L’oeil du lynx

12 11 2016

Elles sont partout!

C’est d’un œil aiguisé, tel un Rouletabille cathodique, et ce malgré mon léger strabisme divergeant, que je me suis amusé à repérer les pubs diffusées sur les chaines françaises et tournées en Argentine. Et bien croyez-moi, cette année, il y a du beau monde dans ma besace! Bonne récolte pour la période 2016-2017. Chers amis français, oui vous, qui connaissez si bien tous les recoins d’Argentine, entre les pubs du PMU, Axe, Perrier, Rexona, President, Peugeot 308, EDF, Citroen C3, et j’en passe et des meilleures, vous n’aurez que l’embarras du choix. Scrutez-les bien: il y a toujours The petit détail qui tue. Elles ont toutes été tournées « dondé vos solo lo podes saber »!

Et en voici quelques unes, rien que pour le plaisir de l’indicius revelatus. Pour la pub Camenbert Président ci dessous, le décor devrait largement vous mettre sur la voie:

Et pour ne pas bouder notre plaisir, je vous en propose une deuxième. Il s’agit de la Pub Perrier. Regardez bien, admirez l’incroyable panorama au fond à la minute 00:09! C’est fou, non!

A plus les groopie’s 😉

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L’Argentine, la Pub et Désireless

12 12 2012

Ce sont mes élèves de Français qui vont être contents. Les petits enfants de Désireless peut-être un peu moins…

(En ce moment sur les télés argentines)





La règle du Klaxon

21 08 2012

   J’étais tout bonnement en train de siroter ma petite mousse “Quilmes” du samedi à la terrasse du café Chez Benoît sur la fameuse Plaza Paso (pour Les Platenses, qui connaissent bien cette place mais aussi pour ceux qui aiment savoir les détails croustillants et sans importance de ma petite vie) lorsque je me mis à réfléchir sur l’incontrôlable envie des Argentins à klaxonner n’importe où, pour n’importe quoi. Et, en y regardant de plus prés…car il faisait beau et j’adore faire le badaud aux terrasses des cafés…J’ai pu établir ma petite règle à moi sur ce sport argentin qu’est « tocar la bocina »:

1°: l’Argentin use de son avertisseur sonore lorsqu’il estime que le traffic est trop lent à son goût. Les voitures de devant et derrière klaxonnant aussi, y a pas de raison après tout. Une loi du plus long « tut-tut » dont l’efficacité reste à prouver.

2°: l’Argentin use de son avertisseur sonore pour exprimer maladroitement une joie ou une satisfaction impromptue. Un but marqué par l’équipe de foot de son village, l’invitation à un asado surprise, un feu rouge grillé sur le fil par exemple.

3°: l’Argentin use de son avertisseur sonore ( et ne pas faire ici l’amalgame avec le n°2) pour exprimer son désir, mais à un lieu spécifiquement stratégique: à l’arrêt, au feu, devant le passage piéton. Entendez par là qu’il ne le ferait pas à un autre endroit. Il klaxonne énergiquement la gente féminine qui passe devant son pare choc et, par conséquent, son klaxon, qu’il s’empresse de presser énergiquement en l’agrémentant souvent d’une gestuelle et d’un langage, codifié dirons nous, par la fenêtre de sa voiture.

Voilà, c’était ma minute de réflexion pertinente et contemplative. Je m’épate, je m’épate. « Mozo, otra Quilmes por favor »!!  😉

 





RTL en Argentine!

16 08 2012

C’était hier, c’était RTL, c’était l’émission « autour du monde ».Allez, on se met à sa fenêtre, on fixe l’horizon et on monte le son.

Cliquez ici

Bon voyage!





La foire du Trône à Buenos Aires!

10 04 2012

Je viens tout juste de découvrir ce petit spot. Une merveille technique et artistique sur Buenos Aires. L’auteur s’appelle Fernando Livschtz et il met en scène la Casa Rosada, le Planetarium, le MALBA et la Place San Martin comme jamais vous ne l’auriez imaginé.  Grand enfant ou avide de sensations technologiques, cette vidéo est pour toi. Just enjoy.





Señor Afilador

16 11 2011

Mon couteau, en plein rajeunissement

    C’est un gibier rare, je préfère vous le dire d’emblée. Un mammifère surprenant virevoltant au gré de ses envies et au hasard des rues. Sa traque s’avère très très difficile. Mais bon, j’aime bien les défis. Et ce matin, bingo! J’ai enfin réussi à piéger l’espèce la plus rare du tout La Plata et de ses environs: Le fameux «afilador» communément appelé homo erectus aiguisatis bicicletarum. Oui oui, un spécimen rare je vous dis…Et selon un même et subtil rituel, il vient discrètement piaffer en toute quiétude sur les parterres résidentiels de la ville en indiquant sa présence d’un imperceptible, mélodieux et bref roucoulement. Et à vous d’ouvrir l’œil, de prêter l’oreille et d’être aux aguets car c’est l’unique signal de sa présence….dès que vous entendez la petite melodie (que je vais essayer de vous dégoter et vous télécharger) lâchez tout et bondissez sans tarder à votre fenêtre pour hurler un fort et audible «SIIII, ya VOYYYY!!». Attention, il devra impérativement vous faire un signe de la pate et vous attendre. Un cérémonial d’approche à respecter à la lettre sinon il vous glissera entre les doigts telle une gazelle en fuite. Cette fois, c’est bon…Mon «afilador» aiguisatis, héhéhé, je te tiens… Ainsi, épuisette photographique en bandoulière, j’ai réussi une des confrontations des plus téméraires avec la bête ce matin et j’ai offert par la même occasion un second souffle à mon couteau de cuisine ! Résultat: Belle prise, beau spécimen. Je suis content de moi.  Pour les paléontologues qui me lisent, sachez que l’afilador homo erectus aiguisatis sort de son terrier en fin de matinée, un peu avant le déjeuner, au moment où la maitresse de maison s’aperçoit que son couteau ne coupe pas très bien, il est peu bavard et a des pansements plein les doigts, donc facilement repérable. Seulement voilà: l’espèce semble en voie d’extinction…Sa survie semble menacée. Non pas pour cause de traque incontrôlée, mais plutôt par désuétude…La Plata recense aujourd’hui plus de homo erectus aiguisatis oficinus que de bicicletarum. Dommage, je trouve ce système très sympa, couleur locale, efficace et super pas cher (2 pesos la lame, soit 40 centimes) et moi j’ai maintenant un chouette couteau qui coupe tout…..aie!





D.N.I resident permanent

17 03 2011

Le ciel était ordinairement bleu, l’air étonnamment frisquet pour une fin Mars. Je pressentais déjà que ce jour allait être un jour spécial: Je me rendais, pour la Nième fois, aux services migratoires pour vérifier si ma demande de radiation permanente dans le pays est aboutie. Après 4 ans de couperet sous la gorge, de visa temporaire de 365 jours et au vu des vertigineux dossiers, photocopies, signatures et autres traductions officielles qu’il m’a fallu fournir en temps et en heure à leur satanés bureaux afin de tenter de me sortir de l’illégalité sur le territoire (on m’avait même interdit de passer les frontières durant la procédure!!), je m’y rendais un peu à reculons dans la peur qu’un coup de tampon illisible me fasse tout capoter ou qu’un responsable zélé ai épluché toutes les feuilles à la loupe… Bon, un grand bol d’air et je rentre dans les locaux. Je me présente à l’accueil, j’attends sagement en salle d’attente, on m’appelle, je m’assoie, mon dossier est ouvert juste là, silence, bruit de page, on me sourit, je souris, on me donne une feuille, je la lis, je souris encore plus, on me parle, je n’écoute plus, je saute de joie. Ca y est, je n’y crois toujours pas: je suis citoyen argentin!

Des années de lutte administratives!

Cette résidence permanente, au deçà de sa portée symbolique, m’ouvre les portes du travail légal, de la joie de payer des impôts, me permettra aussi une circulation sans visa entre Argentine et Europe, une libre circulation intra-Mercosur, et surtout, oui surtout, la fin des longues files d’attentes cauchemardesques aux services migratoires pour finalement se faire refouler en 2 secondes avec un « suivant » crié dans les oreilles…

Je suis résidant permanent en Argentine.








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