Un vol presque parfait

17 03 2008

La folle usurpation d’une carte bleue française en Argentine un samedi apres midi ensoleillé. Non, ce n’est pas le resumé du prochain polar de Jim Thompson mais bel et bien ce qui m’est arrivé ce week-end à Villa Urquiza, quartier ouest de Buenos Aires. Decidemment, j’en rate pas une en ce moment… Ma seule et unique carte bleue s’est faite cruellement avaler par le guichet automatique d’une banque fermée le week-end. Pas gloop donc. “Su tarjeta no fue bien leida, cajero fuera de servicio”, un clavier numerique bloqué et c’est la fin du monde. Ca m’apprendra à vouloir retirer des pesos quand l’euro est fort pour gagner quelques centavos. Un peu paniqué, effaré et impuissant, j’appelle le centre du reseau “Banelco” et on me demande le numero de la transaction sur le ticket alors que je n’avais même pas eu le temps de taper mon code sur la maudite machine gloutonne! Le type au bout du telephone portable, m’ecoutant avec difficultés dans cette rue tres bruyante, s’enerve  de mon incompetence linguistique. J’essaie de rester stoic. Une gentille jeune dame derrière moi me vient en aide et le type finit par me donner un numero d’operation que je devrais montrer au guichetier de la-dite banque lundi matin des 10h avec un document d’identité pour me faire restituer la carte… Bon, je tache d’oublier cette mesaventure et de profiter tant bien que mal de mon Dimanche…Pas evident. Lundi matin, 9h56, Luis et moi trepignons devant la porte de la banque. Nous rentrons et Luis explique les faits, le type va ouvrir le dos de la machine pour fouiller et constate que la carte bleue n’est pas là. Il revient nous dire qu’il est probable que le distributeur l’ai recraché un peu plus tard et que quelqu’un l’ai usurpée. Portez plainte, et faites opposition. Au revoir.

Apres, je ne me souviens plus…mes jambes ont flageollé…brouillard…rien que de penser que  ma carte a pu être impunement utilisée tout le week-end durant pour regler des transactions frauduleuses, piller tous mes comptes, decouvert faramineux, ect…bref, la totale. Quand je délire, je ne fais pas semblant. J’appelle illico ma banque à Chinon pour faire opposition, qui est bien entendu fermée le lundi. Je tente la centrale nationale et l’operatrice me reconforte un peu en m’assurant que ma requête est immediatement prise en compte et me confirme qu’aucune transaction n’a eté passée entre samedi et lundi sous reserve d’operations non comptabilisées. Ouf, je respire un peu mieux.

Voilà, un week-end bien agité. Une carte bleue à mon nom court en ce moment en Argentine, je consulte mes comptes toutes les 5 minutes afin de constater une eventuelle filouterie. Car en Argentine, on fait rarement les choses à moitié. 

Touchons du bois.




La maison Chorizo

8 02 2008

“Et là c’est la cuisine.” elle m’avait dit.

“Haaa, effectivement.” avais-je repondu, amusé par l’evidence. Car decouvrir que la presence d’un evier et d’un frigidaire dans une piece lui donnait le titre de cuisine etait une revelation rigolote. Je m’amusais de cette bienveillante visite orchestrée par une proprietaire prolixe en anecdotes sur ses aieux qui jadis construisirent cette etrange maison.

Sur le coup, j’avais trouvé l’endroit d’un interêt assez relatif. Ce fut quelques mois plus tard que, par curiosité, toute la charge culturelle et historique de cette demeure me sauta à la goulle lorsque l’on m’apprit que j’avais visité un symbole d’architecture argentin: la maison saucisse. ( la casa chorizo).

Casa chorizo de Junin, un symbole argentin   Plus elle sont vieilles ( les maisons!), plus elles sont belles. 

Grace à mes studieuses recherches sur le sujet, je me rendis compte que cette anodine maison possède la particularité d’offrir une grande flexibilté d’usage et d’adaptation selon les gouts, le niveau social et economique du foyer. Les murs de briques rouges jusqu’a ses plafonds hauts faits de torchis et de poutrelles de bois supportent un toit “terrassé” sur la totalité de sa surface. La seule et unique porte d’entrée, perçée de deux montants vitrés semi ouvrables sur la rue, permettent de ventiler le couloir jusqu’au patio interne. Les pièces sont rudimentaires et la cuisine est construite dans un coin du patio, eloignée par commodité du reste des pièces de vie. Il est frequent de trouver deux ou trois pièces adjacentes au couloir central sans lumière naturelle, sans fenetre ni aeration.

Cette decouverte inouie m’a fait tombé amoureux de la casa chorizo. Il en reste encore quelques unes originelles dans l’interieur du pays, dans les quartiers populaires. Je sais déjà que quand je serai grand, j’en aurai une. Elle sera comme celles que construisaient les premiers immigrants italiens en 1820, comme ça:
 

Faut voir large dans la vie!

Et même que je mettrais peut-être du parquet dans le salon, je ne sais pas encore, j’hesite.




Y a personne?

6 02 2008

En Argentine, vous le savez, on vit dehors…Partout ou il n’y a pas de toit est, par definition, un terrain privilegié pour rencontrer les argentins.  Vous les trouverez là, assis sur leur banc fetiche le soir sur leur perron, philosophant sur tout et n’importe quoi. Et ne croyez pas que ce soit l’affaire de cinq petites minutes et hop on se lève faire autre chose…Non, non, non. Le banc –au meme titre que le maté, le tango et l’asado– est chose serieuse chers amis, il se merite. Il faut être fin stratège à la posée du popotin. Il y a des heures à respecter, des regles à suivre comme introduire le sujet de conversation, surencherir, argumenter, paraphraser, illustrer, faire des mimiques, synthèse et conclusion… Tout un art…Et ensuite vous lacherez un gros “Merde!!!”  “Saperlipopette!!!” car 3 heures se sont ecoulées et vous êtes à la bourre. Moi j’adore, surtout à l’ombre car on frôle les 30° en ce moment.  Je me declare king of the Banc-Attitude en attendant la rentrée de mars. Comprenez roi de la Paix,  Sérénité et Glandouille totale. Cela devrait etre remboursé par la securité sociale tiens.

Quelques bancs d’ici et d’ailleurs, dont certains ont eu l’honneur de connaitre mon seant:
banc 1   banc 2
banc 3   banc 4
               banc 5   banc 6

 Je fais un collector ;-)




7 à Salta

22 01 2008

Nous sommes arrivés comme prevu à Salta la linda. apres une belle et agreable visite de cette ville qui embaume l’histoire coloniale à chaque recoin de rue, nous etions fatigués ce lundi soir vers 22 heures. Fatigués mais neanmoins satisfaits d’avoir debusqué une petite perle de chambre d’hôtes chez un gentil monsieur, professeur à la retraite vivant avec ses 4 grands fils et à quelques blocs de la place 9 de julio et du coeur de Salta. Une bonne douche apaisante pour parachever cette journée oisive s’imposait donc. Seulement voilà: le drame…En sortant de la douche, j’ai glissé sur un sol carrelé et mouillé de la salle de bain, ma tête cognant fortement contre le lavabo, qui a eclaté en mille morceaux d’ailleurs. Sang, peur, affolement et serviette compressant la plaie avec le proprietaire du gîte, Sylvie et un de ses fils pour se rendre au meilleur hopital de la ville en 5 minutes. Je suis pris en charge immediatement, affaibli par l’hemorragie et au final, 7 points de suture sur le sommet de mon crâne. Monsieur Guzman, le proprietaire, s’est gentiment chargé d’aller chercher mes medicaments et a tout mis en oeuvre pour que mon allitement soit le plus confortable possible. Je vais lui offrir quelque chose en profond remerciement. Voilà voilà. Un controle de la plaie me sera faite mercredi soir et les 7 fils devraient etre retirés dans une dizaine de jours. Donc, je n’irai pas à San Pedro de Atacama au Chili voir les salars et les geysers. Non, je n’irai pas non plus a humahuaca, ni à la frontière bolivienne. Non. Retour direct à Buenos Aires le plus tôt possible, c’est à dire Jeudi apres midi pour me reposer et me remettre de ces emotions fortes. Pour me consoler, je me dis que j’ai vu des paysages et des gens magnifiques et que j’ai parcouru les 2/3 de ce que j’avais planifié initialement. Ainsi, Sylvie poursuivra seule l’aventure d’orenavant.

Ceci ne m’empeche pas de vous faire partager mes chichés “d’avant drame”:
balcons en bois a chaque paté de maison.   Le télepherique de Salta. Pour 12 pesos, vous grimpez au cerro san Bernardo surplombant la ville. On l'a pas fait car on dit ici que c'est pas top top.
La biere Salta, la biere qui se boit des la mañana!   Qualité et pas cher: si vous le croisez, n'hesitez pas!
Encore un joli petit balcon et un pseudo gaucho qui pose en premier plan. Il y a même le drapeau de la province de Salta au dessus de lui!   La cathedrale aux allures bonbon du pays de Barbie. Elle est tres belle.
Non, je ne vois rien.   comment garder son âme d'enfant. Il y a 4 petites statues sympa sur la place 9 de julio.
tel chien, tel maitre...toujours sur la 9 de julio. Visiblement, les Saltenses n'aiment pas la patate...

Je sais pas pourquoi mais je sens que mon prochain post vous parlera de betadine et de tulle gras…

A bientôt les amis.




Cafayate 2/2

20 01 2008

Comme je vous le disais, nous avons fait confiance au rabateur bolivien sur la place pour une excursion “hors circuit et hors milieu”. Nous sommes donc allé passer un chouette apres midi dans la quebrada de la concha s’etirant sur 50 km et dont les plus beaux sites portent des noms laissant l’imagination gambader: ” La gorge du diable”, “l’amphiteatre”, “le petit renard”, “les fenetres”, “le chateau”, “l’obelisque” sont quelques uns des noms allegoriques de ce canyon magnifique. Il faisait beau, il faisait chaud, il faisait de quoi boire deux litres d’eau.

Enjoy!
Mon deuxieme lama! donnez lui du maiz, il se fera tout doux pour la pose photo!  Quelle palette de couleurs!
les pots en terre cuite tout droits sortis des fours aussi en terre cuite. beaucoup d'artisants locaux proposent de jolies choses sur le bord de la quebrada   Ces objets sont laissés en hauteur dans les fours a bois afin que la fumée leur donnent cette teinte noiratre brillante.
ici, ce sont les chateaux...mais si, mais si, un effort d'imagination!  lui c'est le petit renard. L'origine de son nom provient du grand panorama qui permet de tout voir, mais aussi a l'endroit ou les indiens, rusés, avaient caché l'or avant que les colons ne leur volent.Si les nuages couvre la cime, la nuit sera fraiche!
posez un caillou sur les nombreuses pyramides sur votre chemin. Croyance indienne en offrande a la terre mere.   On dirait des berlingots, des callissons!!!

la garganta del diablo. la roche est en oblique, une caisse de raisonnance terrible
Le lendemain, direction Les ruines de Quilmes qui se trouvent environ a 50 km au sud de Cafayate et un bus local vous depose a 5 km du site…..a 6 heures du mat’….Une bonne petite marche a l’aube un dimanche matin, c’est toujours bon pour la santé! Pour changer du bus au retour, nous avons preferer rentrer en faisant du stop: Nous sommes arrivés a Cafayate dans une betailliere car on est comme ca nous, on n’aime pas la routine. Pour la petite histoire, les indiens de Quilmes ont resisté a l’envahisseur espagnol pendant 130 ans. Une sorte de village gaulois d’asterix et obelix car les derniers indiens d’argentines provenaient de Quilmes. Fiers et integres, ils preferaient se suicider familles entieres des hauts canyons plutot que de se laisser vendre leur ame au diable. Les derniers 3000 survivants furent envoyes a pied a buenos aires et ne furent que 300 a arriver la bas. Ils furent parqués dans la peripherie de buenos Aires, et donnerent le nom de leur village en souvenir a cette nouvelle prison: Quilmes.
 Des terrasses, des labyrinthes: une cité bien organisée   laissez vous guider par ces petits couloirs tres etroits 
 Mon pote l'ane, egalement intrigué par ces ruines.   Vestiges de la cuisine et de l'economat.
Entrez, vous chiquerez bien un peu de coca avec nous?   Un ancien puit indien. J'ai regardé dedans: il y a toujours de l'eau!
Retour a Cafayate en betailliere...Bah oui, ca change du bus! et voila. 2 jours a Cafayate bien remplis.

Depart demain pour Salta, a l’aube et sur les  chapeaux de roue.




Cafayate 1/2.

20 01 2008

Une ville de la cordillere qui ressemble a nos bords de mer en été. Oui, bienvenus a Cafayate: Paisible, tranquille et remplie d’argentins en week-end installés aux nombreuses terrasses des bar de la place. Victime de sa douceur de vivre, Cafayate devient surpeuplée durant la haute saison et perd un peu de son ame, son charme colonial se trouvant souvent tagué. En ce qui nous concerne, on a un peu eu du mal a trouver un hotel because arrivée vers 14 heures mais la tenacité paie toujours. Une petite chambre sans pretention fera l’affaire. On y reste deux nuits puisqu’on sait deja que nous irons visiter la quebrada de las conchas et les ruines de Quilmes. Le truc rigolo dans cette petite ville est que les gens se deplacent a velo! Une petite ile de ré a 1600 metres d’altitude. Apres avoir sondé les agences et les diverses excursions, nous vous suggerons un bon plan: Au lieu de payer une agence pour vous rendre a la quebrada, pourquoi ne pas attendre vers 14 heures au point touristique sur la place centrale le petit bolivien qui vous propose un tour a 30 pesos par personne jusqu’a la garganta del diablo ( a 47 km) en minibus sous condition de  trouver plus de 7 personnes? Au debut, nous trouvions le deal assez louche mais au final, nous avons beneficié d’un circuit commenté par un autochtone  tres sympa, avec seulement  4 personnes a bord de sa kangoo, du luxe je vous dit! Faites leur confiance, ils sont tres pro. La casa de l’empanadas, a 2 blocs de la place, est egalement a voir: des empanadas garnies de plein de bonnes choses, des humitas et des tamal a tomber par terre apres avoir ecrit un petit mot sur le mur du resto! ce que nous avons fait bien sur .-)  Et vous savez quoi? on vend de la feuille de coca ici!!! C’est la premiere fois que j’en vois… On essayera peut etre dans les prochains jours, par curiosité. Voici donc les photos de la ville de Raymond Poulidor:
Devant la place centrale, Une eglise coloniale avec 5 arches en facade et ses cloches qui sonnent langoureusement toutes les heures.  Ici, on tisse la laine de lama, de chevre et de vigogne. L'odeur y est apre...Bref, ca sent le bouc.
Des velos partout! Pas trop cher a la location, on verra si on est en forme a se faire le rio colorado....Il parait qu'on peut s'y baigner dans les cascades!  Une demonstration de folklore Saltense. Tenue traditionnelle avec la
Au hasard des rues, un petit monsieur avec son livre sur Salta....Un beau symbole de cette ville cycliste.   En plus d'objets en terre cuite, l'osier est une des specialités de la province. Les vignes de vin blanc serrées au pied de la cordillere. Une beauté. Saviez vous que seulement 8 proprietaires se partagent la production du vin ici? Don David et echard semblent les plus reputées.  Des velos partout, pour tous les ages!C'etait plus fort que nous! Une coutume de la maison. Bien sympatique
Voila pour le survol de la ville.




Tucuman…

20 01 2008

…ou le berceau de l’independance argentine.

Enfin arrivés a Tucuman avec une seule petite heure d’attente a la Rioja, c’est ce qui s’appele une connexion risquée mais chanceuse! Ainsi, ce fut vers 14 heures que nous decouvrons une ville assez pauvre, sale et tristounette des que l’on s’eloigne des quartiers alentours a la plaza independencia. Beaucoup de maisons en decomposition, louches et coins limite safes. Un monsieur m’avait prevenu a la terminal de bus qu’il pleuvait en general l’apres midi, et il avait raison: les premieres grosses gouttes chaudes on commencées a tomber vers 15 heures….Et oui, comme on dit par ici, les cactus etaient en fleur, ca ne trompe pas. Un stop d’une seule journée donc nous a amplement suffit pour visiter la casa de la independencia, passer par le parque centenario 9 de julio, et lever la tete car a San Miguel de Tucuman, il vaut mieux lever les yeux pour apprecier la beauté de la ville. Surtout l’eglise San Francisco, une perle. La preuve en photo, explication en passant la souris dessus:
Musée Casa Padilla, ancienne demeure de style italien, devant la place. Aujourd'hui un musée d'objets, azuleros, porcelaines autour de 4 petits patios paisibles.    l'eglise San Francisco: Classée monument historique. Une parie du couvent servit d'infirmerie pour les blessés de la bataille de Tucuman en 1814. Periode de guerre intense durant deux ans pendant laquelle le gouverneur de la province avait instauré un couvre feu a 22 heures en ville
casa de la independencia. Ici fut signé le traité d'independance de l'Argentine le 9 juillet 1816 apres les victoires de San Martin sur les colons...Bien avant les guerres intestines entre unitaristes et federalistes. la Galerie de plaques et d'hommages: tres impressionnant. Tout corps de metiers, de communautés argentines, d'institutions et de grandes figures rendent hommage a cet acte sur trois pans de mur. environ 50 metres!
Salon de la jura de la indepedencia. Le mobiler est d'origine. Tout le reste fut transferé au congres de Buenos Aires. Sur les cotés vous notez tous les acteurs de la premiere assemblée. Un temps gris sur une coupole de ceramique. Oui, a Tucuman il faut lever la tete.
Depart a l'aube de Tucuman vendredi matin avec le bus Aconquija, le seul qui desserve Cafayate...En attendant, je profite de la télé avec les petits...1 pesos les 15 minutes! Voila, direction Cafayate et les quebradas!




Le parc Ischigualasto…

17 01 2008

… Ou le jour ou j’ai marché sur la lune.

La decision de rester 3 nuits à San Augustin de la vallé Fertil fut rapidement prise: L’hotel Dona Zoira est calme, le village charmant de 4000 gentils habitants est enclavé dans la pre cordillère, les maisons sont tres colorées, le lac artificiel rapelle au touriste les fjords de Norvège et les cactus mettent du relief aux patios: une “slow town” regénèrante qui nous permet de nous ressourcer 24 heures avant de repartir vers la moiteur exponentielle du Nord Ouest. Nous prendrons le bus vendredi matin tres tôt (3h!!) pour la rioja afin de pouvoir enchainer sur Tucuman dans la soirée.

A San Augustin, nous nous faisons d’orenavant appeler Igor et Griscka, ou encore les freres Amstrong car nos petits petons ont foulé le sol lunaire et sulfuré de la vallé de la luna. Impressionant de beauté et d’etrangetés minerales. Le guide a dit ( et encore une fois en espagnol: je faisais le traducteur pour Sylvie) que la formation initiale du sol provenait d’une sedimentation continentale de la periode du Triassique et du Cretacé ( pour les incultes, ce sont les periodes juste avant le Jurassique et nos volcans d’auvergne) soit 50 millions d’années. Periode durant laquelle les gentils dinosaures vivaient tranquilles jusqu’a la brusque formation de la Cordillère, qui fossilisa et petrifia tout sur son passage. Voilà, c’etait l’instant culturel de ce post… Sous nos pied, les plus vieux dinosaures de la planète font dodo. On se trouve ainsi tres petit devant d’immenses champignons de pierres defiant l’equilibre, des boules sorties du sable, des canyons rouges, vert, jaune ou marron selon l’oxidité des metaux ( fer, cuivre, cobalt…). Un decor digne de la guerre des étoiles. Il y avaient aussi pas mal de Guanacos — les biches des deserts — mais elles sont trop nerveuses pour faire de bon clichés: Elles sautent partout et sont peureuses. Tant pis, j’aurai ma revanche avec les Pumas et les serpents  ;-)   .

 Bon, aujourd’hui c’est repos et il me faut trouver une bonne âme qui puisse laver mon linge… Et voici comme promis les photos:
La Place principale de San Augustin. La pre cordillère en toile de fond  Des petits commerces ( qui n'ouvrent que de 8 à 12 h et de 18 à 21h) devant des caniveaux provenant directement du lac artificiel permetant une irrigation constante des terres.
SI cactus fleuri, arrive la pluie ( et c'est vrai..)   Les parc nationaux du colorado n'ont qu'a bien se tenir. Si on s'approche, on trouve des feuilles fossilisées de plus de quelques millions d'années.
Rodin, un peu dans la lune, qui pense.   Autre dicton ( cette mygale mesure une main!!): Quand sortent les araignées, la pluie va arriver.
Un desert blanc, impression etrange et un vent limite oppressant font le decor de ce parc   Le melon de San Juan, ca vous gagne!
Le champignon fait plus de25 metres de hauteur, sur une montagne rouge en arriere plan.

Prochain post de Tucuman, Cafayate ou Salta…A plus.




Cordoba, la rivale

13 01 2008

Rivale eternelle avec Buenos aires, Cordoba est un grand centre universitaire, industiel et commercial ( tout de même 1.200.000 âmes). Tres visitée par les argentins, elle semble boudée à tort par les etrangers: Tant mieux car nous n’avons pas eu de difficultés majeures à degoter un petit hotel. Nous avons fait un tour de la ville sous un etrange silence du en partie à deux phenomènes: D’une part, le week-end les habitants fuient la ville pour la “sierra”, le coin des quintas; et d’autre part, tout le monde est au bord de la mer en ce moment. C’est un regal de visiter Cordoba dans de telles conditions ( avec une bouteille de 2 litres d’eau bien sur). Nous sommes ainsi allé flaner dans ses 4 grandes rues pietonnales tres vertes, puis une visite du quartier Jesuite dont l’eglise de la compagnie jesus en fait partie, la place san Martin (pour changer!), le cabildo et ses anciennes geoles coloniales puis un detour vers la cañada, le canal caracterisant la ville qui traverse Cordoba d’Ouest en Est. Voilà pour la visite de ville. Tout peut allegrement se faire à pince en une journée.

Nous sommes ensuite allé visiter le “parc des Condors“, un canyon classé reserve naturelle regionale à 120 km de la ville ou, selon les dires des cordobeses, les condors surgissent et deploient leurs ailes souvent vers 9h du mat pour rechercher les eventuelles proies ou se laisser porter par lers courants chauds. reveil à l’aube donc…..Finalement, apres avoir dormi un peu dans le bus (2h30 de trajet), cette excursion s’est averée etre un joli moment, avec de belles photos, un bol de nature, un coup de soleil  et un trekking de 10 km. Comme nous ne savions pas l’heure exacte du bus pour le retour, nous avions decidé de pimenter les choses: retour en stop! Un jeune comptable public de Cordoba, lui aussi en ballade dans le parc, nous a ramené jusqu’au perron de notre hotel! Apres on dira que les argentins sont pas sympa. Petite douchette et direction la gare routiere pour la suite des aventures. Depart à 23h pour San Juan et nuitèe a San Augustin de la Vallée fertile.

Bon, je vais monter dans le car sous peu et mes paupieres sont lourdes, tres lourdes….Oui, je manque de sommeil, ca devient preocupant… Voici les photos du jour:
 Indianna Jones au pays des arbres à boules. Cette plante à un nom latin à coucher dehors, pour moi ce sera arbre à boule!.   cordoba, la place San martin à gauche. La cathedrale à droite avec en premier plan le cabildo de Cordoba ( la mairie et l'office du tourisme) 
 lama ou vigone? that is the question.
 Oui, je ne maitrise toujour pas le retardateur de mon appareil photo1
 Un arret durant le trekk du canyon des condors. On s'est tapé 20 km...
  Rentrer à Cordoba, à environ 120 bornes? pas de soucis: le stop et sylvie bombant le torse.
Un roi majestueux se laissant porter par les vents, un cri strident. Merveilleux panorama.
a plus les amis!




Mendoza: Les Bodegas

12 01 2008

Ce fut, comment dire, tres…sympatique! Natif du pays de Gargantua et des divers AOC donc le Saint Nicolas de Bourgueil, je me suis permis le temps d’une apres midi de siroter nonchalamment les explications de la guide qui ne m’apprenait pas grand chose sur la processus de transformation du raisin. Nous sommes ainsi allé visiter les bodegas “Baudron” et “Don Arturo”…pas le choix, c’etait compris dans l’excursion: J’aurais preferer visiter Chandon et Norton, juste à coté mais bon! Nous etions un petit groupe assez cosmopolite, nous avons tout de suite copiné avec Carolina, une jeune Equatorienne somelière à la bonne bouille en visite-etude pour la semaine, qui semblait aussi dissipée que moi que le reste du groupe.  Pour etre franc, nous avions completement fait abstraction de la guide pour prendre de jolies photos, deguster des malbec, syrah, tempranillo et cabernet sauvignon par ci, des liqueurs de chocolat, banane, noisette par là. Non, même pas honte! Je me suis même laissé tenté par une petite absinthe à 45 degres afin de defier ma resistance à la chaleur…Je redoute d’ailleurs qu’une photo ne tourne en ce moment sur la blogosphere…Ensuite, hop, tout le monde dans le bus pour la visite d’une entreprise familiale d’huile d’olive: l’or vert de l’argentine. Tres epaisse mais un gout irresistible. Donc, il va sans dire que la virée fut  divertissante. Un retour tres guilleret, une bonne douche pour se remettre les idées en place et direction la gare de bus pour Cordoba ce soir á 21.30 pour un voyage de 11 heures…Ça sent le gros dodo.
             J'ai bronzé, non? Tant mieux car c'est le debut de la descente dans les caves.
             incontournables degustations. Je suis heureux car c'est un cabernet sauvignon à la belle robe
             Ma mimine aux doigts boudinés dans une oliveraie
Premeire Bodega au pied de la cordillere. Sera-ce la derniere...? Pour ceux qui ne savent pas que le vin pousse en pot
oliverie artisanale. Ici la dame embouteille l'or vert et colle les etiquettes. Belle photo, non? La photo est floue, on a un peu bu et personne n'arrive a faire une photo centrée et nette...la catastrophe.

Pour avoir un point de vue tout neuf sur ce beau pays, lisez l’avis de sylvie la co-pilote! A demain:




Buenos aires-Mendoza.

11 01 2008

Nous avons été accueillis à Mendoza au petit matin par une arrogante et fière cordillere sur notre gauche, apres 14 heures de bus et un petit sandwich de pain de mie pour toute collation à bord. Dur dur la vie de touriste…Nous nous sommes d’emblée emparés des guides de ville pour commencer la decouverte de Mendoza. Legere desillusion en apprenant que seules quelques poignées de maisons coloniales ont pu echapper aux secousses sismiques casi perpetuelles dans cette region viticole ( le dernier grand tremblement remonte à 1985). Heureusement qu’il y a du bon vin tiens! Apres un petit vagabondage, la ville me semble sereine, ralentie et tres agreable. Des jolis patios, des places vivantes, colorées, avec des grandes fontaines. Ce qui est au demeurant assez dingue lorsque l’on pense que c’est le desert à droite et la montagne à gauche. Mon conseil du routard civilisé: regardez bien ou vous mettez les pied car les caniveaux sont immensement profonds( limite petit canal) et sans grille de protection, ce qui est mega dangereux car vin aidant, je pense qu’il y a du avoir de sacrées belles gamelles sur les trottoirs mendozinos! Aussi orientez vous en fonction de la place Independencia, le coeur de la ville afin de ne pas sortir constamment le plan, pas comme nous en cherchant pendant une heure la basilique San Francisco qui, au final, s’averait etre à 2 patés de maisons…et fermée. Mais bon, c’etait la fatigue… Prenez aussi le tramway bleu, c’est sympatoche et il fait un circuit en boucle donc peu de chance de se gourrer. Preparez l’appoint et profitez de la robustesse allemande ( j’ai reperé que le constructeur venait de Dusseldorf)

Le Parc San Martin vaut le detour: Une visite en bus s’impose car le parc est e-nor-m-issi-me. Prenez pour 6 pesos le bus devant le point info. Il vous conduit doucement en haut de la colline “cerro de la gloria” et vous offre un super panorama sur la ville et la cordillere, vous devoile un systeme d’irrigation tres perfectionné grace à deux lacs artificiels en amont, des tonnes de statues à l’efigie du liberateur qui a crée son armée ici avant de se lancer dans les montagne pour liberer 3 pays des espagnols, l’amphitheatre ou se celebre l’election de ”miss vendange” (miss vendemia), tres connue dans le pays, et divers jolis coins de verdure avec des pins, des eucalyptus, dont un est reputé pour etre assez olé-olé la nuit d’apres le guide ( Il est sur la rue de la rue de la vierge!! veridique).  le Mercado Central grouillant telles nos halles d’antan, ses cris et ses odeurs: des bons petits produits, pas chers, des gens tres gentils et depaysement assuré…J’ai adoré y manger mes 4 empanadas para “4 pesitos nada maaaas”. Une excursion magique d’une journée dans la cordillere au coté de l’ancien transandino aujourd’hui abandonné, le mont aconcagua ( 6959m!) qui fut immortalisé sous un froid glacial, un pont de souffre (puente del inca) permetant de se rendre à une source termale à 36 degres qui fut detruite par une avalanche…Il reste cependant 2 bassins d’eau sulfurée chaude mais j’avais oublié mon maillot de bain, pas de chance. Egalement beaucoup de laine d’alpaga, de vigognes et autres produits locaux aux odeurs et saveurs particulieres dans les petites echoppes de montagne. La cordillère est tres changeante: rude a certains endroit, magnifique ici, verte par là, enneigée sur ce flanc, aride en face: un decor qui donne le tournis des que l ‘on tourne la tete ( ou que l’on vomit car je commencais à avoir les jambes tres lourdes et mal de tete). Voilà pour les merveilles du jour car il faut que je vous dise un truc. Nous avions choisi de passer nos deux nuits à Mendoza dans une mignonne auberge de jeunesse en ville, chambre de 4, assez calme mais avec du transit. On m´a derobé (je ne sais toujour pas comment il ont fait)  1200 pesos, soit 300 euros pendant que j’etais en excursion á la montagne. C´est a dire un peu plus d’1/3 de mon budget vacances…Je suis vert de rage. Le proprietaire s’en fout, le commisariat vient d’enregistrer ma plainte avec un flegme rarement vu et je suis legerement dans le caca.

Voici en exclusivité mondiale les premières photos. Passez la souris dessus pour avoir un texte explicatif. Demain ( et car sylvie m’a tannée pour la faire  ;-)   )nous nous sommes inscrits à une visite de bodega et une fabrique d’huile d’olive. Ça va etre chaud…
caniveaux dangereux, attention donc si vous souhaitez vous balader apres une degustation de vins trolley allemand à Mendoza, aucun bruit, robuste et sieges en cuir brulant pour 75 centavos
Un peu versailles, non? l'entrée gigantestque du parc San Martin San Martin, encore une fois...Je crois que je vais en bouffer pas mal des statues de san Martin et son cheval  
      un vestige du transandino, divers gouvernements ont essayer de faire des appels d'offre pour le remettre en marche mais l'operation s'avère trop couteuse..
      y sont t'y pas mignons à 3000m dans la cordillère
A gauche le Chili, a droite l'argentine et moi au centre, gelé par le vent sec et glacial moi (85 kilos), l'aconcagua (6950 metre), l'histoire d'un gros et d'un geant
transandino en ruine des curoisités geologiques, une strate de granit emprisonnée sur des dizaines de kilometres
        puente del inca, formé par les incas avec du soufre et de l'eau chaude...On peut s'y baigner, soigne tous problemes de circulation sanguine et cicatrisation
       

A plus!




Planning chargé.

7 01 2008

Bonne année à tous! Voilà, ça c’est fait. On en parle plus. Excusez moi d’etre aussi conçis mais je suis limite “overbooked” en ce moment. Terme anglais volontairement employé car la ville se vide d’un seul coup d’un seul de ses habitants habituels apres les rois mages et, tel un Paris au mois d’août, seuls les etrangers remplissent les taxis et s’animent à sortir. On ne se croirait plus en Argentine…Enfin bref, je reviens ainsi de deux petites semaines à Junin dans ce Buenos aires vide et je repars demain soir pour mon grand periple estival inter america del sur. Nous commençons par Mendoza (128 pesos le billet de bus de nuit par “el rapido”) et nous avons dejà reservé nos nuits suivantes a “la casa del pueblo”, un B&B pas mal d’apres les photos et l’ambiance de leur page web. On continuera coté Chilien, Cordoba, San Juan, la Rioja, Perou, Salta, Jujuy et peut etre Bolivie avant d’apeler l’ambulance pour epuisement et deshydratation. Je vous promet de l’aventure et du caucasse….Pour ceux qui me connaissent, ils savent dejà que ça ne va pas etre difficile, et si vous etes sages des jolies photos. Bon, sur ce, faut peut-etre que je fasse mon sac, non?

Bye bye les groopies ;-)




jet lag reduit!

30 12 2007

Apres une première tentative vaine en 2004 (sachez que les argentins sont assez refractaires aux normes etablies…) , l’Argentine se lance aujourd’hui dans un nouveau plan d’economie d’energie électrique en avancant les horloges de tout le pays d’une heure en été. Si comme moi, vous etes un psyco qui ne pige jamais ce qu’on doit faire avec l’aiguille de la montre, sachez qu’a 23 heures, il fallait mettre les pendules à minuit: Ce qui nous fera desormais un decalage horaire de 3 heures avec la France de Decembre a Juin, et de  5 heures de Juillet a Novembre pour faire plaisir a monsieur Ampère. Pour planter le decor, chaque foyer lambda possède  grossièrement une climatisation pour trois televiseurs, peu d’education à l’economie d’energie, et 12 kilos de viande et de glace dans le frigo. Il fait egalement nuit des 21 heures en été sous un petit 30 degres. Il va donc sans dire que les centrales hydroelectriques du pays pètent souvent les plombs et ne peuvent suivre la consommation effrenée des clims de ce pays 5 fois plus grand que la France et manquant cruellement d’infrastructures de production électrique. Mister Sarko, si tu lis mon blog, je te conseille vivement de venir seduire la reina Cristie et dealer un petit contrat de construction de quelques centrales nucleaires en Argentine car en ce moment, je me tape a pied les 13 etages de mon immeuble au lieu de prendre l’ascenseur par peur de subir une nième coupure de courant…Ainsi, pour eclairer les consciences et reduire la consommation électrique du pays, je vais fonder l’ AABVVHRTV, l’Association des Amoureux du Bon Vieux Ventilateur à Helices Rotatif à Trois Vitesses. Qui veut y adherer? les inscriptions sont ouvertes. Bon vent…




Un jardin extraordinaire…

5 11 2007

Ca y est, je l’ai trouvé, je peux mourir tranquille: Il existe en Argentine, dans la proche banlieue de la capitale, un endroit magique ou l’on peut y venir buller, se reposer, et même “boluder” (si si on peut!)

Tout comme le chantait charles Trenet, on y trouve de tout, pour tous les ages et on peut y faire tout pleins d’activités, comme par exemple:
los olivos 024 los olivos 006
faire du cerf-volant rouge avec les enfants ou promener son petit velo.
los olivos 005 los olivos 018
Ou bien piqueniquer sous la fraicheur des sapins, faire un petit somme bienfaisant et reparateur.
los olivos 014 los olivos 019

Pecher le Bagre*, le poisson à moustache (voir explication plus bas)

los olivos 023 los olivos 016
Faire du camping sauvage pour la journée, compter les avions au loin si haut dans le ciel bleu,
los olivos 028 los olivos 031
Prendre un petit licuado de banane…Bon, ok j’avoue… prendre deux licuados de banane. Vous savez, celui ou la paille tient toute seule dans le verre!
los olivos 027
Bref respirer, jouer, vivre, s’amuser, fredonner des airs d’antan, rire d’insouciance et se sentir libre comme l’air! Et ceci à quelques encablures de la ville betonnée. Bon, comme je suis bon, je vais vous dire rien qu’a vous ou se trouve ce petit paradis. Donc voilà, prenez un papier et un crayon car je ne le repeterais pas deux fois….Montez dans le “tren de la costa” à la gare de retiro, descendez à la station “los olivos” et marchez 5 minutes vers le rio…
los olivos 026 
Et vous y etes!
los olivos 029  Il va evidement sans dire que toute divulgation inopinée de ce secret bien tenu sera sevèrement reprimé par les plus hautes autorités competentes de ce blog, c’est à dire mon chat Gloupy et moi.

* Bagre est le nom du poisson peché à cet hauteur du fleuve. Soucieux de votre culture, je souhaite vous informer qu’il s’agit egalement d’une expression courante argentine designant une femme pas tres gracieuse. Genre, c’est un thon= es un bagre. Voilà, il etait important de le preçiser. ;-)




Demander le programme!

23 10 2007

Rien de mieux pour oublier momentanément un mal de gorge que de se mettre à planifier ses vacances d’été!  Oui,  chers amis. C’est terrible: j’ai mal de gorge. Depuis qu’il commence serieusement à faire chaud à Buenos Aires, tout le monde deambule dans les rues en t-shirt, short, tongue, bermuda et une glace à la main. J’ai voulu moi aussi faire mon autochtone…comme tout le monde… et voilà le resultat: ça fait mal quand j’avale…Aie…Le premier qui dit que je suis douillet sera banni du blog^^.

Un papier, un crayon, une calculatrice, un calendrier, un lait chaud avec une cuillère de miel et voilà ce que j’ai pondu pour cet été: Ma grande amie Perg’ arrive le 4 janvier. OK. Deux semaines de visite non stop de Buenos Aires sont amplement suffisantes car nous marchons vite tous les deux, enfin surtout elle. Ensuite ce sera direction Salta, Jujuy et frontiere Bolivie (en bus, pour faire bien pittoresque). Ensuite faudra certainement qu’on se concerte sur la suite à donner aux évènements donc j’ecrit au crayon de papier mon plan “ouvert”, qui serait l’idée de poursuivre le trip par le Perou pour redescendre coté Chili. C’est super top cool teuf pas mal ça! Je m’épate quand je m’y mets moi! Je souligne au feutre cette possibilité. Ca nous permettra de finir en beauté d’une pierre trois coups: Voir des lamas, passer la cordillère des andes et boire un petit canon de rouge sur Mendoza…Perg’ repart fin fevrier, je pense que le timing est bien calé. Je prevoie egalement quelques jours (allez, soyons fous: deux semaines!) à Mar del Plata afin de revenir tout beau et tout bronzé à mon ecole debut mars. Aah…(soupir)…Si avec un tel programme j’ai pas perdu un kilo à la rentrée, je retourne dans la montagne avec les lamas.

Vous pensez quoi de mon programme? Plausible, non? …Aie…Pourquoi ça fait mal quand j’avale.




Montevideo

22 10 2007

Dimanche, et pour la deuxieme fois en l’espace d’un an, j’ai quitté l’Argentine pour l’Uruguay dans le but d’offrir à mon passeport son joli coup de tampon trimestriel. Oui, car je suis en plein dossier de “residencia  temporaria” pour changer un peu du visa étudiant, devenu trop banal je trouve… Connaissant dejà Colonia, nous avons poussé cette fois ci jusqu’à Montevideo ( Buquebus d’une heure +Bus 2h30). Faites votre change en dollar ou pesos uruguayens à la station Buquebus juste avant d’embarquer puisque les bureaux de changes sont fermés en ville les week-ends, c’est legerement plus pratique. Bon, il est 8h du mat’: Montée limite endormi dans le bateau, petit dodo puis prise en charge par la dame à Colonia pour savoir quel bus est le nôtre, puis deuxieme petit somme d’une heure et arrivée frais comme un gardon au terminal  de bus “tres cruzes” de Montevideo. Si vous prevoyez une prochaine escapade à Montevideo, sachez que le quartier historique n’est pas si loin que ça, et accessible par 3 bus passant devant la gare routière: 180, 188 et 330 (demander le terminus: Cuidad Vieja) . Le metro? cherchez pas, il n’y en a pas et il manque cruellement à cette grande ville. Ah oui! un detail qui a son importance si vous etes comme moi un grand coutumier des bus de Buenos Aires:  la grande difference à Montevideo est que vous pouvez payer le ticket dans le bus (13 pesos urug. le voyage) et avec n’importe quel grosse coupure de billet: le poinconneur preposé au ticket vous rendra l’appoint, et avec le sourire s’il vous plait. C’est le paradis! Je rêve! Sinon, si vous avez des bonnes chaussures, vous pouvez vous y rendre par l’avenue 18 de Julio: une vingtaine de cuadras tout au plus. Tout est magnifique donc, meme un super soleil d’été! Vamos.

Montevideo est egalement la capitale du Mercosur, la “Bruxelles” de l’amerique latine pour vulgariser. Elle fut créee en 1726 par les colons espagnols afin de contrer la propagation des installations portugaises en amont de Colonia et compte aujourd’hui presque 2 millions d’habitants (la moitié de la population du pays) et autant de buveurs de maté avec un thermos sous le bras (dans la rue, dans les magasins, au volant!!)! Elle ressemble etrangement au microcentro de Buenos Aires par sa concentration des grandes maisons mères de banques internationales ( j’ai y vu le Credit Lyonnais!)…. Ca sent les privilèges fiscaux tout ça…. Le vieux quartier offre encore quelques jolies facades coloniales, mais les deux tiers de la ville ressemblent plus à un delire architectural assez Gaudiesque qu’au doux et harmonieux melange colonial portugais-espagnol rencontré à Colonia. Et pour finir, je vous deconseille fortement de buller dans les petites rues par le port car il nous est arrivé une perite peripeçie qui demontre que le coin n’est…pas tres safe. Vous voilà  prevenus.

Voici les photos, passez la souris sur l’image pour avoir une explication:

Ne me dites pas que vous ne saviez pas ou c'etait! Du change (il manque le billet de 20, sorry), passeport et billet allé retour Buquebus ( comptez 250 pesos le billet, soit 60 euros) et multipliez votre peso argentin par 6,5 pour avoir les pesos uruguayens A deux cuadras de la vieille ville, des belles demeures. Ici c'est l'escuela nacional de Arte. Calme et elegante. Des quartiers semblent à l'abandon et les maisons sont en ruines ou tres delabrée. Temoignage d'une periode faste passée... Un parc tout propre, avec de l'herbe bien verte et des fontaines en eaux! ça faisait longtemps que je n'avais pas vu une place aussi fleurie et entretenue. Un certain respect des infrastructures publiques. Chivito=viande de Bouc. C'es la specialité culinaire de Montevideo. On fait aussi du bon fromage de chevre dans le pays ( un peu comme notre Sainte Maure de Touraine bien qu'il soit inegalable La place principale de la ville avec une tour mastodonte assez delirante, un peu comme la tour Barrolo sur l'avenue de Mai à Buenos Aires. Je reste d'ailleurs intimement convaincu qu'il fut un des architectes de ce gros lego. Sinon, vous trouvez pas que j'ai pris des joues? Londres-Paris 1908 photographié en 2007 à Montevideo, Uruguay Le porche de l'ancienne ville de Montevideo. d'un coté, la rue pietonne de la vieille ville. De l'autre la place principale et l'avenue 18 de julio. Elle semble avoir eté reconstruite ou bien deplacée, non? En tout cas elle semble factice La statue à l'efigie del senor Artigas, le San Martin des Uruguayens. Sa figure est sur toutes les pièces de monnaies avec pour devise: Que sean tan valientes como ilustrados. Il a donné l'independance au pays avec une armée de 33 hommes. D'ailleurs, il existe une place qui se nomme place des 33

 Il faisait si beau en ce dimanche que nous avons fait une pause sur la costanera. Les deux gamins prennent la pose de ce qu'on apelle ici les milanesas (= faire le poisson pané)  Une autre pose assez ardue realisée en exlusivité rien que pour vous par une personne dont je prefère taire le nom




La demesure argentine

27 09 2007

Les argentins exagèrent toujours tout, tout le temps. Genre melodrame à l’italienne. Et bien la nature aussi.
bonzai ricoleta 

C’est juste pour vous dire que cette fois, ça y est: il fait plus de 25° l’apres midi à Buenos Aires et que je suis enfin sorti en bermuda! Ca meritait bien une phototounette, non? ;-)




A coeur ouvert.

27 08 2007

C’etait previsible, c’est arrivé. Je manque de recul, d’objectivité et d’impartialité. Je ne sais pas si vous l’avez remarqué ( sinon faites semblant ça me fera plaisir) mais la mission première de mes billets reside principalement à degager une grossière et vulgaire image candide et ingenue d’une Argentine assez differente à ce que l’on nous montre dans les guides lambda. Au depart, j’avais vraiment matière à composer, des tonnes de details, d’anecdotes bizarroidales, d’histoires dejantées, de photos halucinantes sur mon petit quotidien Porteno. Et les posts etaient réellement amusants, frais et originaux (<< mode je me la pète!). Seulement voilà: Apres presque deux ans au pays du Gaucho, apres avoir observé, sondé, testé le pays dans ses retranchements, apres avoir noué des amitiés sincères argentines et portenas, apres avoir compris que l’argentine occupe une place privilegiée dans mon coeur, il m’est difficile de garder mon regard amusé et étranger intact: Bref, une barrière est tombée, Clément s’est argentinisé et le voilà parti à dire des “boludo”, à penser en peso, a plebisciter le systeme D, à faire la queue pour prendre son bus toujour en refusant de boire du maté.

Ainsi, je me trouve devant un dilemne tres cornelien: mettre fin à ce blog afin de vivre egoistement “à cent à l’heure” mon Argentine à moi, à fond les boulons, sans risquer de lacher des posts moins pertinants vu que les us et coutumes de l’Argentine ne me surprennent plus et que par consequent, mon blog n’en sera egalement que moins surprenant ou bien poursuivre cette aventure virtuelle en changeant la thematique du blog, auquel cas il deviendrait plus informatif, plus touristique et par consequent peu original ( il en existe des tonnes de ce type). Je dois chercher un nouveau concept….Je ne sais pas….Je manque de recul, d’objectivité, d’impartialité. Je vous tient au courant.

Bon, evidemment il n’y a pas mort d’homme mais par respect, je tenais à vous faire part de ce petit desarroi bloggien.

A bientôt.

Clément




Iguazu et Iguaçu.

8 08 2007

Situées dans une dense forêt subtropicale, au croisement des frontières entre Bresil, Argentine et Paraguay, les chutes d’Iguaçu (orthographe brésilienne ; les Argentins l’écrivent Iguazú) sont une merveille naturelle inscrite au patrimoine mondial par l’UNESCO en 1984. Elles furent découvertes en 2007 par moi et au XVIe siècle par Álvar Núñez Cabeza de Vaca. Le Mot Iguazu vient de l’indien guarani i (eau) et kuazu (grand), d’ou grandes eaux. Logique.

Il ne s’agit pas à proprement parler d’une chute, mais d’un ensemble de 275 cascades formant un front de 2,5 kilomètres environ. La plus haute d’entre elles atteint les 72 m de hauteur. A titre de comparaison, Niagara ne fait que 47 metres…autant dire qu’on est dans la courre des grands ici… La plus grande, bruyante, impressionnante est la “gorge du diable”. Ca y est j’ai peur…

Chaque coté de la frontière est un parc national protegé. La protection du coté bresilien semble plus stricte car il est interdit d’y circuler en auto. Un bus vient vous chercher toutes les 5 minutes pour faire le transfert jusqu’au circuit pedestre. Ce qui n’est pas le cas coté Argentin: Le parking auto est au beau milieu du parc…et tres peu de poubelles à mon gout…. Mais j’aime râler, c’est pour ça.

Les argentins ont coutume de dire à propos de ces chutes que “L’argentine propose le spectacle, le bresil le savoure” et c’est vrai. Les 3/4 des cascades chutent du coté argentin, et s’admirent du coté bresilien. Toujours les mêmes querelles d’ecole Bresil/Argentine. Pour ma part, j’ai decidé de rester neutre depuis que les gens me comprennent lorsque je leur parle en portugais!! Car ça fait même pas 2 ans que je j’apprend cette langue. Eu sou muito contento!

Il est possible, par des systèmes de passerelles, de s’approcher à quelques metres seulement des chutes. On accède à la plus importante (la garganta del diablo: 150 metres de large!!) par un petit train gratuit. C’est rigolo et reposant car il y a 2, 5 kilometre à faire à pied sinon. Je trouve que mes photos ne refletent pas l’imensité du spectacle, le fort debit de l’eau et la sensation d’etre une fourmi.

Niveau logement, si vous devez coucher a Iguazu, coté argentin ou bresilien, il serait prudent de reserver à l’avance ( on vous demande de deposer une nuit en arrhe sur un compte bancaire de buenos aires). Vous en trouverez une bonne floppée en arrivant en ville sur la ruta 12. Comptez par nuit entre 70 pesos la chambre sans chichi à 200 pesos pour un appartement tout confort. Un chouillat plus cher coté bresilien.

Pour votre culture ciné, voici la liste des films tournés sur place:

  • Miami Vice - Deux flics à Miami (2006), (film américain de Michael Mann)
  • Moonraker (1979), (film de la série James Bond)
  • La Mission (1986)
  • Happy Together (1997), film hongkongais de Wong Kar-wai
  • Godzilla 3D, projeté en IMAX en 2006
  • Les mini-clips de Clément ( 2007) que je vous presente en exclusivité mondiale:

 

C’est plus joli en mouvement , non?




Photos du co-pilote.

7 08 2007

la carte pour s'orienter  Telma et Louise? le voyage du ché? de grandes lignes droites palmeraie naturelle due à une courbe dans le tracé du rio Uruguay faisant deriver à cet endroit preçis les graines de palmiers de la jungle bresilienne palmeraie virasorro, pendant que la voiture est en reparation palmiers    (Yapeyu: ville natale de san martin, le libertador)Virasorro, une ville poussiereusement marron  le petit problème: direction hydraulique cassée, de l'huile partout (Virasorro)  gaucho trotant sur terre rouge, la voiture est toujour au garage.. la terre rouge de missiones, tres depaysant Les nombreuses camionnettes avec des sacs de maté bien calés  une pause achats à entre rios, la region de l'orange. On a acheté des pots de morceaux de lievre en vinaigrette! Enfin, 1400 kilometres plus tard. Ces panneau de bois ecrits en jaune sont typique de la region les champs d'oranges partout sur des kilometres( Chajari- Concordia) eau chaude gratuite à chaque station essence pour les thermos

le surubi, poisson d'eau douce, ressemblant à notre silure de loire mais fin comme du brochet...se cuisine avec du roquefort, ou à la parilla

soleil couchant, en revenant à Buenos aires




Le carnet de co-pilote.

7 08 2007

Nous avons parcouru l’Argentine sur pratiquement 2700 km (sans compter les petits detours) soit grossièrement l’equivalent d’un allé/retour Paris-Bratislava. Le tout en longeant d’une part le rio Uruguay puis d’autre part le rio Paranà pour terminer le road movie à Iguazu, coté argentin, bresilien et Paraguayen ( je sais pas si ça se dit comme ça?!). On ne pouvait pas se tromper et nous ne nous sommes pas trompé. Comme je suis super ordonné et que nous avons fait moultes escales, pauses et visites afin de se degourdir l’esprit et les jambes, je vous raconterai dans ce premier post uniquement notre “Macadam-story” sinon on ne s’en sortirait pas, on ne pigerait plus rien et ce n’est pas l’objectif de cette presentation touristique personnalisée pleine de rebondissement, de suspens et de charmes.

Un depart à l’aube, la ruta 9 puis 14 dejà bien encombrées de poids lourds qui vous doublent à 140 km/heure, des voitures cercueils ambulants ( comprendre sans phares, sans plaque ou sans capot), et j’en passe et des pires. Bref, un traffic normal. Le but du jeu est de decouvrir 3 provinces: Entre Rios, Corrientes et Missiones. Je tiens a vous preçiser ici que la province de Corrientes est une zone à 80% marecageuse, pratiquement vide de toute civilisation  offrant des routes defoncées ou en travaux, pas tres appreciées par les vehicules anciens comme le notre. Une premiere nuit à Chajari, la region des oranges ( jolie petite ville sur la ruta 14 à Entre Rios) apres avoir visité le palace du general Urquiza puis une palmeraie naturelle, une deuxieme nuitée contraints et forcés à Virasorro (une ville toute marron dans Corrientes) pour cause de cassage de direction hydraulique de la voiture…On a perdu un jour sur le programme. Visite de la maison natale de San Martin a Yapeyu et des ruines Jesuites de San Ignacio..et arrivée à Iguazu. La route fut jolie, la terre etant de plus en plus rouge et poussiereuse en montant vers le nord pour devenir vraiment pourpre au nord de la province de Corrientes jusqu’a Igazu. Niveau vegetation, les paysages changent constament. La steppe se transforme en foret de pins, puis en palmeraies, puis en marecages, puis en foret subtropicale. Le maté se cultive par hectares entiers au sud de Missiones. Il n’est pas rare de se retrouver derriere un vieux coucou transportant 5 metres de sacs de maté vers la fabrique de recollection “las marias”, qui conditionne et transforme toutes les recoltes de matés des grandes marques connues ici comme Taragui . A Entre Rios on y peche le Surubi, que nous avons degusté à Iguazu. c’est bon avec du roquefort chaud, surtout apres 6 heures de marches aux chutes…Nous sommes egalement allé coté Bresilien voir ce qui se passe par là. Muito electricidade! la plus grande centrale hydro-electrique du monde (itaipu) et des feux tricolores bizarres avec 10 ampoules chacun, j’avais jamais vu ça. Des sales routes avec des nids de poules enormes…dur dur quand on veut se faire un café en roulant, le thermos d’eau bouillante à la main…pauvre voiture. Pour le Paraguay, ben….faut que je vous avoue que nous n’avons pas osé sortir de la voiture à cuidad del este: l’antre de la contrebande, de la contrefaçon orchestrée par des mafieux pas tres clairs. Une forte concentration de paumés, d’escrocs pas tres propres sur eux, de commerçants minables qui courrent derriere votre voiture pour cause de plaque argentine. Pas tres safe, pas tres beau, triste panorama. Demi-tour bresil. Sachez qu’au bresil la vache sur les panneaux de signalisation est  plus dodue que son homologue argentine. Faut le savoir, c’est important.

Au retour, vers Gualayachu, alors que je conduisais, un policier me fit signe de m’arreter pour afficher un grand sourire en constatant ma nationalité. Non pas que je ne sois pas en regle puisque j’avais mon permis de conduire international, une autorisation officielle pour conduire le vehicule. La chose fut plus sournoise…..il en voulait à mon porte monnaie… Selon lui, j’avais doublé sur la ligne blanche ( qui est jaune en argentine) et lui tenir tete ne servait à rien, c’etait totalement faux et aucun moyen de prouver ma bonne foi… Je devais honorer une amende de 220 pesos sous 5 jours…pas gloop la nouvelle. Et tout ceci sans remplir aucun proces verbal, ni signé quoi que ce soit…Mon pote argentin, tres lucide sur les us et coutumes policières de ce si joli pays, comprit rapidement le but de sa machiavelique manoeuvre: le flic voulait du pognon, rien de plus et tout s’est tres vite arrangé avec un petit “dessous de table” main à la main de 20 pesos pour “l’asado del domingo” et un Clément outré de voir se qui venait de se produire. Honteux.

Pour la partie budget, sachez que la plupart des autos ( meme les Dodoches!!) carburent à l’essence/diesel (dire Nafta) et au gaz (dire GNC). La ford Taunus de Luis est egalement hybride. Nous roulions principalement au gaz, plus economique ( un plein: 12-13 pesos et 100 kilometres) jusqu’a Chajari, l’ultime station delivrant du gaz compressé sur notre route afin de terminer le periple en essence ( un plein: 50-60 pesos pour environ 300 kilometres). C’est bien car cela permet des arrets frequents pour la pause pipi et recharge de thermos d’eau chaude pour mon café et pour le maté de Luis, addict au maté depuis sa plus tendre enfance. De plus, vous etes obligé de descendre de la voiture quand le pompiste vous fait le plein de gaz, par precaution….J’ai vu 6 personnes sortir d’une renault 12 une fois. Dingue…

Voila pour la route.