Lueur et lucidité

28 03 2008

Mon depôt de plainte et  la lettre de contestation sont déjà sur le bureau du service litige et contentieux du siège de ma banque à Paris. Un document interne me fut envoyé par fax et rajouté au dossier afin de chiffrer le sinistre en insistant sur toutes les transactions contestées avec les lieux et noms des commerçants concernés par l’usurpation et l’usage de ma carte Visa. Ma conseillère de Chinon m’avouant que je devrais patienter environ trois mois pour obtenir une reponse, je trouve le delai assez raisonnable pour ma “survie” ici. Voilà pour la partie Française.

Maintenant–et c’est là que je me dis que dans mon malheur j’ai de la chance–le gerant du Panamericano ou j’ai le simple statut de stagiaire en ce moment, m’a incroyablement proposé d’user les compétences du service juridique de l’hotel et à l’heure ou j’ecrit ce post, un bureau d’avocat contracté à l’année par ce grand hotel est en train d’elaborer une action en justice en ouvrant un dossier à mon nom dans l’objectif de plaider pour un remboursement integral et un dedommagement pour prejudice moral. Si un responsable il y a dans cette affaire, ce sera certainement l’agence de banque Supervielle ou la carte fut avalée et soit-disant “recrachée” sans aucune surveillance de la banque  (pour vous donner le ton: la camera de surveillance est une fausse!). Mais egalement le centre Banelco , responsable de l’entretien et du bon fonctionnement de ses machines. Aussi l’operateur qui m’a repondu au telephone devrait egalement venir se justifier à la barre pour justifier son incompétence et ses consignes plus qu’evasives, enregistrées sous un numero de transaction que je garde precieusement au cas ou la conversation aurait été enregistrée…

Voilà donc les news. Apres l’abattement, la hargne. Ca va chier, je vous le dit.

 Je tiens bien sûr à vous remercier pour votre gentil soutien et vos mots d’espoirs. Chacun, à sa manière a su me remonter le moral. Merci

Je vous tiens informé.




Un vol presque parfait

17 03 2008

La folle usurpation d’une carte bleue française en Argentine un samedi apres midi ensoleillé. Non, ce n’est pas le resumé du prochain polar de Jim Thompson mais bel et bien ce qui m’est arrivé ce week-end à Villa Urquiza, quartier ouest de Buenos Aires. Decidemment, j’en rate pas une en ce moment… Ma seule et unique carte bleue s’est faite cruellement avaler par le guichet automatique d’une banque fermée le week-end. Pas gloop donc. “Su tarjeta no fue bien leida, cajero fuera de servicio”, un clavier numerique bloqué et c’est la fin du monde. Ca m’apprendra à vouloir retirer des pesos quand l’euro est fort pour gagner quelques centavos. Un peu paniqué, effaré et impuissant, j’appelle le centre du reseau “Banelco” et on me demande le numero de la transaction sur le ticket alors que je n’avais même pas eu le temps de taper mon code sur la maudite machine gloutonne! Le type au bout du telephone portable, m’ecoutant avec difficultés dans cette rue tres bruyante, s’enerve  de mon incompetence linguistique. J’essaie de rester stoic. Une gentille jeune dame derrière moi me vient en aide et le type finit par me donner un numero d’operation que je devrais montrer au guichetier de la-dite banque lundi matin des 10h avec un document d’identité pour me faire restituer la carte… Bon, je tache d’oublier cette mesaventure et de profiter tant bien que mal de mon Dimanche…Pas evident. Lundi matin, 9h56, Luis et moi trepignons devant la porte de la banque. Nous rentrons et Luis explique les faits, le type va ouvrir le dos de la machine pour fouiller et constate que la carte bleue n’est pas là. Il revient nous dire qu’il est probable que le distributeur l’ai recraché un peu plus tard et que quelqu’un l’ai usurpée. Portez plainte, et faites opposition. Au revoir.

Apres, je ne me souviens plus…mes jambes ont flageollé…brouillard…rien que de penser que  ma carte a pu être impunement utilisée tout le week-end durant pour regler des transactions frauduleuses, piller tous mes comptes, decouvert faramineux, ect…bref, la totale. Quand je délire, je ne fais pas semblant. J’appelle illico ma banque à Chinon pour faire opposition, qui est bien entendu fermée le lundi. Je tente la centrale nationale et l’operatrice me reconforte un peu en m’assurant que ma requête est immediatement prise en compte et me confirme qu’aucune transaction n’a eté passée entre samedi et lundi sous reserve d’operations non comptabilisées. Ouf, je respire un peu mieux.

Voilà, un week-end bien agité. Une carte bleue à mon nom court en ce moment en Argentine, je consulte mes comptes toutes les 5 minutes afin de constater une eventuelle filouterie. Car en Argentine, on fait rarement les choses à moitié. 

Touchons du bois.




You’re welcome!

4 03 2008

“Hotel Panamericano Buenos Aires Buen dia, habla Clément. Le puedo ayudar?”

Une phrase standard sobre, classique mais neanmoins élegante lorsqu’on met une petite touche d’accent français dans une voix chaleureusement posée. Voilà, ça y est: Les vacances sont belles et bien finies… Et parce vous êtes des grands curieux, je vous autorise à venir me faire un petit coucou au boulot en semaine entre 7 et 13 heures à la reception de l’hotel. Vous pouvez aussi consulter la page de ce palace et reserver votre chambre pour des prochaines vacances, why not?  ;-) 

Bon, je vous laisse. J’ai une sieste qui m’attend là car un reveil à 6 heures tous les matins, ça calme.

a plus les loulou.




Coquillages et crustacés!

22 02 2008

Mar del Plata, c’est bondé de decembre à fevrier, normal puisque c’est l’été:

On est sous le parasol vert et blanc, mais siii, là!!! Je vous epargne une vue frontale de mon ventre..

Ne comptez pas les parasols, c’est impossible. J’ai tout de même pu jouer aux ombres chinoises sur un petit metre carré de libre sur la plage afin de vous epargner une rencontre frontale avec mon gros ventre ;-)

 Le renault Sandero essayé par Clément  Mes 4 copines de plage. 

Sinon, je vous presente mes 4 copines voisines de plage, assez pipellettes à dire vrai mais rigolotes… Sinon, dans le même genre info croustillante du jour: Vous avez remarqué la casquette? Je suis allé essayer la Renault Sandero et on m’a gentiment offert ce couvre chef saillant pour me remercier de ne pas l’avoir emboutie à un carrefour. Je ne sors plus sans ma gapette Sandero maintenant.

Ma première journée à la plage fut donc à la hauteur de mes esperances: glandouille totale. Un petit bemol cependant: le vent detruit toute tentative de paté de sable…pff!

Bye bye.




Vos retraits en Argentine.

14 02 2008

Mon relevé de banque pour un retrait effectué en Argentine la semaine dernière me dit:

RETRAIT CARTE BLEUE VISA
CALLE 51 635 ARLA PLATA
300,00ARS 1 EURO = 0,214233   soit 64,27 euros
 

FRAIS COMMISSION RETRAIT
CALLE 51 635 ARLA PLATA  4,02 euros de frais pour ce retrait de 64,27 euros (300 pesos)
 


 

           Beaucoup de lecteurs me demandant des eclaircissements concernant les retraits et les frais de commissions bancaires en Argentine, j’ai donc mené ma petite enquête.

           Primo, sachez que vos retraits avec la Visa simple ou premium sont plafonnés à 300 pesos à chaque transaction depuis l’an passé, mais vous pouvez les cumuler X fois selon l’accord convenu avec votre banque. En theorie, les autres (Amex, Mastercard, cyrrus) ne souffrent d’aucun plafond mais comme les distributeurs automatiques sont souvent vides, le desagrément reste le même. Deuxio, sachez qu’a chacun de ces retraits de 300 pesos, et quelque soit le type de carte utilisée, on vous prelevera entre 4 et 6 euros de frais de commission selon les conventions bancaires….Et oui, c’est là que ça fait mal. N’essayez pas de ruser, ces frais sont en partie fixe à 80%, le restant etant inevitablement proportionnel au montant retiré. Les banques argentines taxant le moins sont HSBC, Banco Nacion et Banco Patagonia. Elles appartiennent au reseau Banelco, et non Link. Vous pouvez bien sûr obtenir plus de 300 pesos et ne payer qu’une seule fois la commission en vous presentant directement le matin au siege des dites banques avec votre passeport et votre carte bleue au guichet mais vous devrez poireauter 1 heure. Changer vos euros en agence etant moins avantageux, il vous faudra amortir cette commission inevitable  en achetant des nippes pas chères, de la bouffe mega bonne ou encore des jolis bijoux pour la Saint Valentin …en argentin  ;-)  !

à bientôt.  




Le Sandero Luminoso!

4 02 2008

                                    Je la trouve assez chouette pour du bas de gamme!  

Buenos Aires, 15h34: Je l’ai vu…Un engin ambulant non identifié surgit fougueusement parmi les autres bolides avenue Corrientes. C’est la Renault Sandero. Elle est là, devant mes yeux. Je trouve le moment solennel car je suis un des premiers à la voir en circulation…Luis (à l’affut de la petite citadine  pour faire ses adieux dechirants à sa Taunus 1982) ne semble pas trop gené par son design grossier, ni par la niche low-cost de Renault. Nous sommes donc les tout premiers cobayes du deuxième effet Logan. Apres ces quelques secondes de reflexion de haute volée (= du genre à quand le break Sandepet, pourquoi des phares aussi gros, qu’est ce qu’il fait chaud aujourd’hui  et tout et tout…), je trouve l’idée tres futée pour le marché argentin, dont le parc auto s’est vraiment transformé en deux ans. De plus, une mefiance devant l’epargne ajoutée à un desir de consommation immediate exacerbé par la prevision d’une eventuelle nouvelle crise economique contribuera certainement au succes de cette voiturette à moins de 40000 pesos (8000 Euros le modèle basique). Bye bye les vieilles renault 12 pourries, les 504 cromagnones et autres dinosaures de chez Lada. L’heure est aux Ford Ka vertes, Gol noires, 206 metallisées. Car il faut etre tendance… Ouf!
Elle est fabriquée à Curitiba au Bresil depuis decembre, son delai de livraison reste encore un mystère et pour ceux qui voudraient en savoir plus sur ce bijou bas de gamme, sachez que j’irai l’essayer à Mar del Plata* chez le concessionnaire Renault. je vous posterai la photo et mes impressions!

*: Retrouvez Clément en direct de Mar Del Plata du 21 fevrier au 03 mars! :-) ( Bah, c’est juste histoire de prolonger un peu les vacances… ).