L’oeil du lynx

12 11 2016

Elles sont partout!

C’est d’un œil aiguisé, tel un Rouletabille cathodique, et ce malgré mon léger strabisme divergeant, que je me suis amusé à repérer les pubs diffusées sur les chaines françaises et tournées en Argentine. Et bien croyez-moi, cette année, il y a du beau monde dans ma besace! Bonne récolte pour la période 2016-2017. Chers amis français, oui vous, qui connaissez si bien tous les recoins d’Argentine, entre les pubs du PMU, Axe, Perrier, Rexona, President, Peugeot 308, EDF, Citroen C3, et j’en passe et des meilleures, vous n’aurez que l’embarras du choix. Scrutez-les bien: il y a toujours The petit détail qui tue. Elles ont toutes été tournées « dondé vos solo lo podes saber »!

Et en voici quelques unes, rien que pour le plaisir de l’indicius revelatus. Pour la pub Camenbert Président ci dessous, le décor devrait largement vous mettre sur la voie:

Et pour ne pas bouder notre plaisir, je vous en propose une deuxième. Il s’agit de la Pub Perrier. Regardez bien, admirez l’incroyable panorama au fond à la minute 00:09! C’est fou, non!

A plus les groopie’s 😉

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10 ans d’Argentine!

16 04 2016

Number10Champony pour tout le monde! Ça y est! Une décennie, 10 balais, un cycle Kondratiev, un « cinq fois deux » se sont écoulés depuis que j’ai timidement foulé le sol de l’aéroport un matin ensoleillé et étouffant de février 2006. Je m’en souviens comme si c’était hier. J’avais le regard arrogant, azimut la grande mégalopole, des projets pleins la tête, en mode « même pas peur ». Je me rappelle que je voulais bouffer la vie, parler avec des « o » et des « ch », jouer des clichés sur la francitude, écrire ma page blanche, me chouter à cette adrénaline que seul le défi de l’inconnu peut vous offrir. Tel un Rastignac regardant l’horizon, je me disais « Pampa, à nous deux ». 10 ans je vous dis. Bilan, synthèse, résumé, flash-back et début des cheveux blancs.

LA DIFFERENCE. Primo, pas de langue de bois ici. Que nenni. Il ne manquerait plus que je vous fasse le coup du tout beau tout gaucho. Mes 10 ans de vadrouille en Argentine- j’ose espérer – me donne cette impunité de pouvoir vous dire la vérité, ma vérité, sur ce pays qu’on appelle « Arrentina ». Car vous le valez bien. La typique euphorie des premiers jours est, tel un soufflé refroidissant, assez vite retombée. La nuance sémantique entre gauchesque et cauchemardesque m’est vite parue insurmontable lors des procédures ubuesques, sadiques et tumultueuses (si, si!) avec l’administration locale (Cinq ans pour obtenir mon DNI « résident permanent », autant pour me mettre à mon compte). J’ai fait preuve de patience, d’envies de meurtre, de sérénité et de maturité.  Ce n’est qu’après de longues et fastidieuses procédures  et d’enrichissantes rencontres improbables que j’ai réussi, en dix ans, à ressembler à cette chose qu’on appellerait un citoyen lambda (bien que mon accent me trahisse toujours!), c’est-à-dire que je vote, je paye mes impôts,et j’ai les mêmes emmerdes que tout le monde. Mais… j’ai un petit « plus » lors de mes voyages: je peux entrer et venir en Argentine et en France librement sans qu’on m’emmerde aux douanes avec les visas ceci ou billet retour cela. C’est déjà ça de pris.

Je dois admettre, avec du recul,  que supporter cette différence au quotidien fut parfois pesant. Je ne compte plus les fois où, à peine le premier son sorti de ma bouche, on me regarde bizarrement et on me lance les sempiternels « tu es d’où? » ou bien « Pourquoi tu es venu en Argentine? ». Une situation qui résume dans sa globalité cette TVA (Taxe pour Vivre à l’Etranger) que nous devons porter en permanence sur nos épaules, nous, les expatriés. J’ai finalement tranché: J’ai pris tout ce qu’il y avait de bon dans le pays: les conversations  passionnées avec des inconnus, l’entraide, le méga système D, le retour au fiduciaire, les 50.000 fériés, les cours universitaires, la confiture de lait….et – pour ne pas oublier d’où je viens justement – je reste intransigeant sur d’autres choses comme le fait de rouler à mobylette sans casque, les queues au guichet automatique,  les paiement mensualisés spéculatifs, les teufs à pas d’heure en semaine, certains points culturels, quitte à faire l’huître quand au pain, au vin, à mon JT quotidien de France 2 le soir. Un comportement qui me vaut souvent un jonglage entre coups de mou, efforts d’adaptation et hermétisme sévère. Mais cela m’a permis de me connaitre, de mieux me connaitre. Et c’est ça qu’est bien. C’est sain. Cela permet de regarder l’autre, le comprendre et accepter la différence: c’est comme ça qu’on apprécie ce pays tel qu’il s’offre, dans sa beauté la plus nue, la plus brute, et, par conséquent, la plus indomptable. A vous d’y faire votre marché. Oui, 10 ans de relations tumultueuses, sulfureuses, de amor-odio entre l’orgueilleuse criolla et le petit franchute (CQFD: moi). Oui, 10 ans tout ronds. Des noces d’étain comme on dit. Un anniversaire qui m’aura mis du du plomb dans la tête concernant quelques uns mes rêves d’antan. Et, j’avoue, du plomb dans l’aile concernant mon compte en banque. (I love my banque 😉 )

LA MUTATION. Flash-back, on rembobine. Fevrier 2006. Saumur. Je signe une bourse d’un an pour terminer un MBA de gestion hôtelière de luxe, avec un parachute nommé CDI dans un hôtel de luxe dans les Pays de la Loire. Un chouia feignant sur les bords à l’époque, je ne pensais qu’à me laisser porter par le tourbillon de la vie, et en léger surpoids: Bref, un jeune con sédentaire comme la France sait si bien les faire. Dix ans plus tard, je me retrouve professeur diplômé d’État de français dans le secondaire, traducteur technique, et grand marathonien  devant l’éternel. Méconnaissable? Oui et non, vous répondrais-je, philosophe, mâchouillant ma branche de lunettes. J’ai relativisé, j’ai reajusté les cordes de mon arc aux réalités du terrain. C’est ma règle des trois « P »: Persévérance, Patadas-en-el-culo et Patience. J’ai professionnellement tenté pas mal de choses, alternant entre échecs et petits profits, oscillant entre portes fermées et recadrages. Pour en arriver, peu à peu, à ce que je suis aujourd’hui, en tenant compte des mes habilités et mes désirs. Bien sûr, j’ai changé. Je me suis adapté, flexibilisé. Bien sûr, il reste ces jours inéluctables où je pestifère sur ce pays, où je crie à qui veut bien l’entendre que ce pays est en carton, que c’est le bordel du matin au soir (je vous encourage vivement d’écouter les derniers commentaires de la vidéo ci-jointe). Malgré cela, force est de constater que ce pays m’a permis de sortir de mes espérances wattées de bisounours finalement …si européennes.  Venir ici avec un plan prévisionnel à 3 ans, des envies d’agenda plein de rendez-vous toutes les 20 minutes et une stratégie marketing  en béton vous mènera à l’échec, conseil de tonton Clément. Laissez votre cerveau Parisien là-bas. Venez quelques mois en Argentine, découvrez-la avant de vouloir tout faire en deux semaines. Si vous n’avez pas encore fui après quatre mois, et si un malaise commence à se faire sentir, renfermez vous l’espace d’un week-end et posez vous les bonnes questions. Demandez-vous: Je suis ici pour qui? pourquoi? pour quoi? Si vos réponses sont claires, c’est bingo: vous pouvez rester un an de plus. Voilà comment ça fonctionne ici. Rien n’est sûr, rien n’est établi. Demain est un autre jour. Aussi bête que cela paraisse, nous, petits français, ne sommes pas réellement préparés à ces imprévus perpétuels. Non, et je préfère vous prévenir que vous serez tout seul face au chaos. On s’y fait..ou pas. L’avantage, c’est que vous vous en rendrez compte dès les premières semaines…Le secret est de savoir se mettre à nu. Et de reconstruire, retoucher un projet plus viable sur une longue période. Un an d’Argentine dans les bottes ne suffit pas pour cela. Il m’en a fallu trois à moi. Et plus de dix fois l’envie de tout envoyer balader et de rentrer définitivement en France. Mais bon, j’avais un atout inébranlable: je connaissais par cœur les paroles de France Gall (« Résiste! »).

Evidemment, je ne suis pas là pour vous dire de ne pas vous lancer, non non. Bien au contraire. Mais une fois sur place, prenez bien le temps de vous familiariser avec la bête. Vous devez réfléchir, analyser les variables économiques, sociaux et culturels du pays et les contrebalancer avec vos goûts et vos désirs avant de penser à dessiner votre petit chemin. Essayer de concrétiser un projet sur du long terme est épuisant, certains y renoncent très vite. Seuls les plus temeraires s’agripperont aux cornes de la vache pour braver vent et marées. Sur tous les prétendants à ce kho-lanta culturel, Il n’en restera pas beaucoup au final.

Et donc, Oui. 1O ans d’ « Argentine sans détours … ou Candide au pays de Mafalda ». Qui l’eût crû? Même pas moi, honnêtement. Quand je repense à tous mes déboires, péripéties, revirements de projets, marches-arrières et autres coups de gueules…  J’en ai quotidiennement la plus gratifiante des récompenses: Les regards de mes élèves en classes, ronds et brillants de curiosité. Ils me font oublier toutes ces mauvaises passes. Mon argentinisation a toujours été marquée par un leitmotiv discret mais récurant: Le goût des autres, de la linguistique et une passion profonde pour ma langue maternelle.  Un parcours initiatique chaotique dans un pays chaotique: Finalement, vivre le chaos semble mieux me réussir que tout autre chose. Il m’a permis de repousser mes limites après en avoir eu peur, de me découvrir après m’être un peu perdu. Je me suis relevé, j’ai marché. C’est mon petit veni, vidi, vici à moi. Je suis riche de ça, de deux cultures. D’ici et de là. Il m’a fallu 10 ans pour cela. Vive l’Argentine et Vive la France.





Gagnez votre entrée au salon du livre

15 03 2014

SALON-DU-LIVRE  Bonne nouvelle les p’tits loups, j’ai des invitations à vous offrir pour le 34ème salon du Livre de Paris du 21 au 24 mars. C’est donc officiel: lire ce blogounet rend intelligent! L’explication est simple: l’Argentine étant à l’honneur cette année au Salon du Livre de Paris, l’Argentine sans détours  participe à cet événement culturel du printemps et vous offre des entrées gratuites! Non, non, ne m’applaudissez pas, vous le valez bien. Pour l’occasion, et petit joueur que je suis, je vous ai concocté un de mes petits jeux favoris. Encore faut-il que le jeu soit à la hauteur de l’événement, c’est à dire sympatoche, rigolo et pas trop brasse-neurones car lire rime avec plaisir, ne l’oublions pas.  Voici donc ce que je vous ai pondu hier: Je vous montre ci-dessous une série de 4 photos sans rapport apparent entres elles. Le jeu est un classique de l’invité mystère, ces 4 photos ont toutes un lien avec un auteur argentin contemporain. Réfléchissez, jouez, gagnez! A vous de me dire qui se cache derrière ces photos et tentez de m’expliquer pourquoi (histoire de se fendre la goule un peu!). ET comme je suis bon par nature, je vous lache d’emblée un premier indice pour bien commencer vos recherches: Il est né l’année de l’exposition universelle Spécialisée de Paris . Prenez votre temps, mais pas trop, vous avez jusqu’à lundi midi pour vous creuser les méninges gauchesques!

Reconnaitrez-vous notre auteur argentin mystère?

Reconnaitrez-vous notre auteur argentin mystère?

Les 5 premières personnes ayant découvert notre auteur argentin mystère recevront dans la semaine leur invitation! Enjoy et bon jeu à toutes et à tous. 😉





La Phrase du jour

8 08 2013

« Les argentins sont un peu spéciaux avec les horaires, ils t’appellent sans problème à 21 heures ou 22 heures mais à 9 heures du matin ça semble être un crime de lèse-majesté. Toute une éducation à refaire! »

(lu sur facebook, ce matin)                 Enjoy  😉





Deux cent mille six-cents visites!!!!

1 08 2013

200 000 merci!200.408 visites. J’ai beau y regarder par deux fois, j’y crois toujours pas: ce chiffre impressionnant sobrement affiché sur la droite du blogounet  est à l’origine de cette soudaine bouffée effervescente. Et là, pensif devant mon ordi, je me dis : »Wouaaahhh Clém, tu as vraiment su tenir ton blog sur la longueur, tu es un warrior du terrain argentin, un Denis Brogniard de la Pampa, un Gilles Bouleau des infos patagoniennes, un…Bon…ok, j’arrête là. N’empêche, n’empêche, cette petite fierté à deux jours de mon anniv’ arrive à point nommé! Champony pour tout le monde (ou fernet?) Mais n’oublions pas le principal, ne nous égarons pas dans de folles turpitudes égocentrées: Un grand merci à vous, chers lecteurs. Oui, à vous qui m’avez suivi, qui me suivent et qui, par votre curiosité sur la vie quotidienne en Argentine, avec ses hauts et ses bas, ont fait de ce blog un blog un blog quantitatif et qualitatif! Je vous dois deux cent mille merci.





Habemus Papam

14 03 2013
13 Mars 2013, La curie choisit, à la surprise générale, le Cardinal de Buenos Aires, Jorge Mario Bergolio, Jésuite conservateur pour représenter son Église. Il portera le nom de Francisco, en hommage à Saint François d’Assise, l’ami de pauvres.

13 Mars 2013, La curie choisit, à la surprise générale, le Cardinal de Buenos Aires, Jorge Mario Bergolio, Jésuite conservateur pour représenter son Église. Il portera le nom de Francisco, en hommage à Saint François d’Assise, l’ami de pauvres.





Le chiffre du Jour

4 03 2013
ou un soir ordinaire de consommateur argentin

27 minutes

C’est mon nouveau record de temps passé à poireauter dans une file d’attente. Et c’était chez Coto, l’enseigne de petit supermarché de proximité. J’enrage, je bous, je suis cramoisi. Que se soit à la banque, au caisse du supermarché, dans une administration ou encore à l’arrêt de bus, faire la queue est un sport national. Et il faut être fin stratège pour tenir son agenda ici. En règle générale, j’affiche une moyenne de 14 minutes de queue, tous secteurs confondus mais aujourd’hui…pffff….. 27 minutes… A pestiférer contre la fatalité car aller dans un autre supermarché (à 3 kilomètres)  n’aurait pas été mieux. Il y a trop de consommateur pour trop peu d’offre….Agenda « flexible » et désorganisation hautement conseillée. j’enrage….








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