!!! Il faut réserver sa table 3, voire 4 jours à l’avance, les prix augmentent de 30%…..pfff. Une belle arnaque l’idée resto.

A l’occasion de cette fête, certains en profitent pour renouer avec des amis perdus de vue, ou se réconcilier et repartir sur de bonnes bases.

Cette manière bonenfant de valoriser l’amitié me plaît énormément.  Bon, ok, faut avoir des amis… Mais ce jour peut etre l’occasion de s’en faire si vous êtes recemment arrivé en Argentine! Allez-y, Foncez à la chasse aux amis!

Feliz día a mis amigos! 😉

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Des raçines et des ailes.

27 09 2010

– « Ya quoi d’interessant à faire ce week end? »      -« Bah, il y a la fête de l’immigrant à Berisso! »       -« La quoi? »               Ok ok, pas de panique, tonton Clément est là pour faire une serieuse concurence à wikipedia. lol. On met les basket et c’est parti!  Je vous invite. Je prend mon drapeau français et en voiture Simone. C’est pas tres loin.

La capitale de l’immigrant

Pour diverses raisons, sachez que les candidats européens à l’immigration au 19° jusqu’au début du 20° siècle se voyaient offrir un lit, une mutuelle, un lopin de terre et un travail inclu dans le paquet « bienvenue » des leur arrivée dans la ville portegne dans un contexte très attractif. Imaginez: Vastes terres vierges, un pays à construire, espoir de vie meilleure.

Un des 19 stands de la fête

La ville de Berisso, ville portuaire à quelques encablures de Buenos Aires, possède depuis sa création en 1871, une forte culture migratoire. Le fondateur etait un immigrant génois et au fil des années, les rues de la ville se teintent d’accents Européens. L’essence même de la ville est née. L’activité portuaire et  frigorifique florissant accentue la tendance jusqu’en 1960. De fortes communautés se développent, avec une intégration parfaite à faire palir les plan sociaux de certains pays!! Aucun heurt, aucun trouble et il y transpire un grand sentiment d’appartenance à la construction d’une ville très hétéroclite et cosmopolite.

Le spectacle de danse traditionnelles

Ainsi, dans ce contexte atypique, nait en 1976 la fête des collectivités de Berisso. Histoire de faire la teuf mais aussi pour pas oublier d’où l’on vient, pour preserver à l’unisson son identité.

Ainsi, les premiers week end de septembre, pour un mois, et ce depuis 33 ans, la ville ouvre ses portes aux cultures et traditions de ceux qui ont posés les premières pierres de la ville dans une ambiance bon enfant, populaire et authentique. De l’élection de la reine de Berisso, aux saveurs dépaysantes des stands gastronomiques, en passant par le spectacle coloré de danse et la fermeture des festivités avec un défilé en costume traditionnel de chaque communauté, Berisso, cette petite ville ouvrière sans bruit, nous invite à plonger dans son histoire, à nous meler à une fierté innée de ses habitants et à partager ce noble sentiment d’egalité et de fraternité qui semble faire cruellement défaut à nos sociétés dites modernes.

Ma copine Chechi et la joie du Ke Bhab

Pour rasasier votre curiosité (et votre espagnol), Le site officiel de cette fête est ici

Le seul representant français, c'est qui?

En chiffres, il faut savoir que cette fête est tres connue dans le pays, elle regroupe 5.000 participants, 19 pays et accueillent plus de 90.000 visiteurs chaque année. Dont un petit français cette année. Je vais voir si je peux monter le stand France pour l’an prochain… Je vous tiens au courant.





La pensée du jour

27 05 2010

Le jeu des 150.000 visites est déjà concocté… Depechez vous nom de Dieu! 😉





Coup de Gueule

25 05 2010

J’ai envie de crier!….. »Aaaaaarg! »…..Voilà, c’est fait. Ouf, ça fait du bien. Je vous explique ce cri. L’Argentine a fêté en grandes pompes son bicentenaire. L’évènement historique des 200 ans de la naissance de la nation fut solennel, haut en couleur et en symboles d’unité patriotique rappelant aux argentins la construction d’ un beau et grand pays. Spectacle la plupart du temps accessible à tous, unifiant  et digne des plus subtiles métaphores patriotiques orchestrées par une logistique imparable (low cost la logistique car l’Argentine, c’est tout de même pas les Etats Unis). La célèbration d’un Bicentenaire, c’est pas rien!  Bravo donc mais si on regarde plus en finesse dans les details, et vous me connaissez, tout n’a pas eté si rose:

Les quelques hics du programme:

  • Moultes querelles politiques et messages subliminaux entre le maire de Buenos Aires Macri et la presidente Kirchner repris à outrance par des medias surexités ( genre l’inauguration  du grand teatre Colon a brillé par l’absence de la présidente pour cause de « ne pas être la bienvenue », le gala de fermeture des celebrations sans le maire etc…), Bref, des mises en scène de chien et chat très déplacées et inappropriée lors d’une fête de cette envergure. Un point en moins
  • Une présentation officielle dans le même teatre d’un quart de la célèbre oeuvre « La bohème »  Oui, un quart. C’est à dire uniquement l’acte 3. Vas comprendre Charles. Du style « tu lis 5 pages du bouquin et tu me rend le livre ». Pour l’acte 1, 2 et 4 fallait repasser, et Puccini doit se retourner dans sa tombe. Deux point en moins. Et pourquoi avoir choisi « la bohème »? no sé… Allez hop, je met trois points en moins.
  • Une locomotive à vapeur exposée sur la 9 de Julio. Quand on sait que les quelques lignes de voie ferrées restantes dans le pays sont dans un état pitoyable, je ne comprend pas pourquoi on expose ce genre de machine là, au beau milieu des stands officiels. Pour se faire du mal? Pour se rappeler les loingtaines heures de gloire du chemin de fer sur le territoire? Quatre points en moins.
  • L’hymne chanté 187 fois en 4 jour sous toutes ses formes, à toutes les sauces, à tout instant et partout.. Pfff, je suis un peu blasé par cette surenchère de patriotisme. Trop d’hymne tue l’hymne. Mais bon, respect respect, je n’ai rien dis.

En guise de synthèse, je suis malgré tout resté assez seduit devant la creativité du defilé historique du pays ce Mardi soir. Une agreable et sensible mise en scene chronologique des grands evenements de la societé argentine.  Lundi soir, nous avons eu un joli son et lumière sur la façade du Colon et un long et touffu feu d’artifice au dessus de l’obelisco pour clôturer les festivités, rien de folichon me direz vous mais pour l’Argentine, organiser ce type d’évenement est déjà enorme. Pour l’instant, le bicentenaire n’a eté que peu ou prou repris par la presse internationale… On verra demain…Je garde espoir! Ha oui, autre hic: les festivités etalées sur 4 jours, c’est un peu long et en tant qu’etranger, on s’en lasse assez vite et le temps ne s’y pretait vraiment pas: il a plu les trois quarts du temps. Quelle poisse. J’espère que le tricentenaire sera mieux.

Voilà pour mon petit bilan perso. A vous cognacq-gay!





3 années d’études…

12 12 2008

…Et de legereté! Le tout en photo s’il vous plait.
[rockyou id=128542243&w=426&h=320]
a plus les petis loups. 😉





Un vent de legereté.

13 11 2007

Selon le calendrier argentin, la fin de l’année scolaire approche. Elle est fixée à mi decembre en principe pour reprendre debut mars. Les vacances d’été quoi! Pour ma part, je termine les cours jeudi ( oui, oui, ce jeudi ci!) suivi d’une semaine de revision et j’attaque les finaux. Deux semaines de marathon non-stop jusqu’au 7 decembre! Donc, en ce moment et une fois n’est pas coutume, c’est relache dans les couloirs de Vatel Buenos Aires, et ce petit vent d’insouçiance fait du bien aux troupes!

capitaine hook, c'est moi!  Quelle vie de chien...

Juan David et Carlos ( du Salvador), Ana Cho (Sud-Coréenne), Remi (Chilien) et moi (capitaine fracasse rose!!).

Je cherche desesperement un proverbe pour illustrer (ou justifier) ces photos mais j’ai pas trouvé! (en tout cas, notez que  le 23 novembre il se passera un truc) 😉








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