Bel, j’adore

3 04 2008

L'BEL, encore une marque louche qui use de la french touch...  Cette marque vous est inconnue?! Ne vous inquietez pas, je viens egalement de la decouvrir. Installée à 70% en Amerique Latine, cette marque de cosmetique cartonne à Buenos Aires en exploitant un ron-ron marketing: rendre glamour, gloire et beauté un produit tristoune grace à une connotation frenchie. Ainsi, vous saurez qu’en Argentine des tas de marques usent et abusent de notre adjectif “bel”. J’ai déjà testé pour vous le chewing gum “beldent”, le shampooing “Plusbel” et ma conclusion est …bôf. Paris fait vendre et de tout et n’importe quoi. Mais curieux que je suis, je viens de visiter le site l’bel, et ô surprise: il existe une page en français , donnant vraiment l’illusion d’une marque frenchie.  Elle est certes bourrée de fautes orto-grafiques et de syntaxe terrifiantes mais elle a au moins le merite d’exister.

A plus, je vais me faire beau bel avant mon rendez-vous avec l’avocate. ;-)

 Parce que je le vaux bien.




Lueur et lucidité

28 03 2008

Mon depôt de plainte et  la lettre de contestation sont déjà sur le bureau du service litige et contentieux du siège de ma banque à Paris. Un document interne me fut envoyé par fax et rajouté au dossier afin de chiffrer le sinistre en insistant sur toutes les transactions contestées avec les lieux et noms des commerçants concernés par l’usurpation et l’usage de ma carte Visa. Ma conseillère de Chinon m’avouant que je devrais patienter environ trois mois pour obtenir une reponse, je trouve le delai assez raisonnable pour ma “survie” ici. Voilà pour la partie Française.

Maintenant–et c’est là que je me dis que dans mon malheur j’ai de la chance–le gerant du Panamericano ou j’ai le simple statut de stagiaire en ce moment, m’a incroyablement proposé d’user les compétences du service juridique de l’hotel et à l’heure ou j’ecrit ce post, un bureau d’avocat contracté à l’année par ce grand hotel est en train d’elaborer une action en justice en ouvrant un dossier à mon nom dans l’objectif de plaider pour un remboursement integral et un dedommagement pour prejudice moral. Si un responsable il y a dans cette affaire, ce sera certainement l’agence de banque Supervielle ou la carte fut avalée et soit-disant “recrachée” sans aucune surveillance de la banque  (pour vous donner le ton: la camera de surveillance est une fausse!). Mais egalement le centre Banelco , responsable de l’entretien et du bon fonctionnement de ses machines. Aussi l’operateur qui m’a repondu au telephone devrait egalement venir se justifier à la barre pour justifier son incompétence et ses consignes plus qu’evasives, enregistrées sous un numero de transaction que je garde precieusement au cas ou la conversation aurait été enregistrée…

Voilà donc les news. Apres l’abattement, la hargne. Ca va chier, je vous le dit.

 Je tiens bien sûr à vous remercier pour votre gentil soutien et vos mots d’espoirs. Chacun, à sa manière a su me remonter le moral. Merci

Je vous tiens informé.




A poil Clément

20 03 2008

Je suis traumatisé…Mon compte bancaire a eté litteralement pillé en moins de deux jours par un sale pourri certainement genie d’informatique juste avant l’opposition sur ma carte. Des sommes inimaginables, des milliers d’euros dans les poches d’un inconnu que j’ai actuellement envie de tuer. Tuer car cela remet profondement en cause mes prochains mois en Argentine. Tuer car je n’ai aucun recours legal possible. Tuer car cet argent representait le financement de mes etudes avec de l’argent gagné à la sueur de mon front. Mon stage actuel etant payé 400 pesos par mois ( 100 euros), la vie m’est déjà impossible. En l’espace de quelques heures, une vie bascule: je me retrouve sans ressources, sans rien. Je me sens nu, traumatisé et impuissant. Rentrer en France? je sais pas, ce serais bête car mon diplome est pour decembre. Tout est flou, je ne sais vraiment pas quoi faire. Tout s’effondre.




Un vol presque parfait

17 03 2008

La folle usurpation d’une carte bleue française en Argentine un samedi apres midi ensoleillé. Non, ce n’est pas le resumé du prochain polar de Jim Thompson mais bel et bien ce qui m’est arrivé ce week-end à Villa Urquiza, quartier ouest de Buenos Aires. Decidemment, j’en rate pas une en ce moment… Ma seule et unique carte bleue s’est faite cruellement avaler par le guichet automatique d’une banque fermée le week-end. Pas gloop donc. “Su tarjeta no fue bien leida, cajero fuera de servicio”, un clavier numerique bloqué et c’est la fin du monde. Ca m’apprendra à vouloir retirer des pesos quand l’euro est fort pour gagner quelques centavos. Un peu paniqué, effaré et impuissant, j’appelle le centre du reseau “Banelco” et on me demande le numero de la transaction sur le ticket alors que je n’avais même pas eu le temps de taper mon code sur la maudite machine gloutonne! Le type au bout du telephone portable, m’ecoutant avec difficultés dans cette rue tres bruyante, s’enerve  de mon incompetence linguistique. J’essaie de rester stoic. Une gentille jeune dame derrière moi me vient en aide et le type finit par me donner un numero d’operation que je devrais montrer au guichetier de la-dite banque lundi matin des 10h avec un document d’identité pour me faire restituer la carte… Bon, je tache d’oublier cette mesaventure et de profiter tant bien que mal de mon Dimanche…Pas evident. Lundi matin, 9h56, Luis et moi trepignons devant la porte de la banque. Nous rentrons et Luis explique les faits, le type va ouvrir le dos de la machine pour fouiller et constate que la carte bleue n’est pas là. Il revient nous dire qu’il est probable que le distributeur l’ai recraché un peu plus tard et que quelqu’un l’ai usurpée. Portez plainte, et faites opposition. Au revoir.

Apres, je ne me souviens plus…mes jambes ont flageollé…brouillard…rien que de penser que  ma carte a pu être impunement utilisée tout le week-end durant pour regler des transactions frauduleuses, piller tous mes comptes, decouvert faramineux, ect…bref, la totale. Quand je délire, je ne fais pas semblant. J’appelle illico ma banque à Chinon pour faire opposition, qui est bien entendu fermée le lundi. Je tente la centrale nationale et l’operatrice me reconforte un peu en m’assurant que ma requête est immediatement prise en compte et me confirme qu’aucune transaction n’a eté passée entre samedi et lundi sous reserve d’operations non comptabilisées. Ouf, je respire un peu mieux.

Voilà, un week-end bien agité. Une carte bleue à mon nom court en ce moment en Argentine, je consulte mes comptes toutes les 5 minutes afin de constater une eventuelle filouterie. Car en Argentine, on fait rarement les choses à moitié. 

Touchons du bois.




Le lion est mort

13 02 2008

Je viens de l’apprendre. Henry Salvador est decedé, Zorro est parti rejoindre son pote Boris Vian là haut.

Un gros nuage noir dans mon ciel albiceleste aujourd’hui.