Le travail c’est la santé

21 04 2008

Fini le temps ou j’avais uniquement cours l’apres midi et donc toute la matinée pour visiter Buenos Aires, prendre l’air, glandouiller, ecouter la radio, faire grasse mat’ un petit footing. Oui, c’est fini. Et pourtant je ne suis pas à Capri. CQFD, je me fais rare en ce moment sur le blog mais je vous promet du haut debit de posts des que je le pourrais car j’ai des tonnes de choses à vous raconter. Mais bon, tel un petit ambitieux arriviste et pugnace, je me suis fait devoré tout cru par la spirale du temps…Comment en suis-je arrivé là? Arret sur image, rembobinons et analysons la semaine type de l’ami Clément: Levé tous les jours à 7h du mat’. De 09h a 15h, reception du Panamericano (je suis un warrior mais sachez qu’en Argentine on bosse 49h soit 10h par jour, donc je m’estime heureux) pour embrayer directement et en galopant vers mon ecole ou j’ai mes cours de 16 à 21heures…Et attendez, non non, c’est pas fini…ensuite je fais mes devoirs les plus urgents jusqu’à 23h et je me couche avec un mal de crâne terrible vers minuit because ici les gens ne parlent pas français et parfois je sature. Vous allez me dire “le pauvre clementito, heureusement qu’il a ses week-ends pour se reposer!” Donc, j’en profite ici pour eclaircir un point. Sachez (pour ceux qui connaissent bien Mister L. pour ne pas le nommer) que mes samedis et dimanches sont principalement dediés a repondre à des questions du genre ”Ou sont mes clefs?” ” Clément tu n’as pas vu mon portable?” “ et autres questions aussi saugrenues mais auxquelles j’adore repondre quand bien sûr je n’ai pas de devoirs a faire, de recherches a orchestrer ou des TP a preparer.

Une vie ordinaire d’etudiant ordinaire en somme.

 




Mon solde est crediteur!

11 04 2008

Bon sang de bonsoir, mais comment doit-on faire pour inserer de la musique dans les posts, hein?!! Je vous le demande. C’est pas que ça m’enerve mais ce post ci meritait vraiment sa petite marche militaire. Bon, tant pis pour moi et ma balourdise informatique. C’est donc dans un silence pragmatique que je vous l’annonce:

Ma banque vient de tout me rembourser!!!

Sans discussions ni lourdeurs speciale de sa part, ma banque a traité mon dossier comme une lettre à la poste (française et non argentine) en moins d’un mois. Je perd au passage une franchise de 150 euro mais etant donné l’ampleur du sinistre, c’est vraiment de moindre importance.

C’est un gros Ouf, et re-Ouf que je viens de faire.  Banque Populaire, I love you  ;-)

C’est reparti mon kiki…Un master à Buenos Aires sur les chapeaux de roues ( et un an de vie supplementaire à ce blogounet du coup!) et, même si je sais qu’ils ne lisent pas mon blog, je tiens particulierement à remercier mon papa et ma maman pour leur soutien et leur aide dans cette sale affaire traitée à distance et qui dorenavant se conjuguera au passé.

abracadabra….on oublie tout ça.

…ouf…




Bel, j’adore

3 04 2008

L'BEL, encore une marque louche qui use de la french touch...  Cette marque vous est inconnue?! Ne vous inquietez pas, je viens egalement de la decouvrir. Installée à 70% en Amerique Latine, cette marque de cosmetique cartonne à Buenos Aires en exploitant un ron-ron marketing: rendre glamour, gloire et beauté un produit tristoune grace à une connotation frenchie. Ainsi, vous saurez qu’en Argentine des tas de marques usent et abusent de notre adjectif “bel”. J’ai déjà testé pour vous le chewing gum “beldent”, le shampooing “Plusbel” et ma conclusion est …bôf. Paris fait vendre et de tout et n’importe quoi. Mais curieux que je suis, je viens de visiter le site l’bel, et ô surprise: il existe une page en français , donnant vraiment l’illusion d’une marque frenchie.  Elle est certes bourrée de fautes orto-grafiques et de syntaxe terrifiantes mais elle a au moins le merite d’exister.

A plus, je vais me faire beau bel avant mon rendez-vous avec l’avocate. ;-)

 Parce que je le vaux bien.




Lueur et lucidité

28 03 2008

Mon depôt de plainte et  la lettre de contestation sont déjà sur le bureau du service litige et contentieux du siège de ma banque à Paris. Un document interne me fut envoyé par fax et rajouté au dossier afin de chiffrer le sinistre en insistant sur toutes les transactions contestées avec les lieux et noms des commerçants concernés par l’usurpation et l’usage de ma carte Visa. Ma conseillère de Chinon m’avouant que je devrais patienter environ trois mois pour obtenir une reponse, je trouve le delai assez raisonnable pour ma “survie” ici. Voilà pour la partie Française.

Maintenant–et c’est là que je me dis que dans mon malheur j’ai de la chance–le gerant du Panamericano ou j’ai le simple statut de stagiaire en ce moment, m’a incroyablement proposé d’user les compétences du service juridique de l’hotel et à l’heure ou j’ecrit ce post, un bureau d’avocat contracté à l’année par ce grand hotel est en train d’elaborer une action en justice en ouvrant un dossier à mon nom dans l’objectif de plaider pour un remboursement integral et un dedommagement pour prejudice moral. Si un responsable il y a dans cette affaire, ce sera certainement l’agence de banque Supervielle ou la carte fut avalée et soit-disant “recrachée” sans aucune surveillance de la banque  (pour vous donner le ton: la camera de surveillance est une fausse!). Mais egalement le centre Banelco , responsable de l’entretien et du bon fonctionnement de ses machines. Aussi l’operateur qui m’a repondu au telephone devrait egalement venir se justifier à la barre pour justifier son incompétence et ses consignes plus qu’evasives, enregistrées sous un numero de transaction que je garde precieusement au cas ou la conversation aurait été enregistrée…

Voilà donc les news. Apres l’abattement, la hargne. Ca va chier, je vous le dit.

 Je tiens bien sûr à vous remercier pour votre gentil soutien et vos mots d’espoirs. Chacun, à sa manière a su me remonter le moral. Merci

Je vous tiens informé.




Un vol presque parfait

17 03 2008

La folle usurpation d’une carte bleue française en Argentine un samedi apres midi ensoleillé. Non, ce n’est pas le resumé du prochain polar de Jim Thompson mais bel et bien ce qui m’est arrivé ce week-end à Villa Urquiza, quartier ouest de Buenos Aires. Decidemment, j’en rate pas une en ce moment… Ma seule et unique carte bleue s’est faite cruellement avaler par le guichet automatique d’une banque fermée le week-end. Pas gloop donc. “Su tarjeta no fue bien leida, cajero fuera de servicio”, un clavier numerique bloqué et c’est la fin du monde. Ca m’apprendra à vouloir retirer des pesos quand l’euro est fort pour gagner quelques centavos. Un peu paniqué, effaré et impuissant, j’appelle le centre du reseau “Banelco” et on me demande le numero de la transaction sur le ticket alors que je n’avais même pas eu le temps de taper mon code sur la maudite machine gloutonne! Le type au bout du telephone portable, m’ecoutant avec difficultés dans cette rue tres bruyante, s’enerve  de mon incompetence linguistique. J’essaie de rester stoic. Une gentille jeune dame derrière moi me vient en aide et le type finit par me donner un numero d’operation que je devrais montrer au guichetier de la-dite banque lundi matin des 10h avec un document d’identité pour me faire restituer la carte… Bon, je tache d’oublier cette mesaventure et de profiter tant bien que mal de mon Dimanche…Pas evident. Lundi matin, 9h56, Luis et moi trepignons devant la porte de la banque. Nous rentrons et Luis explique les faits, le type va ouvrir le dos de la machine pour fouiller et constate que la carte bleue n’est pas là. Il revient nous dire qu’il est probable que le distributeur l’ai recraché un peu plus tard et que quelqu’un l’ai usurpée. Portez plainte, et faites opposition. Au revoir.

Apres, je ne me souviens plus…mes jambes ont flageollé…brouillard…rien que de penser que  ma carte a pu être impunement utilisée tout le week-end durant pour regler des transactions frauduleuses, piller tous mes comptes, decouvert faramineux, ect…bref, la totale. Quand je délire, je ne fais pas semblant. J’appelle illico ma banque à Chinon pour faire opposition, qui est bien entendu fermée le lundi. Je tente la centrale nationale et l’operatrice me reconforte un peu en m’assurant que ma requête est immediatement prise en compte et me confirme qu’aucune transaction n’a eté passée entre samedi et lundi sous reserve d’operations non comptabilisées. Ouf, je respire un peu mieux.

Voilà, un week-end bien agité. Une carte bleue à mon nom court en ce moment en Argentine, je consulte mes comptes toutes les 5 minutes afin de constater une eventuelle filouterie. Car en Argentine, on fait rarement les choses à moitié. 

Touchons du bois.




You’re welcome!

4 03 2008

“Hotel Panamericano Buenos Aires Buen dia, habla Clément. Le puedo ayudar?”

Une phrase standard sobre, classique mais neanmoins élegante lorsqu’on met une petite touche d’accent français dans une voix chaleureusement posée. Voilà, ça y est: Les vacances sont belles et bien finies… Et parce vous êtes des grands curieux, je vous autorise à venir me faire un petit coucou au boulot en semaine entre 7 et 13 heures à la reception de l’hotel. Vous pouvez aussi consulter la page de ce palace et reserver votre chambre pour des prochaines vacances, why not?  ;-) 

Bon, je vous laisse. J’ai une sieste qui m’attend là car un reveil à 6 heures tous les matins, ça calme.

a plus les loulou.




Vos retraits en Argentine.

14 02 2008

Mon relevé de banque pour un retrait effectué en Argentine la semaine dernière me dit:

RETRAIT CARTE BLEUE VISA
CALLE 51 635 ARLA PLATA
300,00ARS 1 EURO = 0,214233   soit 64,27 euros
 

FRAIS COMMISSION RETRAIT
CALLE 51 635 ARLA PLATA  4,02 euros de frais pour ce retrait de 64,27 euros (300 pesos)
 


 

           Beaucoup de lecteurs me demandant des eclaircissements concernant les retraits et les frais de commissions bancaires en Argentine, j’ai donc mené ma petite enquête.

           Primo, sachez que vos retraits avec la Visa simple ou premium sont plafonnés à 300 pesos à chaque transaction depuis l’an passé, mais vous pouvez les cumuler X fois selon l’accord convenu avec votre banque. En theorie, les autres (Amex, Mastercard, cyrrus) ne souffrent d’aucun plafond mais comme les distributeurs automatiques sont souvent vides, le desagrément reste le même. Deuxio, sachez qu’a chacun de ces retraits de 300 pesos, et quelque soit le type de carte utilisée, on vous prelevera entre 4 et 6 euros de frais de commission selon les conventions bancaires….Et oui, c’est là que ça fait mal. N’essayez pas de ruser, ces frais sont en partie fixe à 80%, le restant etant inevitablement proportionnel au montant retiré. Les banques argentines taxant le moins sont HSBC, Banco Nacion et Banco Patagonia. Elles appartiennent au reseau Banelco, et non Link. Vous pouvez bien sûr obtenir plus de 300 pesos et ne payer qu’une seule fois la commission en vous presentant directement le matin au siege des dites banques avec votre passeport et votre carte bleue au guichet mais vous devrez poireauter 1 heure. Changer vos euros en agence etant moins avantageux, il vous faudra amortir cette commission inevitable  en achetant des nippes pas chères, de la bouffe mega bonne ou encore des jolis bijoux pour la Saint Valentin …en argentin  ;-)  !

à bientôt.  




Paris Dakar via Buenos Aires.

11 02 2008

Chers amis, les potins Sarkozy/Cecilia/Carla/si tu reviens j’annule tout, les diatribles politiques contre David Martinon et sa jolie mairie de Neuilly ne sont rien devant l’enormité ci dessous qui m’enerve legerement plus: le Paris Dakar edition 2009 partira de et arrivera à Buenos Aires…  Et je dis “aie aie aie!”  Avec toutes ces zones non sécurisées sur lequelles nos vaillants blaireaux pollueurs ont coutume de foncer les yeux fermés (et assassins à l’occasion), au lieu d’annuler ce rallye debile comme la rumeur le sous-entendait, on prefere l’exporter à l’autre bout du globe et continuer la machine infernale. Je vais avoir interet a faire gaffe avec mon velo les prochains mois…..Pff.
Paris Dakar, le carnage arrive en argentine
    




Y a personne?

6 02 2008

En Argentine, vous le savez, on vit dehors…Partout ou il n’y a pas de toit est, par definition, un terrain privilegié pour rencontrer les argentins.  Vous les trouverez là, assis sur leur banc fetiche le soir sur leur perron, philosophant sur tout et n’importe quoi. Et ne croyez pas que ce soit l’affaire de cinq petites minutes et hop on se lève faire autre chose…Non, non, non. Le banc –au meme titre que le maté, le tango et l’asado– est chose serieuse chers amis, il se merite. Il faut être fin stratège à la posée du popotin. Il y a des heures à respecter, des regles à suivre comme introduire le sujet de conversation, surencherir, argumenter, paraphraser, illustrer, faire des mimiques, synthèse et conclusion… Tout un art…Et ensuite vous lacherez un gros “Merde!!!”  “Saperlipopette!!!” car 3 heures se sont ecoulées et vous êtes à la bourre. Moi j’adore, surtout à l’ombre car on frôle les 30° en ce moment.  Je me declare king of the Banc-Attitude en attendant la rentrée de mars. Comprenez roi de la Paix,  Sérénité et Glandouille totale. Cela devrait etre remboursé par la securité sociale tiens.

Quelques bancs d’ici et d’ailleurs, dont certains ont eu l’honneur de connaitre mon seant:
banc 1   banc 2
banc 3   banc 4
               banc 5   banc 6

 Je fais un collector ;-)




Le Sandero Luminoso!

4 02 2008

                                    Je la trouve assez chouette pour du bas de gamme!  

Buenos Aires, 15h34: Je l’ai vu…Un engin ambulant non identifié surgit fougueusement parmi les autres bolides avenue Corrientes. C’est la Renault Sandero. Elle est là, devant mes yeux. Je trouve le moment solennel car je suis un des premiers à la voir en circulation…Luis (à l’affut de la petite citadine  pour faire ses adieux dechirants à sa Taunus 1982) ne semble pas trop gené par son design grossier, ni par la niche low-cost de Renault. Nous sommes donc les tout premiers cobayes du deuxième effet Logan. Apres ces quelques secondes de reflexion de haute volée (= du genre à quand le break Sandepet, pourquoi des phares aussi gros, qu’est ce qu’il fait chaud aujourd’hui  et tout et tout…), je trouve l’idée tres futée pour le marché argentin, dont le parc auto s’est vraiment transformé en deux ans. De plus, une mefiance devant l’epargne ajoutée à un desir de consommation immediate exacerbé par la prevision d’une eventuelle nouvelle crise economique contribuera certainement au succes de cette voiturette à moins de 40000 pesos (8000 Euros le modèle basique). Bye bye les vieilles renault 12 pourries, les 504 cromagnones et autres dinosaures de chez Lada. L’heure est aux Ford Ka vertes, Gol noires, 206 metallisées. Car il faut etre tendance… Ouf!
Elle est fabriquée à Curitiba au Bresil depuis decembre, son delai de livraison reste encore un mystère et pour ceux qui voudraient en savoir plus sur ce bijou bas de gamme, sachez que j’irai l’essayer à Mar del Plata* chez le concessionnaire Renault. je vous posterai la photo et mes impressions!

*: Retrouvez Clément en direct de Mar Del Plata du 21 fevrier au 03 mars! :-) ( Bah, c’est juste histoire de prolonger un peu les vacances… ).




jet lag reduit!

30 12 2007

Apres une première tentative vaine en 2004 (sachez que les argentins sont assez refractaires aux normes etablies…) , l’Argentine se lance aujourd’hui dans un nouveau plan d’economie d’energie électrique en avancant les horloges de tout le pays d’une heure en été. Si comme moi, vous etes un psyco qui ne pige jamais ce qu’on doit faire avec l’aiguille de la montre, sachez qu’a 23 heures, il fallait mettre les pendules à minuit: Ce qui nous fera desormais un decalage horaire de 3 heures avec la France de Decembre a Juin, et de  5 heures de Juillet a Novembre pour faire plaisir a monsieur Ampère. Pour planter le decor, chaque foyer lambda possède  grossièrement une climatisation pour trois televiseurs, peu d’education à l’economie d’energie, et 12 kilos de viande et de glace dans le frigo. Il fait egalement nuit des 21 heures en été sous un petit 30 degres. Il va donc sans dire que les centrales hydroelectriques du pays pètent souvent les plombs et ne peuvent suivre la consommation effrenée des clims de ce pays 5 fois plus grand que la France et manquant cruellement d’infrastructures de production électrique. Mister Sarko, si tu lis mon blog, je te conseille vivement de venir seduire la reina Cristie et dealer un petit contrat de construction de quelques centrales nucleaires en Argentine car en ce moment, je me tape a pied les 13 etages de mon immeuble au lieu de prendre l’ascenseur par peur de subir une nième coupure de courant…Ainsi, pour eclairer les consciences et reduire la consommation électrique du pays, je vais fonder l’ AABVVHRTV, l’Association des Amoureux du Bon Vieux Ventilateur à Helices Rotatif à Trois Vitesses. Qui veut y adherer? les inscriptions sont ouvertes. Bon vent…




Devinez qui j’ai vu aujourd’hui.

10 12 2007

En Argentine, il suffit souvent d’etre là au bon moment pour etre un temoin privilegié et sans vouloir me la peter, j’excele en la matiere en ce moment. Apres avoir vu un iguane gros comme ça à la reserva ecologica hier en faisant mon footing quotidien ( j’ai des kilos à perdre depuis mon stop-la-clope!), aujourd’hui, j’ai vu la nouvelle presidente d’Argentine, alias la reina Cristina Kirchner…rien que ça! Selon un protocole lourdingue et un discours d’une bonne heure au Congres, elle est monté dans sa grosse voiture noire pour la casa rosada, l’elysée local, ou l’attendait une fourmillière de syndicats en delire et moi, etranger assez mal à l’aise avec ma chemise blanche dans ce monde decontracté de T-shirts colorés….En attendant un peu, et ecrasé comme une sardine par la foule, j’ai reussi a me taper la discut’ avec deux autres sardines americaines incredules de voir autant de joie, de danse, de tambours, de banderolles, de cris, de bazar, de chaleur…bref, deux touristes americains. Je vous met le lien du journal clarin (avec des petites videos!) de cette passation de pouvoir et j’en profite pour vous montrer fierement ma rencontre du jour avec madame, immortalisée par ce cliché dont la prise fut vraiment laborieuse:
cristina kirchner

Cristina Kirchner, presidente de l’Argentine, passant devant mon nez à 16h56 le bras au soleil et regardant en l’air.

Selon mes sources, l’evenement s’est terminé par un concert puis un feu d’artifice à 22h.

A vous cognacq-jay.




Le calembour du jour

2 12 2007

Le joueur de foot Kaka vient d’être nommé ballon d’or et le petit club de la ville de Lanus vient de gagner le championnat d’Argentine cette saison…Boca et River etant restés sur le carreau.

Alors la question que tout le monde se pose est la suivante:

A quand le tranfert de Kaka à Lanus? ;-)

Ok ok,  j’ai fait des posts plus….moins….heu…Nan rien.




Je suis sur les fesses

16 11 2007

19h23. Station de metro Florida, Buenos Aires, ligne B. Bondée à cette heure ci, comme toujours d’ailleurs. Je chope à la volée le journal gratuit “La Razon” que me tend le jeune homme en bas de l’escalator. Le metro arrive. Je monte, les portes se referment. Tel un rituel, je jette discretement un oeil dans la rame pour verifier que Dul n’est pas dans les parages. Non…pas là. Je peux enlever ma cagoule. (je ne suis pas photogenique apres 19 heures). Bon, revenons à notre journal et ses nouvelles trepidantes. Que s’est il donc passé aujourd’hui? Toute une floppée de trucs sans aucun interet pour sauver la planète comme la gueguerre Chavez/ roi d’espagne, l’inflation, le prix du gaz, des jolies photos, Matt Damon l’homme le plus sexy du monde,  l’obelisque de couleur bleu, la lutte contre le diabete, le temps qui va s’ameliorer ce week-end et mon horoscope pas tres bon. Bref, ce genre de banalités affligeantes et fadasses. Mais à la rubrique “Show”, je me suis attardé sur un article: Catherine Deneuve est actuellement à Buenos Aires pour quelques jours. Incroyable! (D’apres l’article, elle doit se rendre à San Luis en tant qu’invitée au festival du film). Mais l’annonce de sa venue n’est  pas cause de mon emoi. Non, non… L’auteur ne sachant pas trop quoi ecrire sur l’actrice, il s’est contenté de detailler son programme d’hier soir. il y est ecrit noir sur blanc qu’elle est allé voir un show de tango et accrochez vous bien…car moi je me suis evanoui dans le metro, outré en lisant cette information qui m’a laissé pantois par tant d’inelegance journalistique et qui vous detruit un mythe, une icone en l’espace d’une fraction de seconde: elle y a mangé des nouilles!

bon, je retourne reviser moi…a plus’




Un vent de legereté.

13 11 2007

Selon le calendrier argentin, la fin de l’année scolaire approche. Elle est fixée à mi decembre en principe pour reprendre debut mars. Les vacances d’été quoi! Pour ma part, je termine les cours jeudi ( oui, oui, ce jeudi ci!) suivi d’une semaine de revision et j’attaque les finaux. Deux semaines de marathon non-stop jusqu’au 7 decembre! Donc, en ce moment et une fois n’est pas coutume, c’est relache dans les couloirs de Vatel Buenos Aires, et ce petit vent d’insouçiance fait du bien aux troupes!

capitaine hook, c'est moi!  Quelle vie de chien...

Juan David et Carlos ( du Salvador), Ana Cho (Sud-Coréenne), Remi (Chilien) et moi (capitaine fracasse rose!!).

Je cherche desesperement un proverbe pour illustrer (ou justifier) ces photos mais j’ai pas trouvé! (en tout cas, notez que  le 23 novembre il se passera un truc) ;-)




Bons baisers d’Argentine.

1 11 2007

Demain, ma mission- si je l’accepte- sera de me rendre à Migraciones, avenida Atlantida à 9h30 précises avec une malette noire contenant les documents secret defense suivants:

  • 2 photos d’identité fond blanc, 3/4 profil gauche
  • 1 acte de naissance estampillé par la cour d’appel d’Orleans (+ une photocopie) transcrit en espagnol par un traducteur assermenté et traduction validée par le collège des traducteurs.
  • 1 extrait de casier judiciaire estampillé par la cour d’appel de Rennes (+ une photocopie) transcrit et validé par le  même collège.
  • La “constancia de inscripcion electronica” de mon école superieure (+ une photocopie) approuvée par le ministère de l’éducation Argentin (Santa fé 4560), et signée par le recteur universitaire.
  • Dernier relevé de note des études en cours (+ une photocopie) approuvé par le ministere de l’education Argentin.
  • Attestation d’absence d’antecedents penaux en Argentine (Registro nacional sur Tucuman, 1353 moyennant 50 pesos) + photocopie…
  • Passeport valide et visa à jour (visa touriste 3 mois) + photocopie.
  • DNI etranger + photocopie.

Mallette evidemment securisée, ouvrable uniquement par moi par code numerique.

Une fois sur place, je devrais me rendre dans l’arriere salle, hall B, et attendre l’appel de mon numero dans un brouhaha terrible. Je devrais parler à mademoiselle Matéaddict un moment, notre prochaine rencontre devant se faire quelques heures plus tard, même lieu, pour la remise du document “Residencia Temporaria” d’une periode d’un an. Refermer la malette, passer au secteur “caisse”, faire la queue et remettre à madame Noproductive quelques 200 pesos, lui faire un sourire figé de complaisance et partir. Regarder la montre: 13h10…
Voila le programme… Legèrement idealisé car je suis pratiquement certain qu’ils vont me chercher des poux et qu’il manquera encore une signature par ci, un coup de tampon par là ou un tout autre nouveau document tombé du ciel…Je m’estime heureux car ce n’est jamais que la 3° fois que je tente l’affaire.

Pour vous mettre un bon mal de crâne, je vous conseille ce seul et unique site du ministère de l’interieur argentin faisant un semblant de recapitulatif des documents officiel pour chaque cas de figure…Keep cool ;-)




Cristina Kirchner Day

28 10 2007

Ma nouvelle presidente nouvelle patronne.
Une campagne fadasse, tres loin des mises en scènes americaines d’Hilary, une coupe de cheveux limite devergondée et plus holé-holé qu’Eva Perron. Elle est ainsi la Reina Cristina. Seul point d’interet caucasse dans l’organisation de ces elections: La justice argentine a du convoquer des milliers d’employés publics pour garantir l’ouverture des quelque 6.000 bureaux de vote de Buenos Aires aujourd’hui, devant le peu d’empressement ou le simple refus de ceux convoqués il y a pourtant plusieurs jours. Les argentins ont ainsi voté pour leur presidente sans grand enthousiasme, tous les pronostics donnant Cristy gagnante des le premier tour depuis une semaine. Malgré le beau temps, dont seuls les étrangers comme moi ont pu profiter pleinement en allant lire un bouquin dans le parc de la place San Martin, le vote en Argentine sauf justificatif est obligatoire. D’ou des files d’attentes de 10 à 45 minutes devant les bureaux de vote. Oui, ce pays a un problème indeniable pour anticiper les files d’attentes. Bref, une journée de presidentielles banale avec ses petits tracas.
  De mon petit point de vue d’européen cartesien, obtus et structuré dans sa tête, je constate amèrement l’absence de débat, de grandes lignes politiques ou bêtement de semblant de programme… Les 14 candidats n’ont pas parlé de leurs propositions et les gens désorientés ne savaient au final ni pour qui ni pourquoi voter. Alors une fois dans l’isoloire, par obligation (car les bulletins de l’opposition ayant bizarrement disparus des tables de nombreux centre) ou par choix deliberé, les votes semblent etre allés a l’hunanimité en faveur de la populaire Miss Cristina, avec son atout number one “femme du monsieur Pingouin”(=cqfd: Nestor Kirchner, elu en 2003).  C’est un peu la honte…L’election ne sera même pas invalidée, on parle ici et là de “transparence” de “forte mobilisation des electeurs”…Pfff…Moi ce sont ses grooooosses levres pulpeuses qui me deplaisent. Botox ou pas botox?




Domicile/école en photo…

26 10 2007

…Ou l’histoire d’un trajet quotidien à Buenos Aires.

Souvent le matin lorsque je marche dans les rues pour aller à mes cours je trouve dommage d’avoir oublié mon appareil photo car il se passe toujours quelque chose devant moi et l’occasion de l’immortaliser me passe donc sous le nez. De plus, chaque jour le même trajet prend une tonalité différente. Ce matin, j’ai donc decidé de prendre l’appareil avec moi et vous montrer comment fut mon parcours quotidien de ce vendredi. En plus, il fait un soleil radieux. Vous êtes pret? Allez, on y va.

chemin ecole 019 chemin ecole 017   

Ma journée commence par un bonjour à mon pote Gustavo l’encargado dans le hall de mon immeuble , vous vous souvenez de lui? Sinon, rafraichissez vous la memoire en cliquant ici. Puis passage dans la rue. Il est 9h00 environ et il fait déjà super chaud.

chemin ecole 018                                                            Les cireurs sont déjà au taf!

La place San Martin grouille déjà de Businessmen overbooked, super pressés qui ont 8 bras et 3 portables à chaque oreille… Pffff…C’est mon premier carrefour à affronter apres avoir passé mon perron. Ca reveille, je vous le dit!
chemin ecole 016   chemin ecole 014 9h08.

C’est l’heure pour le promeneur d’aller chercher tous ses toutous chez les gens, et c’est aussi l’heure d’amener la petite crevette à l’ecole pour la maman.
chemin ecole 015   chemin ecole 011Vous preferez qui?

Les garçons de café ambulants…Un incontournable à Buenos aires. Mais je reste sur ma faim car d’ordinaire j’en croise plus que ça. Je suis limite deçu de cette petite pêche ce matin. Oulala…il est déjà 9h 14…Faut que je me depeche legerement si je ne veux pas être en retard. ( je dirais que c’est de votre faute ;-) ).

chemin ecole 006

Bon, j’ai eu de la chance cette fois ci. J’ai pu traverser les deux tronçons de l’avenue 9 de Julio en une seule et unique fois. (dur dur d’etre pieton). Il est 9h17.

chemin ecole 007   chemin ecole 008

Je coupe toujours par ce petit parc. Les promeneurs y laissent souvent les chiens en liberté jouer entre eux et quelquefois je joue deux secondes avec eux ( oui, je suis l’ami des bêtes) . Ce monsieur qui debute sa bronzette matinale est souvent là, fidèle à la position et fidèle à ce banc. J’esperais qu’il serait là ce matin: gagné! Je suis presque arrivé à l’ecole, il est 9h23…me reste 7 minutes…Je peux encore y arriver.
chemin ecole 010

Si j’arrive à passer a travers ce mur humain. Quand je vous dit qu’on vit sur les trottoirs en Argentine. En fait, c’est l’entrée de la fac des sciences economiques et sociales. Et c’est la recrée on dirait…

chemin ecole 001 

Bon, ça y est. Je suis officiellement déclaré en retard…Et si je grimpais en douce dans ce camion de demenagement? Nan, je debloque moi. J’accélère un peu le pas, c’est pas plus compliqué. Il me reste juste deux blocks à parcourir, pas de panique.

chemin ecole 009 

Oui, elle a entierement raison madame Petit-Tabouret: c’est tres grave d’arriver en retard à l’école Clément.
chemin ecole 012 Et voilà! enfin arrivé.

Terminus de ce petit circuit touristique. J’espère que vous avez apprecié ce petit trajet quotidien jusqu’à l’école. La compagnie des blogs illustrés vous souhaite une bonne et agreable journée. Nous vous prions de laisser un commentaire et veiller à n’avoir rien oublié sur votre siège. Merci et à bientôt.

Bon, allez, je vous laisse car je dois faire croire au boss que je suis arrivé à l’heure mais que je suis passé par les toilettes entre temps. ;-)




Demander le programme!

23 10 2007

Rien de mieux pour oublier momentanément un mal de gorge que de se mettre à planifier ses vacances d’été!  Oui,  chers amis. C’est terrible: j’ai mal de gorge. Depuis qu’il commence serieusement à faire chaud à Buenos Aires, tout le monde deambule dans les rues en t-shirt, short, tongue, bermuda et une glace à la main. J’ai voulu moi aussi faire mon autochtone…comme tout le monde… et voilà le resultat: ça fait mal quand j’avale…Aie…Le premier qui dit que je suis douillet sera banni du blog^^.

Un papier, un crayon, une calculatrice, un calendrier, un lait chaud avec une cuillère de miel et voilà ce que j’ai pondu pour cet été: Ma grande amie Perg’ arrive le 4 janvier. OK. Deux semaines de visite non stop de Buenos Aires sont amplement suffisantes car nous marchons vite tous les deux, enfin surtout elle. Ensuite ce sera direction Salta, Jujuy et frontiere Bolivie (en bus, pour faire bien pittoresque). Ensuite faudra certainement qu’on se concerte sur la suite à donner aux évènements donc j’ecrit au crayon de papier mon plan “ouvert”, qui serait l’idée de poursuivre le trip par le Perou pour redescendre coté Chili. C’est super top cool teuf pas mal ça! Je m’épate quand je m’y mets moi! Je souligne au feutre cette possibilité. Ca nous permettra de finir en beauté d’une pierre trois coups: Voir des lamas, passer la cordillère des andes et boire un petit canon de rouge sur Mendoza…Perg’ repart fin fevrier, je pense que le timing est bien calé. Je prevoie egalement quelques jours (allez, soyons fous: deux semaines!) à Mar del Plata afin de revenir tout beau et tout bronzé à mon ecole debut mars. Aah…(soupir)…Si avec un tel programme j’ai pas perdu un kilo à la rentrée, je retourne dans la montagne avec les lamas.

Vous pensez quoi de mon programme? Plausible, non? …Aie…Pourquoi ça fait mal quand j’avale.




Montevideo

22 10 2007

Dimanche, et pour la deuxieme fois en l’espace d’un an, j’ai quitté l’Argentine pour l’Uruguay dans le but d’offrir à mon passeport son joli coup de tampon trimestriel. Oui, car je suis en plein dossier de “residencia  temporaria” pour changer un peu du visa étudiant, devenu trop banal je trouve… Connaissant dejà Colonia, nous avons poussé cette fois ci jusqu’à Montevideo ( Buquebus d’une heure +Bus 2h30). Faites votre change en dollar ou pesos uruguayens à la station Buquebus juste avant d’embarquer puisque les bureaux de changes sont fermés en ville les week-ends, c’est legerement plus pratique. Bon, il est 8h du mat’: Montée limite endormi dans le bateau, petit dodo puis prise en charge par la dame à Colonia pour savoir quel bus est le nôtre, puis deuxieme petit somme d’une heure et arrivée frais comme un gardon au terminal  de bus “tres cruzes” de Montevideo. Si vous prevoyez une prochaine escapade à Montevideo, sachez que le quartier historique n’est pas si loin que ça, et accessible par 3 bus passant devant la gare routière: 180, 188 et 330 (demander le terminus: Cuidad Vieja) . Le metro? cherchez pas, il n’y en a pas et il manque cruellement à cette grande ville. Ah oui! un detail qui a son importance si vous etes comme moi un grand coutumier des bus de Buenos Aires:  la grande difference à Montevideo est que vous pouvez payer le ticket dans le bus (13 pesos urug. le voyage) et avec n’importe quel grosse coupure de billet: le poinconneur preposé au ticket vous rendra l’appoint, et avec le sourire s’il vous plait. C’est le paradis! Je rêve! Sinon, si vous avez des bonnes chaussures, vous pouvez vous y rendre par l’avenue 18 de Julio: une vingtaine de cuadras tout au plus. Tout est magnifique donc, meme un super soleil d’été! Vamos.

Montevideo est egalement la capitale du Mercosur, la “Bruxelles” de l’amerique latine pour vulgariser. Elle fut créee en 1726 par les colons espagnols afin de contrer la propagation des installations portugaises en amont de Colonia et compte aujourd’hui presque 2 millions d’habitants (la moitié de la population du pays) et autant de buveurs de maté avec un thermos sous le bras (dans la rue, dans les magasins, au volant!!)! Elle ressemble etrangement au microcentro de Buenos Aires par sa concentration des grandes maisons mères de banques internationales ( j’ai y vu le Credit Lyonnais!)…. Ca sent les privilèges fiscaux tout ça…. Le vieux quartier offre encore quelques jolies facades coloniales, mais les deux tiers de la ville ressemblent plus à un delire architectural assez Gaudiesque qu’au doux et harmonieux melange colonial portugais-espagnol rencontré à Colonia. Et pour finir, je vous deconseille fortement de buller dans les petites rues par le port car il nous est arrivé une perite peripeçie qui demontre que le coin n’est…pas tres safe. Vous voilà  prevenus.

Voici les photos, passez la souris sur l’image pour avoir une explication:

Ne me dites pas que vous ne saviez pas ou c'etait! Du change (il manque le billet de 20, sorry), passeport et billet allé retour Buquebus ( comptez 250 pesos le billet, soit 60 euros) et multipliez votre peso argentin par 6,5 pour avoir les pesos uruguayens A deux cuadras de la vieille ville, des belles demeures. Ici c'est l'escuela nacional de Arte. Calme et elegante. Des quartiers semblent à l'abandon et les maisons sont en ruines ou tres delabrée. Temoignage d'une periode faste passée... Un parc tout propre, avec de l'herbe bien verte et des fontaines en eaux! ça faisait longtemps que je n'avais pas vu une place aussi fleurie et entretenue. Un certain respect des infrastructures publiques. Chivito=viande de Bouc. C'es la specialité culinaire de Montevideo. On fait aussi du bon fromage de chevre dans le pays ( un peu comme notre Sainte Maure de Touraine bien qu'il soit inegalable La place principale de la ville avec une tour mastodonte assez delirante, un peu comme la tour Barrolo sur l'avenue de Mai à Buenos Aires. Je reste d'ailleurs intimement convaincu qu'il fut un des architectes de ce gros lego. Sinon, vous trouvez pas que j'ai pris des joues? Londres-Paris 1908 photographié en 2007 à Montevideo, Uruguay Le porche de l'ancienne ville de Montevideo. d'un coté, la rue pietonne de la vieille ville. De l'autre la place principale et l'avenue 18 de julio. Elle semble avoir eté reconstruite ou bien deplacée, non? En tout cas elle semble factice La statue à l'efigie del senor Artigas, le San Martin des Uruguayens. Sa figure est sur toutes les pièces de monnaies avec pour devise: Que sean tan valientes como ilustrados. Il a donné l'independance au pays avec une armée de 33 hommes. D'ailleurs, il existe une place qui se nomme place des 33

 Il faisait si beau en ce dimanche que nous avons fait une pause sur la costanera. Les deux gamins prennent la pose de ce qu'on apelle ici les milanesas (= faire le poisson pané)  Une autre pose assez ardue realisée en exlusivité rien que pour vous par une personne dont je prefère taire le nom




On dit “mufa”*

16 10 2007

Que faire un beau dimanche ensoleillé à Buenos Aires? Faire un footing pour perdre quelques kilos superflus du à l’arret de la cigarette. Et bien nan, pas là non…ce ne sera pas pour cette fois! En fait, nous avions planifié d’aller visiter le quartier chinois de Buenos Aires (quartier  Belgrano, de la rue Montaneses à Juramiento). Oui, je sais ce que vous pensez: cela fait un an et demi qu’il est installé ici et il ne connait toujours pas le quartier chinois…la honte et tout et tout…Bah, oui. La honte. J’assume. Je suis pas tres chinois en fait. Du chinois, j’aime le parler, sa sauce aigre douce, son systeme wok et ses casse-têtes. Sinon bof. Bon, afin de palier à ma curiosité, une fois sur place, nous avons craqué sur des champignons tout jolis tout pleins ( un melange carabiné de hongos de pino, shitake, hongos rojos, jirolas et deux autres dont j’ai bouffé le nom). Nous les avons cuisiné avec des boulettes de soja et du riz basmati. C’etait super bon! Seulement voilà, l’histoire etait trop belle …Le drame arriva sans faire de bruit et sans crier gare. Les premières naussées ont debuté vers minuit, suivies de sueurs et entrecoupées de forts tremblements. Des “gargouillis estomacaux”  presageaient rien de bon pour les heures à suivre…Et la nuit du 14 au 15 octobre 2007 fut longue, tres longue croyez moi. 17 allées et venues aux toilettes. Les jambes en coton au levé du soleil, et un lundi entier au lit à maudire (en espagnol, restons classe s’il vous plait!) ces sales chinois sans scrupules et sans aucune règle d’hygiene dans leurs bordeliques cuisines insalubres… Cette mesaventure s’appelle intoxication alimentaire. Et c’est fou comment ça vous chamboule un bonhomme! Aujourd’hui, malgré une sensation de vide intense et une forte fatigue lancinante, je vais mieux. Tellement mieux que pour changer des pates à l’eau pour re-eduquer mon estomac, ce soir, ce sera relache: ce sera du riz. Afin de terminer sur un point positif, je peux dire que je connais enfin le quartier chinois de Buenos Aires.

 *mufa: argot. quelqu’un qui n’a pas de chance, porte poisse.




Rugby:Retournement de maillot…

13 10 2007

On ne la gagnera donc jamais cette maudite coupe du monde!!

(samedi):Vive la France   (dimanche):Vive les Pumas   (aujourd’hui): Vive le Tango ;-)




Dissuasion à l’argentine

13 10 2007

Grand fervant de polyvalence depuis ma tendre enfance (je passais du nutella à la gelée de coing en 12 secondes), je me deplace dans cette megalopole argentine selon mes envies et mes humeurs. Colectivo (maintenant que je comprend comment ça marche), subte (hors heures de pointe, un regal pour l’imagination), taxi et remises (vraiment peu cher et nombreux), à bicyclette noire et jaune (que je nomme chaleureusement “boubouille“), à pied ou encore en voitrue privée. Car oui chers amis, j’ai mon permis international et je peux prendre le risque de conduire en Argentine. Et risque n’est pas peu dire.

IL m’est arrivé à plusieures reprises d’être confronté dans ma recherche de place pour me garer à ce qu’on nomme ici les “placeurs”. Des Jeunes louches, voir tres jeunes et tres louches qui en toute impunité et illegalité vous autorisent à vous garer à tel ou tel endroit sur la chaussée (qui par definition hors reglementation speciale est libre de staionnement pour tous). Il est indispensable de leur dire “Merci” et vous promettent ainsi de la surveiller durant votre absence. Et là je commence à m’enerver car qui veut voler une vieille Taunus Marron defoncée modèle 1982 et en plus il faut leur donner de l’argent pour ce service suprême… Entre 2 et 10 pesos. Je n’enerve car dans 90% des cas, le soit disant placeur manque  à l’appel lors de votre retour. Et vous vous êtes encore une fois fait arnaqué de 10 pesos. Ne pas se plier à cette regle acceptée par tous vaudra à votre auto un traitement “chabalesque” assez dissuasif. Le pire c’est ce sentiment d’impuissance face à cette mini mafia des trottoirs argentins car la repression peut prendre diverses formes: rayure des portières, essuie glaçes en chou fleur, pneu crevé ou autre desagrément du même tonneau car ils ne manquent pas d’imagination les filoux.

Bon Match de rubgy France Angleterre. Entrainement gratuit ici   ;-)




Qu’on ne touche pas à Mafalda!

1 10 2007

Il n’y plus de respect, on chie vraiment sur tout. Apres m’être certes bien fendu la poire en decouvrant ces couvertures de Tremechan parues dans le journal Libe du 26 sept, je me sent rempli de scrupules car ces icônes de la litterature de jeunesse ont accompagné je ne sais combien de mes mercredi apres midi chinonais (apres avoir monté une terrible cote avec mon petit velo bleu pour me rendre à la bibliothèque municipale). Club des 5, Oui-oui et potiron et autre Tintin ont bercé ma jeune enfance et aujourd’hui, ces couvertures me froissent un chouillat et me font penser que tremechan doit vraiment être quelqu’un de tres mechant.

Tremechan libe du 26/09  Tremechan    Tremechan               Tremechan

Et à ce propos, ça fait longtemps que je n’ai pas eu de question philosophique. Alors en voici une: Je me suis souvent demandé pourquoi je n’ai jamais accroché à Picsou magazine quand j’etais petit. Par contre, ma mère s’arrachait les cheveux à ne plus savoir que faire devant ma collection de 12480 pif poche…Bah oui, c’etait un hebdomadaire. ;-)




La demesure argentine

27 09 2007

Les argentins exagèrent toujours tout, tout le temps. Genre melodrame à l’italienne. Et bien la nature aussi.
bonzai ricoleta 

C’est juste pour vous dire que cette fois, ça y est: il fait plus de 25° l’apres midi à Buenos Aires et que je suis enfin sorti en bermuda! Ca meritait bien une phototounette, non? ;-)




Jeu des 50.000

20 09 2007

J’ai deux trucs à fêter: La fin de la pluie sur Buenos Aires et le passage incroyable de ce petit blog des 50 000 visiteurs dans quelques heures… Ce qui n’est pas rien. Pour l’occasion je range mon parapluie bien au chaud et je vous concocte un petit jeu simplissime comme j’en ai la coutume. Encore faut il que le jeu soit à la hauteur de l’evenement, c’est-à-dire sympatoche, rigolo et pas trop brasse-neurone. Voici donc ce que j’ai pondu hier. Je vous montre ci dessous une serie de 5 photos sans rapport special entres elles. Le jeu est un classique: trouver l’intrus. Ces photos ont toutes un lien avec Buenos Aires, je vous le concède. Et pourtant une photo n’a cependant rien à faire dans cette serie… Reflechissez…A vous de me dire quelle est la photo intruse et surtout expliquer pourquoi (histoire de se fendre la goule un peu)!  Et comme je suis bon, je vous lache déjà un premier indice pour demarrer:  Le soleil s’est enfin levé. Et pour ceux qui se poseraient la question, la dernière photo c’est chez moi dans microcentro. ;-)

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1-le reglement de ce jeu est consultable sous scellé dans mon frigo. 2-jeu gratuit sans obligation de gagner. 3-En cas d’egalité, un jury competent (moi et mon chat) determinera le vainqueur selon des critères totalement arbitraires. 4-Tous les postulants sont priés de laisser une adresse mail viable pour la communication future du lot. 5-Le choix du gagnant sera communiqué via ce blog de manière plus qu’aléatoire et en tout despotisme 6-Tout litige ne sera evidement pas pris en compte 7- Merci à tous et bon jeu .   




Grenouillades

11 09 2007

En l’espace de deux jours 5 heures et 35 minutes, Buenos Aires joue au yoyo avec le thermometre. Nous sommes effectivement passé d’un pic de chaleur (31° C Samedi apres midi à mon petit bonhomme meteo à coté) à une temperature de 17°C au moment ou je tapotte le clavier. C’est-à-dire d’une precoce moiteur chaude et étouffante à un temps gris et couvert limite crachin breton entrecoupé par deux orages nocturnes: un sec et un bien arrosé. De quoi faire prendre un efferalgant à Evelyne Delhia.  Et de l’expectorant pour moi car depuis que je ne fume plus, mes petites bronches sont devenues extremement sensibles en amerique latine et je choppe toutes les saloperies qui passent sous mon petit nez, déjà tout rougi et irrité à force de me moucher. Donc, je pousse un coup de gueule: Je ne suis pas venu à Buenos Aires pour mettre mon ciret jaune, ni pour aller à la chasse aux escargots! l’été pourri, c’est en France pas ici! Et la neige, souvenez vous, c’etait y a pas si longtemps la neige à Buenos aires…Nan nan, ça ne va plus. Je fait une hippoétéitite aigue. Avec mes deplacements  Argentine/France, c’est le troisieme été que je rate. Pas pris de bain de soleil dans un  hamac avec un cocktail à la main depuis 2004! J’ose esperer que ce choc thermique s’appelle  l’orage de Santa Rosa et qu’apres la plui