Le travail c’est la santé

21 04 2008

Fini le temps ou j’avais uniquement cours l’apres midi et donc toute la matinée pour visiter Buenos Aires, prendre l’air, glandouiller, ecouter la radio, faire grasse mat’ un petit footing. Oui, c’est fini. Et pourtant je ne suis pas à Capri. CQFD, je me fais rare en ce moment sur le blog mais je vous promet du haut debit de posts des que je le pourrais car j’ai des tonnes de choses à vous raconter. Mais bon, tel un petit ambitieux arriviste et pugnace, je me suis fait devoré tout cru par la spirale du temps…Comment en suis-je arrivé là? Arret sur image, rembobinons et analysons la semaine type de l’ami Clément: Levé tous les jours à 7h du mat’. De 09h a 15h, reception du Panamericano (je suis un warrior mais sachez qu’en Argentine on bosse 49h soit 10h par jour, donc je m’estime heureux) pour embrayer directement et en galopant vers mon ecole ou j’ai mes cours de 16 à 21heures…Et attendez, non non, c’est pas fini…ensuite je fais mes devoirs les plus urgents jusqu’à 23h et je me couche avec un mal de crâne terrible vers minuit because ici les gens ne parlent pas français et parfois je sature. Vous allez me dire “le pauvre clementito, heureusement qu’il a ses week-ends pour se reposer!” Donc, j’en profite ici pour eclaircir un point. Sachez (pour ceux qui connaissent bien Mister L. pour ne pas le nommer) que mes samedis et dimanches sont principalement dediés a repondre à des questions du genre ”Ou sont mes clefs?” ” Clément tu n’as pas vu mon portable?” “ et autres questions aussi saugrenues mais auxquelles j’adore repondre quand bien sûr je n’ai pas de devoirs a faire, de recherches a orchestrer ou des TP a preparer.

Une vie ordinaire d’etudiant ordinaire en somme.

 




Mon solde est crediteur!

11 04 2008

Bon sang de bonsoir, mais comment doit-on faire pour inserer de la musique dans les posts, hein?!! Je vous le demande. C’est pas que ça m’enerve mais ce post ci meritait vraiment sa petite marche militaire. Bon, tant pis pour moi et ma balourdise informatique. C’est donc dans un silence pragmatique que je vous l’annonce:

Ma banque vient de tout me rembourser!!!

Sans discussions ni lourdeurs speciale de sa part, ma banque a traité mon dossier comme une lettre à la poste (française et non argentine) en moins d’un mois. Je perd au passage une franchise de 150 euro mais etant donné l’ampleur du sinistre, c’est vraiment de moindre importance.

C’est un gros Ouf, et re-Ouf que je viens de faire.  Banque Populaire, I love you  ;-)

C’est reparti mon kiki…Un master à Buenos Aires sur les chapeaux de roues ( et un an de vie supplementaire à ce blogounet du coup!) et, même si je sais qu’ils ne lisent pas mon blog, je tiens particulierement à remercier mon papa et ma maman pour leur soutien et leur aide dans cette sale affaire traitée à distance et qui dorenavant se conjuguera au passé.

abracadabra….on oublie tout ça.

…ouf…




Bel, j’adore

3 04 2008

L'BEL, encore une marque louche qui use de la french touch...  Cette marque vous est inconnue?! Ne vous inquietez pas, je viens egalement de la decouvrir. Installée à 70% en Amerique Latine, cette marque de cosmetique cartonne à Buenos Aires en exploitant un ron-ron marketing: rendre glamour, gloire et beauté un produit tristoune grace à une connotation frenchie. Ainsi, vous saurez qu’en Argentine des tas de marques usent et abusent de notre adjectif “bel”. J’ai déjà testé pour vous le chewing gum “beldent”, le shampooing “Plusbel” et ma conclusion est …bôf. Paris fait vendre et de tout et n’importe quoi. Mais curieux que je suis, je viens de visiter le site l’bel, et ô surprise: il existe une page en français , donnant vraiment l’illusion d’une marque frenchie.  Elle est certes bourrée de fautes orto-grafiques et de syntaxe terrifiantes mais elle a au moins le merite d’exister.

A plus, je vais me faire beau bel avant mon rendez-vous avec l’avocate. ;-)

 Parce que je le vaux bien.




Lueur et lucidité

28 03 2008

Mon depôt de plainte et  la lettre de contestation sont déjà sur le bureau du service litige et contentieux du siège de ma banque à Paris. Un document interne me fut envoyé par fax et rajouté au dossier afin de chiffrer le sinistre en insistant sur toutes les transactions contestées avec les lieux et noms des commerçants concernés par l’usurpation et l’usage de ma carte Visa. Ma conseillère de Chinon m’avouant que je devrais patienter environ trois mois pour obtenir une reponse, je trouve le delai assez raisonnable pour ma “survie” ici. Voilà pour la partie Française.

Maintenant–et c’est là que je me dis que dans mon malheur j’ai de la chance–le gerant du Panamericano ou j’ai le simple statut de stagiaire en ce moment, m’a incroyablement proposé d’user les compétences du service juridique de l’hotel et à l’heure ou j’ecrit ce post, un bureau d’avocat contracté à l’année par ce grand hotel est en train d’elaborer une action en justice en ouvrant un dossier à mon nom dans l’objectif de plaider pour un remboursement integral et un dedommagement pour prejudice moral. Si un responsable il y a dans cette affaire, ce sera certainement l’agence de banque Supervielle ou la carte fut avalée et soit-disant “recrachée” sans aucune surveillance de la banque  (pour vous donner le ton: la camera de surveillance est une fausse!). Mais egalement le centre Banelco , responsable de l’entretien et du bon fonctionnement de ses machines. Aussi l’operateur qui m’a repondu au telephone devrait egalement venir se justifier à la barre pour justifier son incompétence et ses consignes plus qu’evasives, enregistrées sous un numero de transaction que je garde precieusement au cas ou la conversation aurait été enregistrée…

Voilà donc les news. Apres l’abattement, la hargne. Ca va chier, je vous le dit.

 Je tiens bien sûr à vous remercier pour votre gentil soutien et vos mots d’espoirs. Chacun, à sa manière a su me remonter le moral. Merci

Je vous tiens informé.




A poil Clément

20 03 2008

Je suis traumatisé…Mon compte bancaire a eté litteralement pillé en moins de deux jours par un sale pourri certainement genie d’informatique juste avant l’opposition sur ma carte. Des sommes inimaginables, des milliers d’euros dans les poches d’un inconnu que j’ai actuellement envie de tuer. Tuer car cela remet profondement en cause mes prochains mois en Argentine. Tuer car je n’ai aucun recours legal possible. Tuer car cet argent representait le financement de mes etudes avec de l’argent gagné à la sueur de mon front. Mon stage actuel etant payé 400 pesos par mois ( 100 euros), la vie m’est déjà impossible. En l’espace de quelques heures, une vie bascule: je me retrouve sans ressources, sans rien. Je me sens nu, traumatisé et impuissant. Rentrer en France? je sais pas, ce serais bête car mon diplome est pour decembre. Tout est flou, je ne sais vraiment pas quoi faire. Tout s’effondre.




Un vol presque parfait

17 03 2008

La folle usurpation d’une carte bleue française en Argentine un samedi apres midi ensoleillé. Non, ce n’est pas le resumé du prochain polar de Jim Thompson mais bel et bien ce qui m’est arrivé ce week-end à Villa Urquiza, quartier ouest de Buenos Aires. Decidemment, j’en rate pas une en ce moment… Ma seule et unique carte bleue s’est faite cruellement avaler par le guichet automatique d’une banque fermée le week-end. Pas gloop donc. “Su tarjeta no fue bien leida, cajero fuera de servicio”, un clavier numerique bloqué et c’est la fin du monde. Ca m’apprendra à vouloir retirer des pesos quand l’euro est fort pour gagner quelques centavos. Un peu paniqué, effaré et impuissant, j’appelle le centre du reseau “Banelco” et on me demande le numero de la transaction sur le ticket alors que je n’avais même pas eu le temps de taper mon code sur la maudite machine gloutonne! Le type au bout du telephone portable, m’ecoutant avec difficultés dans cette rue tres bruyante, s’enerve  de mon incompetence linguistique. J’essaie de rester stoic. Une gentille jeune dame derrière moi me vient en aide et le type finit par me donner un numero d’operation que je devrais montrer au guichetier de la-dite banque lundi matin des 10h avec un document d’identité pour me faire restituer la carte… Bon, je tache d’oublier cette mesaventure et de profiter tant bien que mal de mon Dimanche…Pas evident. Lundi matin, 9h56, Luis et moi trepignons devant la porte de la banque. Nous rentrons et Luis explique les faits, le type va ouvrir le dos de la machine pour fouiller et constate que la carte bleue n’est pas là. Il revient nous dire qu’il est probable que le distributeur l’ai recraché un peu plus tard et que quelqu’un l’ai usurpée. Portez plainte, et faites opposition. Au revoir.

Apres, je ne me souviens plus…mes jambes ont flageollé…brouillard…rien que de penser que  ma carte a pu être impunement utilisée tout le week-end durant pour regler des transactions frauduleuses, piller tous mes comptes, decouvert faramineux, ect…bref, la totale. Quand je délire, je ne fais pas semblant. J’appelle illico ma banque à Chinon pour faire opposition, qui est bien entendu fermée le lundi. Je tente la centrale nationale et l’operatrice me reconforte un peu en m’assurant que ma requête est immediatement prise en compte et me confirme qu’aucune transaction n’a eté passée entre samedi et lundi sous reserve d’operations non comptabilisées. Ouf, je respire un peu mieux.

Voilà, un week-end bien agité. Une carte bleue à mon nom court en ce moment en Argentine, je consulte mes comptes toutes les 5 minutes afin de constater une eventuelle filouterie. Car en Argentine, on fait rarement les choses à moitié. 

Touchons du bois.




Y en peux plou!!

11 03 2008

Je suis en plein “boulot, asado, dodo” depuis le debut du mois. C’est comme ça, un surbooking ereintant qui m’en voit delaisser mon petit blogounet en ce moment… Ca me pendait au nez. Ca ne peut pas etre toujours fête non plus me direz vous… Beaucoup de travail et par consequent peu de temps pour vous offrir quelque chose de croustillant sur mon petit Buenos Aires pour l’instant. Cependant, et parce que je suis bon, je vous poste cette magnifique photo sponsorisée par 30 millions d’amis afin de vous faire imaginer les plaisirs olfactifs et acoustiques générés par cette photo:
        vaches1 enjoy!

Allez, on lance un petit jeu?  Y en a combien? ;-)  




You’re welcome!

4 03 2008

“Hotel Panamericano Buenos Aires Buen dia, habla Clément. Le puedo ayudar?”

Une phrase standard sobre, classique mais neanmoins élegante lorsqu’on met une petite touche d’accent français dans une voix chaleureusement posée. Voilà, ça y est: Les vacances sont belles et bien finies… Et parce vous êtes des grands curieux, je vous autorise à venir me faire un petit coucou au boulot en semaine entre 7 et 13 heures à la reception de l’hotel. Vous pouvez aussi consulter la page de ce palace et reserver votre chambre pour des prochaines vacances, why not?  ;-) 

Bon, je vous laisse. J’ai une sieste qui m’attend là car un reveil à 6 heures tous les matins, ça calme.

a plus les loulou.




Par curiosité.

29 02 2008

Imaginez Michel Drucker animant son “vivement dimanche” en direct d’un restaurant, avec à sa table 3 ou 4 invités grignotant nonchalament et vous tenez le concept ubuesque qui cartonne en Argentine depuis des decennies. “Almorzando con Mirtha Legrand” est le programme phare de la chaine cablée America. Diffusée du lundi au vendredi de 13h à 16h, on y boit, mange, raconte sa petite vie, rote parfois, et le tout devant la convivialité charismatique de la maitresse de céremonie: La grandissime Mirtha Legrand, qui du haut de ses 80 printemps et ses 3 tonnes de maquillage ne semble pas encore prete à ceder le flambeau. Etre à sa table est la consecration pour tout artiste en herbe et lui prevaut la reconnaissance du public et de la profession, ce n’est pas rien…Drucker je vous dis, avec une legère odeur de parafine en plus:
mirtha legrand. Oui, un melange de Santa Barbara et amour, gloire et beauté!  Voici la table ou se deroule 3 heures d'emission! Il y a moria artaza, une colagenée. Ils dejeunent pour de vrai!!!
Tous les étés, cette emission mega populaire demenage ses poèles et assietes de Limoges pour s’installer à Mar Del Plata, dans un hotel luxe (le Costa Galana) à quelques patés de l’appart ou nous sommes actuellement, donc vous imaginez bien que je n’allais pas rater l’occasion de passer lui faire un petit coucou avant de faire trempette sur playa grande. Les invités etaient une rigolote genre vamps (gladys Florimonti), une barbie poufiasse uruguayenne (Claudia Fernandez), un danseur etoile et une grande colagenée ( Moria Gasan). Strategiquement, il est bon de savoir que la diva Mirtha Legrand fut mariée à un français et eut plusieurs enfants, qui ont la double nationalité et residant souvent en France. Ainsi Mirtha est francophile…Humm Humm…detail interressant pour retenir son attention dans la foule de badauds, qui voulaient aussi avoir le panneau le plus beau, le plus haut, le plus coloré. La concurence s’averait cruelle et sans pitié. Le mien sera donc ecrit en français, et en bleu blanc rouge s’il vous plait! Qu’est ce que je ne ferais pas pour l’aura de la France moi alors!
Une foule monstre, des flashs partout, des banderolles a chaque bout de bras!! du delire  Je me devoue pour la France.
Elle a immediatement remarqué mon panneau super creatif, nos regards se sont ainsi croisés, elle fut touchée, me fit un clin d’oeil, je fut emu, elle m’a salué de sa petite main aux doigts boudinés. On s’est reconnu, on s’est perdu de vue. Le tourbillon de la vie… ;-)
Mirtha Legrand (en orange), la diva, la star, le mythe du haut de ses...80 printemps
Et puis elle s’en est allée, toute d’orange vetue. Je suis allé me baigner.

A plus les p’tits loups.




Coquillages et crustacés!

22 02 2008

Mar del Plata, c’est bondé de decembre à fevrier, normal puisque c’est l’été:

On est sous le parasol vert et blanc, mais siii, là!!! Je vous epargne une vue frontale de mon ventre..

Ne comptez pas les parasols, c’est impossible. J’ai tout de même pu jouer aux ombres chinoises sur un petit metre carré de libre sur la plage afin de vous epargner une rencontre frontale avec mon gros ventre ;-)

 Le renault Sandero essayé par Clément  Mes 4 copines de plage. 

Sinon, je vous presente mes 4 copines voisines de plage, assez pipellettes à dire vrai mais rigolotes… Sinon, dans le même genre info croustillante du jour: Vous avez remarqué la casquette? Je suis allé essayer la Renault Sandero et on m’a gentiment offert ce couvre chef saillant pour me remercier de ne pas l’avoir emboutie à un carrefour. Je ne sors plus sans ma gapette Sandero maintenant.

Ma première journée à la plage fut donc à la hauteur de mes esperances: glandouille totale. Un petit bemol cependant: le vent detruit toute tentative de paté de sable…pff!

Bye bye.




Allechant, non?

18 02 2008

   Campagne publicitaire 2008.

Retrouvez-moi en direct de la plage ”Alfonsina” à Mardel tous les apres midi de 16h à 18h30 en train de faire des patés de sable du Jeudi 21 fevrier au 03 mars.

Seau en forme d’etoile, pepelle rouge, bouée canard…C’est bon. Mon sac est pret, en route! ;-)




l’Argentine à la loupe

15 02 2008

Un arrêt dans le parc temoin de notre étude sociologique du jour. Et permettez moi de vous divulguer mon bilan… Voici donc le rapport:

 Le roupillon demeure indétronablement l’activité favorite des argentins, suivi de très près par la lecture papier tels journaux, romans ou magazines. Notons également une très très forte percée de l’usage outrancier du telephone portable, au détrimant de la causette. Il est également intéressant de constater que le point de croix, même chez les personnes agées, continue sa chute vertigineuse dans notre panel. Le buvage de maté et le roupillon se maintiennent ainsi dans le peloton de tête de notre Top-10 us et coutumes argentines.
le maté, c'est du lien social je vous dis!   La chaleur assome les plus faibles on dirait.
Lire le diario et boire un maté: de l'art.   Et une petite glace de vendue, une!

 sources: Parc San Martin vers 16h30, aujourd’hui.

Prochaine étude dans un mois, même endroit même heure. ;-)




Vos retraits en Argentine.

14 02 2008

Mon relevé de banque pour un retrait effectué en Argentine la semaine dernière me dit:

RETRAIT CARTE BLEUE VISA
CALLE 51 635 ARLA PLATA
300,00ARS 1 EURO = 0,214233   soit 64,27 euros
 

FRAIS COMMISSION RETRAIT
CALLE 51 635 ARLA PLATA  4,02 euros de frais pour ce retrait de 64,27 euros (300 pesos)
 


 

           Beaucoup de lecteurs me demandant des eclaircissements concernant les retraits et les frais de commissions bancaires en Argentine, j’ai donc mené ma petite enquête.

           Primo, sachez que vos retraits avec la Visa simple ou premium sont plafonnés à 300 pesos à chaque transaction depuis l’an passé, mais vous pouvez les cumuler X fois selon l’accord convenu avec votre banque. En theorie, les autres (Amex, Mastercard, cyrrus) ne souffrent d’aucun plafond mais comme les distributeurs automatiques sont souvent vides, le desagrément reste le même. Deuxio, sachez qu’a chacun de ces retraits de 300 pesos, et quelque soit le type de carte utilisée, on vous prelevera entre 4 et 6 euros de frais de commission selon les conventions bancaires….Et oui, c’est là que ça fait mal. N’essayez pas de ruser, ces frais sont en partie fixe à 80%, le restant etant inevitablement proportionnel au montant retiré. Les banques argentines taxant le moins sont HSBC, Banco Nacion et Banco Patagonia. Elles appartiennent au reseau Banelco, et non Link. Vous pouvez bien sûr obtenir plus de 300 pesos et ne payer qu’une seule fois la commission en vous presentant directement le matin au siege des dites banques avec votre passeport et votre carte bleue au guichet mais vous devrez poireauter 1 heure. Changer vos euros en agence etant moins avantageux, il vous faudra amortir cette commission inevitable  en achetant des nippes pas chères, de la bouffe mega bonne ou encore des jolis bijoux pour la Saint Valentin …en argentin  ;-)  !

à bientôt.  




Paris Dakar via Buenos Aires.

11 02 2008

Chers amis, les potins Sarkozy/Cecilia/Carla/si tu reviens j’annule tout, les diatribles politiques contre David Martinon et sa jolie mairie de Neuilly ne sont rien devant l’enormité ci dessous qui m’enerve legerement plus: le Paris Dakar edition 2009 partira de et arrivera à Buenos Aires…  Et je dis “aie aie aie!”  Avec toutes ces zones non sécurisées sur lequelles nos vaillants blaireaux pollueurs ont coutume de foncer les yeux fermés (et assassins à l’occasion), au lieu d’annuler ce rallye debile comme la rumeur le sous-entendait, on prefere l’exporter à l’autre bout du globe et continuer la machine infernale. Je vais avoir interet a faire gaffe avec mon velo les prochains mois…..Pff.
Paris Dakar, le carnage arrive en argentine
    




Ah bon?

11 02 2008

Cela fait un petit bout de temps que je suis installé à Buenos Aires. Oui. Et vu qu’il n’y a plus de saison, ça passe encore plus vite ma petite dame. Durant tout ce temps, j’ai appris quelques petits trucs locaux qui valent leur pesant de cacahuète et qui me permettent de me fondre dans la foule et passer pour un véritable argentin la plupart du temps ( jusqu’au moment ou j’ouvre la bouche!). Mais j’en suis pas peu fier. Il est maintenant de mon devoir de partager mon savoir et vous initier à ce qu’il convient de dire ou faire selon la situation adequate. Voici donc un “Le saviez vous” special arbre. Et en photo s’il vous plaît!

Imaginez: Vous rencontrez ce cas de figure numero 1:
Etagère inclinable sur un arbre à Junin

Ne dites pas: “Les argentins sont en osmose totale avec la nature: ces étagère d’exterieur fenshui en est la preuve.”

Mais dites plutôt: “Tiens, il doit y avoir beaucoup de chiens errants par ici. Mettre les poubelles en hauteur evite de retrouver les sacs eventrés au petit matin.”

Et là, en disant ça, vous en laisserez baba plus d’un! Non, ne me remerciez pas. C’est normal.

Passons à l’exemple numero 2:
Car j'etais sur la route toute la sainte journée

Ne dites pas: “J’adore cette couleur rouge. Tres design, elegant et tres chic . Il y a une fête chez quelqu’un?”

Mais dites plutôt: “On ne badine pas avec les croyances. Le “Gauchito Gil”, tel notre Saint Christophe, est venéré sur tous les bords de routes argentines.”

Et pour terminer, le cas de figure numero 3:
beauté d'une danseuse virtuelle...

Sur cette photo là, il faut juste ne rien dire, admirer et contempler ce que la nature nous offre de magique et merveilleux parfois.  

Voilà pour aujourd’hui. Prenez des notes car interrogation ecrite en fin de mois ;-)
 




La maison Chorizo

8 02 2008

“Et là c’est la cuisine.” elle m’avait dit.

“Haaa, effectivement.” avais-je repondu, amusé par l’evidence. Car decouvrir que la presence d’un evier et d’un frigidaire dans une piece lui donnait le titre de cuisine etait une revelation rigolote. Je m’amusais de cette bienveillante visite orchestrée par une proprietaire prolixe en anecdotes sur ses aieux qui jadis construisirent cette etrange maison.

Sur le coup, j’avais trouvé l’endroit d’un interêt assez relatif. Ce fut quelques mois plus tard que, par curiosité, toute la charge culturelle et historique de cette demeure me sauta à la goulle lorsque l’on m’apprit que j’avais visité un symbole d’architecture argentin: la maison saucisse. ( la casa chorizo).

Casa chorizo de Junin, un symbole argentin   Plus elle sont vieilles ( les maisons!), plus elles sont belles. 

Grace à mes studieuses recherches sur le sujet, je me rendis compte que cette anodine maison possède la particularité d’offrir une grande flexibilté d’usage et d’adaptation selon les gouts, le niveau social et economique du foyer. Les murs de briques rouges jusqu’a ses plafonds hauts faits de torchis et de poutrelles de bois supportent un toit “terrassé” sur la totalité de sa surface. La seule et unique porte d’entrée, perçée de deux montants vitrés semi ouvrables sur la rue, permettent de ventiler le couloir jusqu’au patio interne. Les pièces sont rudimentaires et la cuisine est construite dans un coin du patio, eloignée par commodité du reste des pièces de vie. Il est frequent de trouver deux ou trois pièces adjacentes au couloir central sans lumière naturelle, sans fenetre ni aeration.

Cette decouverte inouie m’a fait tombé amoureux de la casa chorizo. Il en reste encore quelques unes originelles dans l’interieur du pays, dans les quartiers populaires. Je sais déjà que quand je serai grand, j’en aurai une. Elle sera comme celles que construisaient les premiers immigrants italiens en 1820, comme ça:
 

Faut voir large dans la vie!

Et même que je mettrais peut-être du parquet dans le salon, je ne sais pas encore, j’hesite.




Y a personne?

6 02 2008

En Argentine, vous le savez, on vit dehors…Partout ou il n’y a pas de toit est, par definition, un terrain privilegié pour rencontrer les argentins.  Vous les trouverez là, assis sur leur banc fetiche le soir sur leur perron, philosophant sur tout et n’importe quoi. Et ne croyez pas que ce soit l’affaire de cinq petites minutes et hop on se lève faire autre chose…Non, non, non. Le banc –au meme titre que le maté, le tango et l’asado– est chose serieuse chers amis, il se merite. Il faut être fin stratège à la posée du popotin. Il y a des heures à respecter, des regles à suivre comme introduire le sujet de conversation, surencherir, argumenter, paraphraser, illustrer, faire des mimiques, synthèse et conclusion… Tout un art…Et ensuite vous lacherez un gros “Merde!!!”  “Saperlipopette!!!” car 3 heures se sont ecoulées et vous êtes à la bourre. Moi j’adore, surtout à l’ombre car on frôle les 30° en ce moment.  Je me declare king of the Banc-Attitude en attendant la rentrée de mars. Comprenez roi de la Paix,  Sérénité et Glandouille totale. Cela devrait etre remboursé par la securité sociale tiens.

Quelques bancs d’ici et d’ailleurs, dont certains ont eu l’honneur de connaitre mon seant:
banc 1   banc 2
banc 3   banc 4
               banc 5   banc 6

 Je fais un collector ;-)




Le Sandero Luminoso!

4 02 2008

                                    Je la trouve assez chouette pour du bas de gamme!  

Buenos Aires, 15h34: Je l’ai vu…Un engin ambulant non identifié surgit fougueusement parmi les autres bolides avenue Corrientes. C’est la Renault Sandero. Elle est là, devant mes yeux. Je trouve le moment solennel car je suis un des premiers à la voir en circulation…Luis (à l’affut de la petite citadine  pour faire ses adieux dechirants à sa Taunus 1982) ne semble pas trop gené par son design grossier, ni par la niche low-cost de Renault. Nous sommes donc les tout premiers cobayes du deuxième effet Logan. Apres ces quelques secondes de reflexion de haute volée (= du genre à quand le break Sandepet, pourquoi des phares aussi gros, qu’est ce qu’il fait chaud aujourd’hui  et tout et tout…), je trouve l’idée tres futée pour le marché argentin, dont le parc auto s’est vraiment transformé en deux ans. De plus, une mefiance devant l’epargne ajoutée à un desir de consommation immediate exacerbé par la prevision d’une eventuelle nouvelle crise economique contribuera certainement au succes de cette voiturette à moins de 40000 pesos (8000 Euros le modèle basique). Bye bye les vieilles renault 12 pourries, les 504 cromagnones et autres dinosaures de chez Lada. L’heure est aux Ford Ka vertes, Gol noires, 206 metallisées. Car il faut etre tendance… Ouf!
Elle est fabriquée à Curitiba au Bresil depuis decembre, son delai de livraison reste encore un mystère et pour ceux qui voudraient en savoir plus sur ce bijou bas de gamme, sachez que j’irai l’essayer à Mar del Plata* chez le concessionnaire Renault. je vous posterai la photo et mes impressions!

*: Retrouvez Clément en direct de Mar Del Plata du 21 fevrier au 03 mars! :-) ( Bah, c’est juste histoire de prolonger un peu les vacances… ).




La couleur du feu.

27 01 2008

Retour piquant à Buenos Aires, tres piquant même car je ne sais pas si vous avez déjà vecu l’experience des points de suture sur le crâne mais sachez que quand ça vous gratte, ça demange, ça piquotte….et c’est un supplice car vous ne pouvez pas vous gratter…c’est horrible. A se cogner la tête contre les murs. Donc, pour passer le temps, je me lave la tête 5 fois par jour histoire d’alleger mon calvaire. Sinon, autre methode pour oublier que ma tête est ficellée comme un roti, se promener avec un chapeau sur la tête. Luis et moi sommes allé nous ballader en ville cet apres midi et la couleur du feu central des feux tricolores nous a value une gentille petite querelle puisqu’il semble que nous ne distinguons pas la même couleur!! Amis français vivants à Buenos Aires, faites ce test tout simple auprès de vos amis argentins: Demandez leurs de quelle couleur est le feu central, et dites moi le resultat ici car c’est important. Je me suis tout de même fait traiter de daltonien!

Que nous dit le code rousseau à propos des couleurs?  Quelles couleurs voyez vous?




7 à Salta

22 01 2008

Nous sommes arrivés comme prevu à Salta la linda. apres une belle et agreable visite de cette ville qui embaume l’histoire coloniale à chaque recoin de rue, nous etions fatigués ce lundi soir vers 22 heures. Fatigués mais neanmoins satisfaits d’avoir debusqué une petite perle de chambre d’hôtes chez un gentil monsieur, professeur à la retraite vivant avec ses 4 grands fils et à quelques blocs de la place 9 de julio et du coeur de Salta. Une bonne douche apaisante pour parachever cette journée oisive s’imposait donc. Seulement voilà: le drame…En sortant de la douche, j’ai glissé sur un sol carrelé et mouillé de la salle de bain, ma tête cognant fortement contre le lavabo, qui a eclaté en mille morceaux d’ailleurs. Sang, peur, affolement et serviette compressant la plaie avec le proprietaire du gîte, Sylvie et un de ses fils pour se rendre au meilleur hopital de la ville en 5 minutes. Je suis pris en charge immediatement, affaibli par l’hemorragie et au final, 7 points de suture sur le sommet de mon crâne. Monsieur Guzman, le proprietaire, s’est gentiment chargé d’aller chercher mes medicaments et a tout mis en oeuvre pour que mon allitement soit le plus confortable possible. Je vais lui offrir quelque chose en profond remerciement. Voilà voilà. Un controle de la plaie me sera faite mercredi soir et les 7 fils devraient etre retirés dans une dizaine de jours. Donc, je n’irai pas à San Pedro de Atacama au Chili voir les salars et les geysers. Non, je n’irai pas non plus a humahuaca, ni à la frontière bolivienne. Non. Retour direct à Buenos Aires le plus tôt possible, c’est à dire Jeudi apres midi pour me reposer et me remettre de ces emotions fortes. Pour me consoler, je me dis que j’ai vu des paysages et des gens magnifiques et que j’ai parcouru les 2/3 de ce que j’avais planifié initialement. Ainsi, Sylvie poursuivra seule l’aventure d’orenavant.

Ceci ne m’empeche pas de vous faire partager mes chichés “d’avant drame”:
balcons en bois a chaque paté de maison.   Le télepherique de Salta. Pour 12 pesos, vous grimpez au cerro san Bernardo surplombant la ville. On l'a pas fait car on dit ici que c'est pas top top.
La biere Salta, la biere qui se boit des la mañana!   Qualité et pas cher: si vous le croisez, n'hesitez pas!
Encore un joli petit balcon et un pseudo gaucho qui pose en premier plan. Il y a même le drapeau de la province de Salta au dessus de lui!   La cathedrale aux allures bonbon du pays de Barbie. Elle est tres belle.
Non, je ne vois rien.   comment garder son âme d'enfant. Il y a 4 petites statues sympa sur la place 9 de julio.
tel chien, tel maitre...toujours sur la 9 de julio. Visiblement, les Saltenses n'aiment pas la patate...

Je sais pas pourquoi mais je sens que mon prochain post vous parlera de betadine et de tulle gras…

A bientôt les amis.




Cafayate 2/2

20 01 2008

Comme je vous le disais, nous avons fait confiance au rabateur bolivien sur la place pour une excursion “hors circuit et hors milieu”. Nous sommes donc allé passer un chouette apres midi dans la quebrada de la concha s’etirant sur 50 km et dont les plus beaux sites portent des noms laissant l’imagination gambader: ” La gorge du diable”, “l’amphiteatre”, “le petit renard”, “les fenetres”, “le chateau”, “l’obelisque” sont quelques uns des noms allegoriques de ce canyon magnifique. Il faisait beau, il faisait chaud, il faisait de quoi boire deux litres d’eau.

Enjoy!
Mon deuxieme lama! donnez lui du maiz, il se fera tout doux pour la pose photo!  Quelle palette de couleurs!
les pots en terre cuite tout droits sortis des fours aussi en terre cuite. beaucoup d'artisants locaux proposent de jolies choses sur le bord de la quebrada   Ces objets sont laissés en hauteur dans les fours a bois afin que la fumée leur donnent cette teinte noiratre brillante.
ici, ce sont les chateaux...mais si, mais si, un effort d'imagination!  lui c'est le petit renard. L'origine de son nom provient du grand panorama qui permet de tout voir, mais aussi a l'endroit ou les indiens, rusés, avaient caché l'or avant que les colons ne leur volent.Si les nuages couvre la cime, la nuit sera fraiche!
posez un caillou sur les nombreuses pyramides sur votre chemin. Croyance indienne en offrande a la terre mere.   On dirait des berlingots, des callissons!!!

la garganta del diablo. la roche est en oblique, une caisse de raisonnance terrible
Le lendemain, direction Les ruines de Quilmes qui se trouvent environ a 50 km au sud de Cafayate et un bus local vous depose a 5 km du site…..a 6 heures du mat’….Une bonne petite marche a l’aube un dimanche matin, c’est toujours bon pour la santé! Pour changer du bus au retour, nous avons preferer rentrer en faisant du stop: Nous sommes arrivés a Cafayate dans une betailliere car on est comme ca nous, on n’aime pas la routine. Pour la petite histoire, les indiens de Quilmes ont resisté a l’envahisseur espagnol pendant 130 ans. Une sorte de village gaulois d’asterix et obelix car les derniers indiens d’argentines provenaient de Quilmes. Fiers et integres, ils preferaient se suicider familles entieres des hauts canyons plutot que de se laisser vendre leur ame au diable. Les derniers 3000 survivants furent envoyes a pied a buenos aires et ne furent que 300 a arriver la bas. Ils furent parqués dans la peripherie de buenos Aires, et donnerent le nom de leur village en souvenir a cette nouvelle prison: Quilmes.
 Des terrasses, des labyrinthes: une cité bien organisée   laissez vous guider par ces petits couloirs tres etroits 
 Mon pote l'ane, egalement intrigué par ces ruines.   Vestiges de la cuisine et de l'economat.
Entrez, vous chiquerez bien un peu de coca avec nous?   Un ancien puit indien. J'ai regardé dedans: il y a toujours de l'eau!
Retour a Cafayate en betailliere...Bah oui, ca change du bus! et voila. 2 jours a Cafayate bien remplis.

Depart demain pour Salta, a l’aube et sur les  chapeaux de roue.




Cafayate 1/2.

20 01 2008

Une ville de la cordillere qui ressemble a nos bords de mer en été. Oui, bienvenus a Cafayate: Paisible, tranquille et remplie d’argentins en week-end installés aux nombreuses terrasses des bar de la place. Victime de sa douceur de vivre, Cafayate devient surpeuplée durant la haute saison et perd un peu de son ame, son charme colonial se trouvant souvent tagué. En ce qui nous concerne, on a un peu eu du mal a trouver un hotel because arrivée vers 14 heures mais la tenacité paie toujours. Une petite chambre sans pretention fera l’affaire. On y reste deux nuits puisqu’on sait deja que nous irons visiter la quebrada de las conchas et les ruines de Quilmes. Le truc rigolo dans cette petite ville est que les gens se deplacent a velo! Une petite ile de ré a 1600 metres d’altitude. Apres avoir sondé les agences et les diverses excursions, nous vous suggerons un bon plan: Au lieu de payer une agence pour vous rendre a la quebrada, pourquoi ne pas attendre vers 14 heures au point touristique sur la place centrale le petit bolivien qui vous propose un tour a 30 pesos par personne jusqu’a la garganta del diablo ( a 47 km) en minibus sous condition de  trouver plus de 7 personnes? Au debut, nous trouvions le deal assez louche mais au final, nous avons beneficié d’un circuit commenté par un autochtone  tres sympa, avec seulement  4 personnes a bord de sa kangoo, du luxe je vous dit! Faites leur confiance, ils sont tres pro. La casa de l’empanadas, a 2 blocs de la place, est egalement a voir: des empanadas garnies de plein de bonnes choses, des humitas et des tamal a tomber par terre apres avoir ecrit un petit mot sur le mur du resto! ce que nous avons fait bien sur .-)  Et vous savez quoi? on vend de la feuille de coca ici!!! C’est la premiere fois que j’en vois… On essayera peut etre dans les prochains jours, par curiosité. Voici donc les photos de la ville de Raymond Poulidor:
Devant la place centrale, Une eglise coloniale avec 5 arches en facade et ses cloches qui sonnent langoureusement toutes les heures.  Ici, on tisse la laine de lama, de chevre et de vigogne. L'odeur y est apre...Bref, ca sent le bouc.
Des velos partout! Pas trop cher a la location, on verra si on est en forme a se faire le rio colorado....Il parait qu'on peut s'y baigner dans les cascades!  Une demonstration de folklore Saltense. Tenue traditionnelle avec la
Au hasard des rues, un petit monsieur avec son livre sur Salta....Un beau symbole de cette ville cycliste.   En plus d'objets en terre cuite, l'osier est une des specialités de la province. Les vignes de vin blanc serrées au pied de la cordillere. Une beauté. Saviez vous que seulement 8 proprietaires se partagent la production du vin ici? Don David et echard semblent les plus reputées.  Des velos partout, pour tous les ages!C'etait plus fort que nous! Une coutume de la maison. Bien sympatique
Voila pour le survol de la ville.




Tucuman…

20 01 2008

…ou le berceau de l’independance argentine.

Enfin arrivés a Tucuman avec une seule petite heure d’attente a la Rioja, c’est ce qui s’appele une connexion risquée mais chanceuse! Ainsi, ce fut vers 14 heures que nous decouvrons une ville assez pauvre, sale et tristounette des que l’on s’eloigne des quartiers alentours a la plaza independencia. Beaucoup de maisons en decomposition, louches et coins limite safes. Un monsieur m’avait prevenu a la terminal de bus qu’il pleuvait en general l’apres midi, et il avait raison: les premieres grosses gouttes chaudes on commencées a tomber vers 15 heures….Et oui, comme on dit par ici, les cactus etaient en fleur, ca ne trompe pas. Un stop d’une seule journée donc nous a amplement suffit pour visiter la casa de la independencia, passer par le parque centenario 9 de julio, et lever la tete car a San Miguel de Tucuman, il vaut mieux lever les yeux pour apprecier la beauté de la ville. Surtout l’eglise San Francisco, une perle. La preuve en photo, explication en passant la souris dessus:
Musée Casa Padilla, ancienne demeure de style italien, devant la place. Aujourd'hui un musée d'objets, azuleros, porcelaines autour de 4 petits patios paisibles.    l'eglise San Francisco: Classée monument historique. Une parie du couvent servit d'infirmerie pour les blessés de la bataille de Tucuman en 1814. Periode de guerre intense durant deux ans pendant laquelle le gouverneur de la province avait instauré un couvre feu a 22 heures en ville
casa de la independencia. Ici fut signé le traité d'independance de l'Argentine le 9 juillet 1816 apres les victoires de San Martin sur les colons...Bien avant les guerres intestines entre unitaristes et federalistes. la Galerie de plaques et d'hommages: tres impressionnant. Tout corps de metiers, de communautés argentines, d'institutions et de grandes figures rendent hommage a cet acte sur trois pans de mur. environ 50 metres!
Salon de la jura de la indepedencia. Le mobiler est d'origine. Tout le reste fut transferé au congres de Buenos Aires. Sur les cotés vous notez tous les acteurs de la premiere assemblée. Un temps gris sur une coupole de ceramique. Oui, a Tucuman il faut lever la tete.
Depart a l'aube de Tucuman vendredi matin avec le bus Aconquija, le seul qui desserve Cafayate...En attendant, je profite de la télé avec les petits...1 pesos les 15 minutes! Voila, direction Cafayate et les quebradas!




Le parc Ischigualasto…

17 01 2008

… Ou le jour ou j’ai marché sur la lune.

La decision de rester 3 nuits à San Augustin de la vallé Fertil fut rapidement prise: L’hotel Dona Zoira est calme, le village charmant de 4000 gentils habitants est enclavé dans la pre cordillère, les maisons sont tres colorées, le lac artificiel rapelle au touriste les fjords de Norvège et les cactus mettent du relief aux patios: une “slow town” regénèrante qui nous permet de nous ressourcer 24 heures avant de repartir vers la moiteur exponentielle du Nord Ouest. Nous prendrons le bus vendredi matin tres tôt (3h!!) pour la rioja afin de pouvoir enchainer sur Tucuman dans la soirée.

A San Augustin, nous nous faisons d’orenavant appeler Igor et Griscka, ou encore les freres Amstrong car nos petits petons ont foulé le sol lunaire et sulfuré de la vallé de la luna. Impressionant de beauté et d’etrangetés minerales. Le guide a dit ( et encore une fois en espagnol: je faisais le traducteur pour Sylvie) que la formation initiale du sol provenait d’une sedimentation continentale de la periode du Triassique et du Cretacé ( pour les incultes, ce sont les periodes juste avant le Jurassique et nos volcans d’auvergne) soit 50 millions d’années. Periode durant laquelle les gentils dinosaures vivaient tranquilles jusqu’a la brusque formation de la Cordillère, qui fossilisa et petrifia tout sur son passage. Voilà, c’etait l’instant culturel de ce post… Sous nos pied, les plus vieux dinosaures de la planète font dodo. On se trouve ainsi tres petit devant d’immenses champignons de pierres defiant l’equilibre, des boules sorties du sable, des canyons rouges, vert, jaune ou marron selon l’oxidité des metaux ( fer, cuivre, cobalt…). Un decor digne de la guerre des étoiles. Il y avaient aussi pas mal de Guanacos — les biches des deserts — mais elles sont trop nerveuses pour faire de bon clichés: Elles sautent partout et sont peureuses. Tant pis, j’aurai ma revanche avec les Pumas et les serpents  ;-)   .

 Bon, aujourd’hui c’est repos et il me faut trouver une bonne âme qui puisse laver mon linge… Et voici comme promis les photos:
La Place principale de San Augustin. La pre cordillère en toile de fond  Des petits commerces ( qui n'ouvrent que de 8 à 12 h et de 18 à 21h) devant des caniveaux provenant directement du lac artificiel permetant une irrigation constante des terres.
SI cactus fleuri, arrive la pluie ( et c'est vrai..)   Les parc nationaux du colorado n'ont qu'a bien se tenir. Si on s'approche, on trouve des feuilles fossilisées de plus de quelques millions d'années.
Rodin, un peu dans la lune, qui pense.   Autre dicton ( cette mygale mesure une main!!): Quand sortent les araignées, la pluie va arriver.
Un desert blanc, impression etrange et un vent limite oppressant font le decor de ce parc   Le melon de San Juan, ca vous gagne!
Le champignon fait plus de25 metres de hauteur, sur une montagne rouge en arriere plan.

Prochain post de Tucuman, Cafayate ou Salta…A plus.




Cordoba, la rivale

13 01 2008

Rivale eternelle avec Buenos aires, Cordoba est un grand centre universitaire, industiel et commercial ( tout de même 1.200.000 âmes). Tres visitée par les argentins, elle semble boudée à tort par les etrangers: Tant mieux car nous n’avons pas eu de difficultés majeures à degoter un petit hotel. Nous avons fait un tour de la ville sous un etrange silence du en partie à deux phenomènes: D’une part, le week-end les habitants fuient la ville pour la “sierra”, le coin des quintas; et d’autre part, tout le monde est au bord de la mer en ce moment. C’est un regal de visiter Cordoba dans de telles conditions ( avec une bouteille de 2 litres d’eau bien sur). Nous sommes ainsi allé flaner dans ses 4 grandes rues pietonnales tres vertes, puis une visite du quartier Jesuite dont l’eglise de la compagnie jesus en fait partie, la place san Martin (pour changer!), le cabildo et ses anciennes geoles coloniales puis un detour vers la cañada, le canal caracterisant la ville qui traverse Cordoba d’Ouest en Est. Voilà pour la visite de ville. Tout peut allegrement se faire à pince en une journée.

Nous sommes ensuite allé visiter le “parc des Condors“, un canyon classé reserve naturelle regionale à 120 km de la ville ou, selon les dires des cordobeses, les condors surgissent et deploient leurs ailes souvent vers 9h du mat pour rechercher les eventuelles proies ou se laisser porter par lers courants chauds. reveil à l’aube donc…..Finalement, apres avoir dormi un peu dans le bus (2h30 de trajet), cette excursion s’est averée etre un joli moment, avec de belles photos, un bol de nature, un coup de soleil  et un trekking de 10 km. Comme nous ne savions pas l’heure exacte du bus pour le retour, nous avions decidé de pimenter les choses: retour en stop! Un jeune comptable public de Cordoba, lui aussi en ballade dans le parc, nous a ramené jusqu’au perron de notre hotel! Apres on dira que les argentins sont pas sympa. Petite douchette et direction la gare routiere pour la suite des aventures. Depart à 23h pour San Juan et nuitèe a San Augustin de la Vallée fertile.

Bon, je vais monter dans le car sous peu et mes paupieres sont lourdes, tres lourdes….Oui, je manque de sommeil, ca devient preocupant… Voici les photos du jour:
 Indianna Jones au pays des arbres à boules. Cette plante à un nom latin à coucher dehors, pour moi ce sera arbre à boule!.   cordoba, la place San martin à gauche. La cathedrale à droite avec en premier plan le cabildo de Cordoba ( la mairie et l'office du tourisme) 
 lama ou vigone? that is the question.
 Oui, je ne maitrise toujour pas le retardateur de mon appareil photo1
 Un arret durant le trekk du canyon des condors. On s'est tapé 20 km...
  Rentrer à Cordoba, à environ 120 bornes? pas de soucis: le stop et sylvie bombant le torse.
Un roi majestueux se laissant porter par les vents, un cri strident. Merveilleux panorama.
a plus les amis!




Mendoza: Les Bodegas

12 01 2008

Ce fut, comment dire, tres…sympatique! Natif du pays de Gargantua et des divers AOC donc le Saint Nicolas de Bourgueil, je me suis permis le temps d’une apres midi de siroter nonchalamment les explications de la guide qui ne m’apprenait pas grand chose sur la processus de transformation du raisin. Nous sommes ainsi allé visiter les bodegas “Baudron” et “Don Arturo”…pas le choix, c’etait compris dans l’excursion: J’aurais preferer visiter Chandon et Norton, juste à coté mais bon! Nous etions un petit groupe assez cosmopolite, nous avons tout de suite copiné avec Carolina, une jeune Equatorienne somelière à la bonne bouille en visite-etude pour la semaine, qui semblait aussi dissipée que moi que le reste du groupe.  Pour etre franc, nous avions completement fait abstraction de la guide pour prendre de jolies photos, deguster des malbec, syrah, tempranillo et cabernet sauvignon par ci, des liqueurs de chocolat, banane, noisette par là. Non, même pas honte! Je me suis même laissé tenté par une petite absinthe à 45 degres afin de defier ma resistance à la chaleur…Je redoute d’ailleurs qu’une photo ne tourne en ce moment sur la blogosphere…Ensuite, hop, tout le monde dans le bus pour la visite d’une entreprise familiale d’huile d’olive: l’or vert de l’argentine. Tres epaisse mais un gout irresistible. Donc, il va sans dire que la virée fut  divertissante. Un retour tres guilleret, une bonne douche pour se remettre les idées en place et direction la gare de bus pour Cordoba ce soir á 21.30 pour un voyage de 11 heures…Ça sent le gros dodo.
             J'ai bronzé, non? Tant mieux car c'est le debut de la descente dans les caves.
             incontournables degustations. Je suis heureux car c'est un cabernet sauvignon à la belle robe