L’oeil du lynx

12 11 2016

Elles sont partout!

C’est d’un œil aiguisé, tel un Rouletabille cathodique, et ce malgré mon léger strabisme divergeant, que je me suis amusé à repérer les pubs diffusées sur les chaines françaises et tournées en Argentine. Et bien croyez-moi, cette année, il y a du beau monde dans ma besace! Bonne récolte pour la période 2016-2017. Chers amis français, oui vous, qui connaissez si bien tous les recoins d’Argentine, entre les pubs du PMU, Axe, Perrier, Rexona, President, Peugeot 308, EDF, Citroen C3, et j’en passe et des meilleures, vous n’aurez que l’embarras du choix. Scrutez-les bien: il y a toujours The petit détail qui tue. Elles ont toutes été tournées « dondé vos solo lo podes saber »!

Et en voici quelques unes, rien que pour le plaisir de l’indicius revelatus. Pour la pub Camenbert Président ci dessous, le décor devrait largement vous mettre sur la voie:

Et pour ne pas bouder notre plaisir, je vous en propose une deuxième. Il s’agit de la Pub Perrier. Regardez bien, admirez l’incroyable panorama au fond à la minute 00:09! C’est fou, non!

A plus les groopie’s 😉

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L’ Argentine obsédée par le Dollar

24 09 2013

peso   En Argentine, se procurer des dollars relève du parcours du combattant. Ce qui est difficile à comprendre pour nous, petits français. En effet, devant les régulières bouffées d’inflation et de dévaluation du pesos argentin, le dollar est devenu le saint Graal des Argentins, un étalon fiable  tout comme le deutschemark avant l’euro.

Seulement, en Argentine, une flopée de magouilles et autres trucs non-officiels sont apparus puisque les banques sont les seules autorisées à donner des dollars à ses ressortissants. Du style, toi, t’as une bonne bouille, tu peux en avoir, toi non…. Quid des critères d’attribution? Mystère et boule de gomme. Par lassitude et désenchantement face à ce mur bancaire, le « dollar parallèle », sous le manteau, est né , évidement bien au deçà des taux officiels de change. Autre combine: Le « dollar blue » qu’on se procure auprès des « arbolitos » (cqfd:vendeurs à la sauvette), mais aussi le « dollar tarjeta » pour les achats payés par carte à l’étranger, car ce mode de paiement permet d’être surtaxé par la banque de (seulement – sic!) 15% par rapport au taux officiel ( le dollar parallèle, dépassant allégrement  les 50% -double sic!)) ce qui revient concrètement à subventionner les dépenses à l’étranger des classes aisées à hauteur de 4 à 5 milliards de dollars par an…

Le petit dernier est le « dollar azafata » (« le dollar hôtesse de l’air »), un peu plus cher  (triple sic!): il faut bien rémunérer les employés de compagnies aériennes (et autres professionnels se rendant souvent à l’étranger) car ce sont eux qui vont vous retirer de l’argent à l’extérieur du pays,  genre une « mule » du billet vert.

La prolifération de tous ces taux chaotiques  (« dollar ladrillo » pour les opérations immobilières, « dollar gris » etc. etc.) permet aussi de « bicicletear » (faire tourner) l’argent en jouant sur les marges différentielles et les petits gains réalisés (c’est le principe de fonctionnement des bureaux de change officiels et des « arbolitos », l’argent vaut de l’argent, ce qui permet de faire avancer la bicyclette: le dollar)

Mais que fait le gouvernement? Me direz-vous. Nada ma bonne dame. Il laisse faire, car ce système profite bien allégrement à ses propres dirigeants! Ces  bicyclettes financières sont un trésor pour qui sait bien le manier….

Voici le site de tous les taux ubuesques disponibles sur http://dolarblue.net/, un vrai bazar: dollar bleu, parallèle, tarjeta, azafata et vert, et les debuts de l’Euro dans cette spirale sans fond… c’est tout un arc-en-ciel !

 (Source: Mediapart.fr)





Le chiffre du Jour

4 03 2013
ou un soir ordinaire de consommateur argentin

27 minutes

C’est mon nouveau record de temps passé à poireauter dans une file d’attente. Et c’était chez Coto, l’enseigne de petit supermarché de proximité. J’enrage, je bous, je suis cramoisi. Que se soit à la banque, au caisse du supermarché, dans une administration ou encore à l’arrêt de bus, faire la queue est un sport national. Et il faut être fin stratège pour tenir son agenda ici. En règle générale, j’affiche une moyenne de 14 minutes de queue, tous secteurs confondus mais aujourd’hui…pffff….. 27 minutes… A pestiférer contre la fatalité car aller dans un autre supermarché (à 3 kilomètres)  n’aurait pas été mieux. Il y a trop de consommateur pour trop peu d’offre….Agenda « flexible » et désorganisation hautement conseillée. j’enrage….





L’Argentine, la Pub et Désireless

12 12 2012

Ce sont mes élèves de Français qui vont être contents. Les petits enfants de Désireless peut-être un peu moins…

(En ce moment sur les télés argentines)





Argentine 2001, Grèce 2012: même combat.

17 05 2012

Souvenez-vous, en 2001, l’Argentine est endettée, et dévalue sa monnaie après un terrible Corralito pour éviter la fuite des capitaux en2012 La Grece et la Crise dollars. Les petits épargnant perdaient alors tous leurs dollars, convertis en peso avec l’interdiction de retirer leur argent. Une inflation énorme, une monnaie dévaluée, un pouvoir d’achat réduit en miette. Ça ne vous fait pas penser à la Grèce?  Hier dans un article de  libé l’ancien ministre de l’Économie argentin comparait  la situation argentine avec celle de la Grèce. Selon lui, « au plan économique, tout est semblable », à savoir (1) un manque de compétitivité dû à un taux de change fixe, (2) un pays en récession depuis 4 ans et (3) un déficit public énorme et une dette insoutenable.

Malgré tous les plans d’austérité entre 1998 et 2001, recommandés par le FMI (gel des salaires, hausses des taxes, coupes budgétaires…), l’Argentine a décidé fin 2001 de dire merde à tout le monde, de « sortir de la crise en dehors des chemins tracés par le FMI », de se mettre en faillite et de se couper de tout financement international. Bien sur, ce fut dur en 2002 et 2003, mais le pays  affiche depuis un taux de croissance impressionnant, en moyenne de 7,5% par an depuis 2004. Des chiffres qui font des envieux…

En Grèce, les plans d’austérités depuis 2010, dictés par le diabolique trinôme UE, FMI, BCE semblent enliser le pays : un déficit abyssal en 2011, une dette à 45 chiffres, une récession record de 6,8% sur un an! On commence à envisager une sortie de l’Euro, dévaluer sa monnaie et tenter de relancer le pays  en se passant de financements extérieurs pendant quelques années… Tiens donc. Bien sûr les pays voisins seront affaiblis à court terme par la contagion, pourrait entrainer le Portugal et l’Espagne dans la même chute et la même option de sortie. Certains parlent déjà « d’éclatement de la zone Euro », Mais pour les grecs, et sans penser aux autres, une sortie de la zone permettrait, tout comme l’a fait l’Argentine, de relancer la compétitivité du pays. c’est un bis-repetita…

Mais voilà: La Grèce n’est pas l’Argentine. Argentine avait jugulé ses prix des matières premières agricole, comme la viande bovine, le soja à l’international. (l’agriculture représente environ 50% des exportations argentines). Ce qui a fait que l’Argentine n’avait pas un besoin vital de financement sur les marchés étrangers, ce qui est loin d’être le cas de la Grèce, sous perfusion économique. Nous verrons bien dans les prochains jours si quelqu’un trouve la solution à ce gros bazar sous fond de FMI et de gros sous sous: sortie or not sortie?…Christine Lagarde, je te souhaite bien du courage et les paris sont ouverts.





Mon hotel Préféré

2 12 2011

Saviez-vous que, sous mes airs rigolard et légèrement juvenile, je suis tout de même en possession d’un MBA International en Administration Hôtelière? Et bien sûr, mes amis et les amis de mes amis ne se privent jamais de me narrer leur derniers deboires insolites dans les hotels de Buenos Aires, ou comment ils se sont fait arnaquer en toute beauté sur le tarif… Et oui, ç’est le revers de la medaille: la dure loi de la Pampa. Donc, j’en profite pour vous mettre une bonne fois pour toute  en garde  contre les méthodes olé-olé des services de reservation des hotels en Argentine et, comme je suis gentil, je vous donne un « tuyau »: ne reservez jamais votre hôtel « en direct » , surtout depuis la France (cqfd: par un coup de fil, encore moins par fax!), car vous aurez de fortes chances d’avoir des surprises à votre arrivée. Glanez auparavant le site de l’ hôtel, lisez bien les prestations offertes, regardez minutieusement les photos des chambres quand il y en a. Un conseil rempli de bon sens pour les plus paranos d’entre vous: servez-vous des  moteurs spécialisés en hôtellerie pour composer votre séjour à Buenos Aires. Il en existe une flopée, pour tous les goûts et tout type de sejour: (système de paiement sécurisé, infos pratiques et actualisées et le tout limpide comme de l’eau de roche). Et souvent, pour être semi-grossiste, vous aurez une bonification sur le prix! Vous aurez ainsi plus de temps pour fignoler les derniers details avec votre mutuelle pour votre couverture, les appels téléphoniques, le taux de change, les travellers chèques!  Et à vous Buenos Aires et les tangos endiablés!





Señor Afilador

16 11 2011

Mon couteau, en plein rajeunissement

    C’est un gibier rare, je préfère vous le dire d’emblée. Un mammifère surprenant virevoltant au gré de ses envies et au hasard des rues. Sa traque s’avère très très difficile. Mais bon, j’aime bien les défis. Et ce matin, bingo! J’ai enfin réussi à piéger l’espèce la plus rare du tout La Plata et de ses environs: Le fameux «afilador» communément appelé homo erectus aiguisatis bicicletarum. Oui oui, un spécimen rare je vous dis…Et selon un même et subtil rituel, il vient discrètement piaffer en toute quiétude sur les parterres résidentiels de la ville en indiquant sa présence d’un imperceptible, mélodieux et bref roucoulement. Et à vous d’ouvrir l’œil, de prêter l’oreille et d’être aux aguets car c’est l’unique signal de sa présence….dès que vous entendez la petite melodie (que je vais essayer de vous dégoter et vous télécharger) lâchez tout et bondissez sans tarder à votre fenêtre pour hurler un fort et audible «SIIII, ya VOYYYY!!». Attention, il devra impérativement vous faire un signe de la pate et vous attendre. Un cérémonial d’approche à respecter à la lettre sinon il vous glissera entre les doigts telle une gazelle en fuite. Cette fois, c’est bon…Mon «afilador» aiguisatis, héhéhé, je te tiens… Ainsi, épuisette photographique en bandoulière, j’ai réussi une des confrontations des plus téméraires avec la bête ce matin et j’ai offert par la même occasion un second souffle à mon couteau de cuisine ! Résultat: Belle prise, beau spécimen. Je suis content de moi.  Pour les paléontologues qui me lisent, sachez que l’afilador homo erectus aiguisatis sort de son terrier en fin de matinée, un peu avant le déjeuner, au moment où la maitresse de maison s’aperçoit que son couteau ne coupe pas très bien, il est peu bavard et a des pansements plein les doigts, donc facilement repérable. Seulement voilà: l’espèce semble en voie d’extinction…Sa survie semble menacée. Non pas pour cause de traque incontrôlée, mais plutôt par désuétude…La Plata recense aujourd’hui plus de homo erectus aiguisatis oficinus que de bicicletarum. Dommage, je trouve ce système très sympa, couleur locale, efficace et super pas cher (2 pesos la lame, soit 40 centimes) et moi j’ai maintenant un chouette couteau qui coupe tout…..aie!








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