Un vol presque parfait

17 03 2008

La folle usurpation d’une carte bleue française en Argentine un samedi apres midi ensoleillé. Non, ce n’est pas le resumé du prochain polar de Jim Thompson mais bel et bien ce qui m’est arrivé ce week-end à Villa Urquiza, quartier ouest de Buenos Aires. Decidemment, j’en rate pas une en ce moment… Ma seule et unique carte bleue s’est faite cruellement avaler par le guichet automatique d’une banque fermée le week-end. Pas gloop donc. “Su tarjeta no fue bien leida, cajero fuera de servicio”, un clavier numerique bloqué et c’est la fin du monde. Ca m’apprendra à vouloir retirer des pesos quand l’euro est fort pour gagner quelques centavos. Un peu paniqué, effaré et impuissant, j’appelle le centre du reseau “Banelco” et on me demande le numero de la transaction sur le ticket alors que je n’avais même pas eu le temps de taper mon code sur la maudite machine gloutonne! Le type au bout du telephone portable, m’ecoutant avec difficultés dans cette rue tres bruyante, s’enerve  de mon incompetence linguistique. J’essaie de rester stoic. Une gentille jeune dame derrière moi me vient en aide et le type finit par me donner un numero d’operation que je devrais montrer au guichetier de la-dite banque lundi matin des 10h avec un document d’identité pour me faire restituer la carte… Bon, je tache d’oublier cette mesaventure et de profiter tant bien que mal de mon Dimanche…Pas evident. Lundi matin, 9h56, Luis et moi trepignons devant la porte de la banque. Nous rentrons et Luis explique les faits, le type va ouvrir le dos de la machine pour fouiller et constate que la carte bleue n’est pas là. Il revient nous dire qu’il est probable que le distributeur l’ai recraché un peu plus tard et que quelqu’un l’ai usurpée. Portez plainte, et faites opposition. Au revoir.

Apres, je ne me souviens plus…mes jambes ont flageollé…brouillard…rien que de penser que  ma carte a pu être impunement utilisée tout le week-end durant pour regler des transactions frauduleuses, piller tous mes comptes, decouvert faramineux, ect…bref, la totale. Quand je délire, je ne fais pas semblant. J’appelle illico ma banque à Chinon pour faire opposition, qui est bien entendu fermée le lundi. Je tente la centrale nationale et l’operatrice me reconforte un peu en m’assurant que ma requête est immediatement prise en compte et me confirme qu’aucune transaction n’a eté passée entre samedi et lundi sous reserve d’operations non comptabilisées. Ouf, je respire un peu mieux.

Voilà, un week-end bien agité. Une carte bleue à mon nom court en ce moment en Argentine, je consulte mes comptes toutes les 5 minutes afin de constater une eventuelle filouterie. Car en Argentine, on fait rarement les choses à moitié. 

Touchons du bois.




You’re welcome!

4 03 2008

“Hotel Panamericano Buenos Aires Buen dia, habla Clément. Le puedo ayudar?”

Une phrase standard sobre, classique mais neanmoins élegante lorsqu’on met une petite touche d’accent français dans une voix chaleureusement posée. Voilà, ça y est: Les vacances sont belles et bien finies… Et parce vous êtes des grands curieux, je vous autorise à venir me faire un petit coucou au boulot en semaine entre 7 et 13 heures à la reception de l’hotel. Vous pouvez aussi consulter la page de ce palace et reserver votre chambre pour des prochaines vacances, why not?  ;-) 

Bon, je vous laisse. J’ai une sieste qui m’attend là car un reveil à 6 heures tous les matins, ça calme.

a plus les loulou.




Par curiosité.

29 02 2008

Imaginez Michel Drucker animant son “vivement dimanche” en direct d’un restaurant, avec à sa table 3 ou 4 invités grignotant nonchalament et vous tenez le concept ubuesque qui cartonne en Argentine depuis des decennies. “Almorzando con Mirtha Legrand” est le programme phare de la chaine cablée America. Diffusée du lundi au vendredi de 13h à 16h, on y boit, mange, raconte sa petite vie, rote parfois, et le tout devant la convivialité charismatique de la maitresse de céremonie: La grandissime Mirtha Legrand, qui du haut de ses 80 printemps et ses 3 tonnes de maquillage ne semble pas encore prete à ceder le flambeau. Etre à sa table est la consecration pour tout artiste en herbe et lui prevaut la reconnaissance du public et de la profession, ce n’est pas rien…Drucker je vous dis, avec une legère odeur de parafine en plus:
mirtha legrand. Oui, un melange de Santa Barbara et amour, gloire et beauté!  Voici la table ou se deroule 3 heures d'emission! Il y a moria artaza, une colagenée. Ils dejeunent pour de vrai!!!
Tous les étés, cette emission mega populaire demenage ses poèles et assietes de Limoges pour s’installer à Mar Del Plata, dans un hotel luxe (le Costa Galana) à quelques patés de l’appart ou nous sommes actuellement, donc vous imaginez bien que je n’allais pas rater l’occasion de passer lui faire un petit coucou avant de faire trempette sur playa grande. Les invités etaient une rigolote genre vamps (gladys Florimonti), une barbie poufiasse uruguayenne (Claudia Fernandez), un danseur etoile et une grande colagenée ( Moria Gasan). Strategiquement, il est bon de savoir que la diva Mirtha Legrand fut mariée à un français et eut plusieurs enfants, qui ont la double nationalité et residant souvent en France. Ainsi Mirtha est francophile…Humm Humm…detail interressant pour retenir son attention dans la foule de badauds, qui voulaient aussi avoir le panneau le plus beau, le plus haut, le plus coloré. La concurence s’averait cruelle et sans pitié. Le mien sera donc ecrit en français, et en bleu blanc rouge s’il vous plait! Qu’est ce que je ne ferais pas pour l’aura de la France moi alors!
Une foule monstre, des flashs partout, des banderolles a chaque bout de bras!! du delire  Je me devoue pour la France.
Elle a immediatement remarqué mon panneau super creatif, nos regards se sont ainsi croisés, elle fut touchée, me fit un clin d’oeil, je fut emu, elle m’a salué de sa petite main aux doigts boudinés. On s’est reconnu, on s’est perdu de vue. Le tourbillon de la vie… ;-)
Mirtha Legrand (en orange), la diva, la star, le mythe du haut de ses...80 printemps
Et puis elle s’en est allée, toute d’orange vetue. Je suis allé me baigner.

A plus les p’tits loups.




Coquillages et crustacés!

22 02 2008

Mar del Plata, c’est bondé de decembre à fevrier, normal puisque c’est l’été:

On est sous le parasol vert et blanc, mais siii, là!!! Je vous epargne une vue frontale de mon ventre..

Ne comptez pas les parasols, c’est impossible. J’ai tout de même pu jouer aux ombres chinoises sur un petit metre carré de libre sur la plage afin de vous epargner une rencontre frontale avec mon gros ventre ;-)

 Le renault Sandero essayé par Clément  Mes 4 copines de plage. 

Sinon, je vous presente mes 4 copines voisines de plage, assez pipellettes à dire vrai mais rigolotes… Sinon, dans le même genre info croustillante du jour: Vous avez remarqué la casquette? Je suis allé essayer la Renault Sandero et on m’a gentiment offert ce couvre chef saillant pour me remercier de ne pas l’avoir emboutie à un carrefour. Je ne sors plus sans ma gapette Sandero maintenant.

Ma première journée à la plage fut donc à la hauteur de mes esperances: glandouille totale. Un petit bemol cependant: le vent detruit toute tentative de paté de sable…pff!

Bye bye.




La maison Chorizo

8 02 2008

“Et là c’est la cuisine.” elle m’avait dit.

“Haaa, effectivement.” avais-je repondu, amusé par l’evidence. Car decouvrir que la presence d’un evier et d’un frigidaire dans une piece lui donnait le titre de cuisine etait une revelation rigolote. Je m’amusais de cette bienveillante visite orchestrée par une proprietaire prolixe en anecdotes sur ses aieux qui jadis construisirent cette etrange maison.

Sur le coup, j’avais trouvé l’endroit d’un interêt assez relatif. Ce fut quelques mois plus tard que, par curiosité, toute la charge culturelle et historique de cette demeure me sauta à la goulle lorsque l’on m’apprit que j’avais visité un symbole d’architecture argentin: la maison saucisse. ( la casa chorizo).

Casa chorizo de Junin, un symbole argentin   Plus elle sont vieilles ( les maisons!), plus elles sont belles. 

Grace à mes studieuses recherches sur le sujet, je me rendis compte que cette anodine maison possède la particularité d’offrir une grande flexibilté d’usage et d’adaptation selon les gouts, le niveau social et economique du foyer. Les murs de briques rouges jusqu’a ses plafonds hauts faits de torchis et de poutrelles de bois supportent un toit “terrassé” sur la totalité de sa surface. La seule et unique porte d’entrée, perçée de deux montants vitrés semi ouvrables sur la rue, permettent de ventiler le couloir jusqu’au patio interne. Les pièces sont rudimentaires et la cuisine est construite dans un coin du patio, eloignée par commodité du reste des pièces de vie. Il est frequent de trouver deux ou trois pièces adjacentes au couloir central sans lumière naturelle, sans fenetre ni aeration.

Cette decouverte inouie m’a fait tombé amoureux de la casa chorizo. Il en reste encore quelques unes originelles dans l’interieur du pays, dans les quartiers populaires. Je sais déjà que quand je serai grand, j’en aurai une. Elle sera comme celles que construisaient les premiers immigrants italiens en 1820, comme ça:
 

Faut voir large dans la vie!

Et même que je mettrais peut-être du parquet dans le salon, je ne sais pas encore, j’hesite.




Y a personne?

6 02 2008

En Argentine, vous le savez, on vit dehors…Partout ou il n’y a pas de toit est, par definition, un terrain privilegié pour rencontrer les argentins.  Vous les trouverez là, assis sur leur banc fetiche le soir sur leur perron, philosophant sur tout et n’importe quoi. Et ne croyez pas que ce soit l’affaire de cinq petites minutes et hop on se lève faire autre chose…Non, non, non. Le banc –au meme titre que le maté, le tango et l’asado– est chose serieuse chers amis, il se merite. Il faut être fin stratège à la posée du popotin. Il y a des heures à respecter, des regles à suivre comme introduire le sujet de conversation, surencherir, argumenter, paraphraser, illustrer, faire des mimiques, synthèse et conclusion… Tout un art…Et ensuite vous lacherez un gros “Merde!!!”  “Saperlipopette!!!” car 3 heures se sont ecoulées et vous êtes à la bourre. Moi j’adore, surtout à l’ombre car on frôle les 30° en ce moment.  Je me declare king of the Banc-Attitude en attendant la rentrée de mars. Comprenez roi de la Paix,  Sérénité et Glandouille totale. Cela devrait etre remboursé par la securité sociale tiens.

Quelques bancs d’ici et d’ailleurs, dont certains ont eu l’honneur de connaitre mon seant:
banc 1   banc 2
banc 3   banc 4
               banc 5   banc 6

 Je fais un collector ;-)




Cafayate 2/2

20 01 2008

Comme je vous le disais, nous avons fait confiance au rabateur bolivien sur la place pour une excursion “hors circuit et hors milieu”. Nous sommes donc allé passer un chouette apres midi dans la quebrada de la concha s’etirant sur 50 km et dont les plus beaux sites portent des noms laissant l’imagination gambader: ” La gorge du diable”, “l’amphiteatre”, “le petit renard”, “les fenetres”, “le chateau”, “l’obelisque” sont quelques uns des noms allegoriques de ce canyon magnifique. Il faisait beau, il faisait chaud, il faisait de quoi boire deux litres d’eau.

Enjoy!
Mon deuxieme lama! donnez lui du maiz, il se fera tout doux pour la pose photo!  Quelle palette de couleurs!
les pots en terre cuite tout droits sortis des fours aussi en terre cuite. beaucoup d'artisants locaux proposent de jolies choses sur le bord de la quebrada   Ces objets sont laissés en hauteur dans les fours a bois afin que la fumée leur donnent cette teinte noiratre brillante.
ici, ce sont les chateaux...mais si, mais si, un effort d'imagination!  lui c'est le petit renard. L'origine de son nom provient du grand panorama qui permet de tout voir, mais aussi a l'endroit ou les indiens, rusés, avaient caché l'or avant que les colons ne leur volent.Si les nuages couvre la cime, la nuit sera fraiche!
posez un caillou sur les nombreuses pyramides sur votre chemin. Croyance indienne en offrande a la terre mere.   On dirait des berlingots, des callissons!!!

la garganta del diablo. la roche est en oblique, une caisse de raisonnance terrible
Le lendemain, direction Les ruines de Quilmes qui se trouvent environ a 50 km au sud de Cafayate et un bus local vous depose a 5 km du site…..a 6 heures du mat’….Une bonne petite marche a l’aube un dimanche matin, c’est toujours bon pour la santé! Pour changer du bus au retour, nous avons preferer rentrer en faisant du stop: Nous sommes arrivés a Cafayate dans une betailliere car on est comme ca nous, on n’aime pas la routine. Pour la petite histoire, les indiens de Quilmes ont resisté a l’envahisseur espagnol pendant 130 ans. Une sorte de village gaulois d’asterix et obelix car les derniers indiens d’argentines provenaient de Quilmes. Fiers et integres, ils preferaient se suicider familles entieres des hauts canyons plutot que de se laisser vendre leur ame au diable. Les derniers 3000 survivants furent envoyes a pied a buenos aires et ne furent que 300 a arriver la bas. Ils furent parqués dans la peripherie de buenos Aires, et donnerent le nom de leur village en souvenir a cette nouvelle prison: Quilmes.
 Des terrasses, des labyrinthes: une cité bien organisée   laissez vous guider par ces petits couloirs tres etroits 
 Mon pote l'ane, egalement intrigué par ces ruines.   Vestiges de la cuisine et de l'economat.
Entrez, vous chiquerez bien un peu de coca avec nous?   Un ancien puit indien. J'ai regardé dedans: il y a toujours de l'eau!
Retour a Cafayate en betailliere...Bah oui, ca change du bus! et voila. 2 jours a Cafayate bien remplis.

Depart demain pour Salta, a l’aube et sur les  chapeaux de roue.




Cafayate 1/2.

20 01 2008

Une ville de la cordillere qui ressemble a nos bords de mer en été. Oui, bienvenus a Cafayate: Paisible, tranquille et remplie d’argentins en week-end installés aux nombreuses terrasses des bar de la place. Victime de sa douceur de vivre, Cafayate devient surpeuplée durant la haute saison et perd un peu de son ame, son charme colonial se trouvant souvent tagué. En ce qui nous concerne, on a un peu eu du mal a trouver un hotel because arrivée vers 14 heures mais la tenacité paie toujours. Une petite chambre sans pretention fera l’affaire. On y reste deux nuits puisqu’on sait deja que nous irons visiter la quebrada de las conchas et les ruines de Quilmes. Le truc rigolo dans cette petite ville est que les gens se deplacent a velo! Une petite ile de ré a 1600 metres d’altitude. Apres avoir sondé les agences et les diverses excursions, nous vous suggerons un bon plan: Au lieu de payer une agence pour vous rendre a la quebrada, pourquoi ne pas attendre vers 14 heures au point touristique sur la place centrale le petit bolivien qui vous propose un tour a 30 pesos par personne jusqu’a la garganta del diablo ( a 47 km) en minibus sous condition de  trouver plus de 7 personnes? Au debut, nous trouvions le deal assez louche mais au final, nous avons beneficié d’un circuit commenté par un autochtone  tres sympa, avec seulement  4 personnes a bord de sa kangoo, du luxe je vous dit! Faites leur confiance, ils sont tres pro. La casa de l’empanadas, a 2 blocs de la place, est egalement a voir: des empanadas garnies de plein de bonnes choses, des humitas et des tamal a tomber par terre apres avoir ecrit un petit mot sur le mur du resto! ce que nous avons fait bien sur .-)  Et vous savez quoi? on vend de la feuille de coca ici!!! C’est la premiere fois que j’en vois… On essayera peut etre dans les prochains jours, par curiosité. Voici donc les photos de la ville de Raymond Poulidor:
Devant la place centrale, Une eglise coloniale avec 5 arches en facade et ses cloches qui sonnent langoureusement toutes les heures.  Ici, on tisse la laine de lama, de chevre et de vigogne. L'odeur y est apre...Bref, ca sent le bouc.
Des velos partout! Pas trop cher a la location, on verra si on est en forme a se faire le rio colorado....Il parait qu'on peut s'y baigner dans les cascades!  Une demonstration de folklore Saltense. Tenue traditionnelle avec la
Au hasard des rues, un petit monsieur avec son livre sur Salta....Un beau symbole de cette ville cycliste.   En plus d'objets en terre cuite, l'osier est une des specialités de la province. Les vignes de vin blanc serrées au pied de la cordillere. Une beauté. Saviez vous que seulement 8 proprietaires se partagent la production du vin ici? Don David et echard semblent les plus reputées.  Des velos partout, pour tous les ages!C'etait plus fort que nous! Une coutume de la maison. Bien sympatique
Voila pour le survol de la ville.




Tucuman…

20 01 2008

…ou le berceau de l’independance argentine.

Enfin arrivés a Tucuman avec une seule petite heure d’attente a la Rioja, c’est ce qui s’appele une connexion risquée mais chanceuse! Ainsi, ce fut vers 14 heures que nous decouvrons une ville assez pauvre, sale et tristounette des que l’on s’eloigne des quartiers alentours a la plaza independencia. Beaucoup de maisons en decomposition, louches et coins limite safes. Un monsieur m’avait prevenu a la terminal de bus qu’il pleuvait en general l’apres midi, et il avait raison: les premieres grosses gouttes chaudes on commencées a tomber vers 15 heures….Et oui, comme on dit par ici, les cactus etaient en fleur, ca ne trompe pas. Un stop d’une seule journée donc nous a amplement suffit pour visiter la casa de la independencia, passer par le parque centenario 9 de julio, et lever la tete car a San Miguel de Tucuman, il vaut mieux lever les yeux pour apprecier la beauté de la ville. Surtout l’eglise San Francisco, une perle. La preuve en photo, explication en passant la souris dessus:
Musée Casa Padilla, ancienne demeure de style italien, devant la place. Aujourd'hui un musée d'objets, azuleros, porcelaines autour de 4 petits patios paisibles.    l'eglise San Francisco: Classée monument historique. Une parie du couvent servit d'infirmerie pour les blessés de la bataille de Tucuman en 1814. Periode de guerre intense durant deux ans pendant laquelle le gouverneur de la province avait instauré un couvre feu a 22 heures en ville
casa de la independencia. Ici fut signé le traité d'independance de l'Argentine le 9 juillet 1816 apres les victoires de San Martin sur les colons...Bien avant les guerres intestines entre unitaristes et federalistes. la Galerie de plaques et d'hommages: tres impressionnant. Tout corps de metiers, de communautés argentines, d'institutions et de grandes figures rendent hommage a cet acte sur trois pans de mur. environ 50 metres!
Salon de la jura de la indepedencia. Le mobiler est d'origine. Tout le reste fut transferé au congres de Buenos Aires. Sur les cotés vous notez tous les acteurs de la premiere assemblée. Un temps gris sur une coupole de ceramique. Oui, a Tucuman il faut lever la tete.
Depart a l'aube de Tucuman vendredi matin avec le bus Aconquija, le seul qui desserve Cafayate...En attendant, je profite de la télé avec les petits...1 pesos les 15 minutes! Voila, direction Cafayate et les quebradas!




Le parc Ischigualasto…

17 01 2008

… Ou le jour ou j’ai marché sur la lune.

La decision de rester 3 nuits à San Augustin de la vallé Fertil fut rapidement prise: L’hotel Dona Zoira est calme, le village charmant de 4000 gentils habitants est enclavé dans la pre cordillère, les maisons sont tres colorées, le lac artificiel rapelle au touriste les fjords de Norvège et les cactus mettent du relief aux patios: une “slow town” regénèrante qui nous permet de nous ressourcer 24 heures avant de repartir vers la moiteur exponentielle du Nord Ouest. Nous prendrons le bus vendredi matin tres tôt (3h!!) pour la rioja afin de pouvoir enchainer sur Tucuman dans la soirée.

A San Augustin, nous nous faisons d’orenavant appeler Igor et Griscka, ou encore les freres Amstrong car nos petits petons ont foulé le sol lunaire et sulfuré de la vallé de la luna. Impressionant de beauté et d’etrangetés minerales. Le guide a dit ( et encore une fois en espagnol: je faisais le traducteur pour Sylvie) que la formation initiale du sol provenait d’une sedimentation continentale de la periode du Triassique et du Cretacé ( pour les incultes, ce sont les periodes juste avant le Jurassique et nos volcans d’auvergne) soit 50 millions d’années. Periode durant laquelle les gentils dinosaures vivaient tranquilles jusqu’a la brusque formation de la Cordillère, qui fossilisa et petrifia tout sur son passage. Voilà, c’etait l’instant culturel de ce post… Sous nos pied, les plus vieux dinosaures de la planète font dodo. On se trouve ainsi tres petit devant d’immenses champignons de pierres defiant l’equilibre, des boules sorties du sable, des canyons rouges, vert, jaune ou marron selon l’oxidité des metaux ( fer, cuivre, cobalt…). Un decor digne de la guerre des étoiles. Il y avaient aussi pas mal de Guanacos — les biches des deserts — mais elles sont trop nerveuses pour faire de bon clichés: Elles sautent partout et sont peureuses. Tant pis, j’aurai ma revanche avec les Pumas et les serpents  ;-)   .

 Bon, aujourd’hui c’est repos et il me faut trouver une bonne âme qui puisse laver mon linge… Et voici comme promis les photos:
La Place principale de San Augustin. La pre cordillère en toile de fond  Des petits commerces ( qui n'ouvrent que de 8 à 12 h et de 18 à 21h) devant des caniveaux provenant directement du lac artificiel permetant une irrigation constante des terres.
SI cactus fleuri, arrive la pluie ( et c'est vrai..)   Les parc nationaux du colorado n'ont qu'a bien se tenir. Si on s'approche, on trouve des feuilles fossilisées de plus de quelques millions d'années.
Rodin, un peu dans la lune, qui pense.   Autre dicton ( cette mygale mesure une main!!): Quand sortent les araignées, la pluie va arriver.
Un desert blanc, impression etrange et un vent limite oppressant font le decor de ce parc   Le melon de San Juan, ca vous gagne!
Le champignon fait plus de25 metres de hauteur, sur une montagne rouge en arriere plan.

Prochain post de Tucuman, Cafayate ou Salta…A plus.




Cordoba, la rivale

13 01 2008

Rivale eternelle avec Buenos aires, Cordoba est un grand centre universitaire, industiel et commercial ( tout de même 1.200.000 âmes). Tres visitée par les argentins, elle semble boudée à tort par les etrangers: Tant mieux car nous n’avons pas eu de difficultés majeures à degoter un petit hotel. Nous avons fait un tour de la ville sous un etrange silence du en partie à deux phenomènes: D’une part, le week-end les habitants fuient la ville pour la “sierra”, le coin des quintas; et d’autre part, tout le monde est au bord de la mer en ce moment. C’est un regal de visiter Cordoba dans de telles conditions ( avec une bouteille de 2 litres d’eau bien sur). Nous sommes ainsi allé flaner dans ses 4 grandes rues pietonnales tres vertes, puis une visite du quartier Jesuite dont l’eglise de la compagnie jesus en fait partie, la place san Martin (pour changer!), le cabildo et ses anciennes geoles coloniales puis un detour vers la cañada, le canal caracterisant la ville qui traverse Cordoba d’Ouest en Est. Voilà pour la visite de ville. Tout peut allegrement se faire à pince en une journée.

Nous sommes ensuite allé visiter le “parc des Condors“, un canyon classé reserve naturelle regionale à 120 km de la ville ou, selon les dires des cordobeses, les condors surgissent et deploient leurs ailes souvent vers 9h du mat pour rechercher les eventuelles proies ou se laisser porter par lers courants chauds. reveil à l’aube donc…..Finalement, apres avoir dormi un peu dans le bus (2h30 de trajet), cette excursion s’est averée etre un joli moment, avec de belles photos, un bol de nature, un coup de soleil  et un trekking de 10 km. Comme nous ne savions pas l’heure exacte du bus pour le retour, nous avions decidé de pimenter les choses: retour en stop! Un jeune comptable public de Cordoba, lui aussi en ballade dans le parc, nous a ramené jusqu’au perron de notre hotel! Apres on dira que les argentins sont pas sympa. Petite douchette et direction la gare routiere pour la suite des aventures. Depart à 23h pour San Juan et nuitèe a San Augustin de la Vallée fertile.

Bon, je vais monter dans le car sous peu et mes paupieres sont lourdes, tres lourdes….Oui, je manque de sommeil, ca devient preocupant… Voici les photos du jour:
 Indianna Jones au pays des arbres à boules. Cette plante à un nom latin à coucher dehors, pour moi ce sera arbre à boule!.   cordoba, la place San martin à gauche. La cathedrale à droite avec en premier plan le cabildo de Cordoba ( la mairie et l'office du tourisme) 
 lama ou vigone? that is the question.
 Oui, je ne maitrise toujour pas le retardateur de mon appareil photo1
 Un arret durant le trekk du canyon des condors. On s'est tapé 20 km...
  Rentrer à Cordoba, à environ 120 bornes? pas de soucis: le stop et sylvie bombant le torse.
Un roi majestueux se laissant porter par les vents, un cri strident. Merveilleux panorama.
a plus les amis!




Planning chargé.

7 01 2008

Bonne année à tous! Voilà, ça c’est fait. On en parle plus. Excusez moi d’etre aussi conçis mais je suis limite “overbooked” en ce moment. Terme anglais volontairement employé car la ville se vide d’un seul coup d’un seul de ses habitants habituels apres les rois mages et, tel un Paris au mois d’août, seuls les etrangers remplissent les taxis et s’animent à sortir. On ne se croirait plus en Argentine…Enfin bref, je reviens ainsi de deux petites semaines à Junin dans ce Buenos aires vide et je repars demain soir pour mon grand periple estival inter america del sur. Nous commençons par Mendoza (128 pesos le billet de bus de nuit par “el rapido”) et nous avons dejà reservé nos nuits suivantes a “la casa del pueblo”, un B&B pas mal d’apres les photos et l’ambiance de leur page web. On continuera coté Chilien, Cordoba, San Juan, la Rioja, Perou, Salta, Jujuy et peut etre Bolivie avant d’apeler l’ambulance pour epuisement et deshydratation. Je vous promet de l’aventure et du caucasse….Pour ceux qui me connaissent, ils savent dejà que ça ne va pas etre difficile, et si vous etes sages des jolies photos. Bon, sur ce, faut peut-etre que je fasse mon sac, non?

Bye bye les groopies ;-)




Junin et moi (2/3)

17 12 2007

…ou les enfants de Mr propre à la piscine …

Prenez 3 balais, 2 eponges, un thermos de maté, du detergent, de l’eau de javel ainsi qu’une puissante pompe à eau. Motivez 4 jeunes gens dynamiques, sympas, travailleurs, desireux de buller au plus vite et observez le resultat.

quinta fin 2007 005    quinta fin 2007 046

       BEURK!! (samedi tantot)                      YOUAHH!! (Dimanche matin)

Non, non, rien à redire, les photos sont eloquentes. Je suis fier de  nous (Luis, Mena y Gaston pour leur faire honneur) pour ce travail extrêmement bien effectué, sans aucune faille ni rechignement, et avec un soucis de perfection jusqu’au moindre detail….enfin presque. Donc apres l’effort, le reconfort bien merité….vive la glandouille…ah bah non, reste un peu de gazon à couper là. On verra ça un autre jour, je suis extenué!

quinta fin 2007 002  Faites confiance à notre équipe de professionnels experimentés. Prestation sur etude de dossier et uniquement sur rendez vous. ;-)




Junin et moi (1/3)

14 12 2007

La campagne argentine, je la croque. Chaque escapade à Junin (prononcez rounine) me rejoui à plus d’un titre. En plus d’y avoir tissé de bonnes connaissances parmi les amis et la famille de Luis, les natifs de la campagne ont coutume de dire que el interio es otra cosa*. Et ils ont raison. Un peu comme le Morvan absorbe le stress parisien, quitter la megalopole argentine signifie pour moi s’exposer à une surdose de verdure, de gentillesse, farniente, une famille adorable et au temps qui s’arrete l’espace d’un week-end pour des discutions folles pieds nus sur l’herbe fraichement tondue. Bye bye les tracas de la capitale, les bus qui polluent, les klaxons et les “boludo” à tout vent. Donc, ne me cherchez pas ce week-end, je serai en la concha de la lora** car le bonheur est dans le pré . Pour votre culture perso et si comme moi vous etiez pote avec le radiateur en geo, grosso modo, Junin c’est là:
La campagne!80 000 habitants appelés “Juninenses”

On met la ceinture c’est parti par la ruta 7 por favor. Des paysages d’un autre temps, des pueblitos au nom pitoresque ponctuent ce trajet en terre de gauchos et d’estancias pendant 4 heures de brousse loin de la capitale, direction plein ouest en ford Taunus. Le mot pampa vient de la langue indienne Quechua et veut dire champ plat. Concretement; c’est de l’herbe à vache, des vaches, des abris pour vaches, des éoliennes et une voie ferrée orpheline sur le coté. Juste quelques oiseaux, une route et un horizon pour s’évader, l’essentiel. Un vide contemplatif  avant d’affronter le dur labeur au programme de ce week-end: nettoyage integral de la piscine pour l’été….Le genre de douce corvée que l’on fait volontier sous 30° ;-)

en attendant les photos et la choregraphie sponsorisée par spontex, je vous souhaite un bon week-end les filous.

* “La campagne c’est carrement autre chose”.

**”demandez à vos amis argentins ce que ça veut dire!!”